Mountain Bike Adrenaline manque de mollet

22 mai 2007
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur Nobilis
  • Développeur Fresh 3D
  • Sortie initiale Hiver 2007
  • Genre Sport

En effet, le moteur 3D gère très mal les collisions. C'est très agaçant de buter contre des obstacles qui, en théorie, sont à une distance respectable. Alors, le niveau déjà élevé des épreuves devient vite quasi insurmontable. Il n'y a rien de plus décourageant. Autre problème, de taille : la maniabilité. Ce n'est pas que le cycliste ne réagisse pas, mais le manque de naturel des réactions du vélo est déroutant. Le tout manque de finesse et de liberté. Au final, il ne vous reste donc plus qu'à contempler les extérieurs, qui ne manquent pas de champs. Les graphismes de la PS2 n'ont rien d'extraordinaire, mais rien de catastrophique non plus. C'est assez dommage que cette simulation à la base se finisse en balade champêtre, balade que vous êtes malheureusement obligé de pratiquer seul, Mountain Bike Adrenaline ne proposant pas de mode multijoueur.

Avouez que les cyclistes sont irritants. Tantôt ils vous dépassent dans les bouchons avec une mine réjouie. D'autres fois, ils vous croisent sur votre route d'automobiliste, vous narguant de ne pas payer d'essence pour aller au travail. Souvent, ils sont en groupe sur le côté de la route le dimanche matin. Tous ont des lunettes énormes et aérodynamiques, ils semblent improviser un concours de short moulant et fluo. La pire des espèces se cache loin et haut dans les montagnes. Certains les ont observé et leur comportement a même inspiré Mountain Bike Adrenaline. A vous d'essayer.

Ce jeu propose des angles intéressants.

"Si les cyclistes étaient intelligents, ils auraient des BX"

Mountain Bike Adrenaline ne se gratifie pas d'un scénario que vous imaginez sans peine inutile. Votre but est d'aller vite, très vite et sans chute. Votre prédateur : le chronomètre. Pour y échapper, en plus de votre dextérité, deux jauges sont là pour vous aider. A gauche, la puissance restante dans les mollets du coureur. Assez dure à maîtriser, cette jauge vous rappelle qu'il vaut mieux changer de vitesse sans quoi vous faites du surplace. Préférez dans un premier temps les vitesses automatiques. Vous avez assez à faire avec vos autres doigts. A droite, une jauge de concentration permet de bénéficier d'un effet "bullet time" durant le temps qu'elle se vide. Intéressant en théorie pour négocier les passages difficiles. Mais en pratique, vous foncez et sautez plus que vous ne tentez de négocier et parfaire votre descente. A vous de jouer !

Attention aux descentes, appréhendez-les dans le bon sens, sinon cela devient des montées.

Trop de rigueur

Seulement trois modes de jeu sont disponibles : descente rapide, parcours technique et un dernier mode pour les techniciens rapides. Le contenu ne frise pas le délire, mais à quoi bon chercher plus en avant lorsque la quintessence du cyclisme des montagnes est ici résumé ? Sachez que des figures qui peuvent sembler irréalisables pour les néophytes que vous êtes sont disponibles. A vous de les placer dans les parcours sinueux. Ces figures ne sont pas nombreuses, d'ailleurs ce n'est pas un mal car vous les oubliez bien vite, grisé par la descente. En fait, sortir ces figures se révèle être rapidement très compliqué, ou du moins pas assez intuitif pour en user couramment. Le système de gestion de puissance est certes obligatoire, mais il pénalise immédiatement le moindre faux pas. Ceci est compréhensible, seulement les faux pas ne sont pas tous de votre fait.
Les Plus
  • Un joli documentaire sur les cyclistes des bois de montagne
  • Merci à Zakzerip pour le premier titre !
Les Moins
  • Un moteur inachevé
  • Des musiques énervantes
  • Le manque de finition général
  • Une maniabilité plus que rigide
  • Des collisions par milliers
  • Un intérêt très limité au final, sauf pour se balader