Devil May Cry 3 fait peau neuve

09 nov. 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Capcom
  • Développeur Capcom
  • Sortie initiale 29 septembre 2006
  • Genre Action

Un système de continue est mis en place, il permet de reprendre notamment là où vous avez failli. Il faudra néanmoins le mériter et pouvoir l’alimenter en orbes. Notez qu'une fois que vous assimilez ce mode, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Alors, est ce que ces évolutions superficielles peuvent motiver l’achat de cette version 3+ ? Ne cherchez pas non plus du côté des graphismes pour vous motiver : ils sont certes beaux, mais les décors sont répétitifs. Prenez en compte plusieurs paramètres pour vous aider dans ce choix. Tout d’abord, si vous avez déjà pris la version standard, c’est que quelque part la folie des Devil May Cry vous a gagné, alors foncez sur cette édition. Si par contre vous trouvez que le deuxième épisode n’est que pour les fillettes, et le troisième pour leurs nounous, alors foncez sur cette édition également. Maintenant si vous êtes curieux de connaître la série, laissez vous emporter, et prenez-le. Mais attention, la difficulté de cette version rend le jeu élitiste. Peut être vaut il mieux commencer par autre chose pour le dernier cas. Quoiqu’il en soit, son prix mini de 20€ pousse à l’acte d’achat et rend fou les plus sages. Mais après tout, la beauté des Devil May Cry ne vient-elle pas principalement de la folie qui y règne ?

La célèbre série des jeux d’action Devil May Cry se voit enrichie d’un volet intermédiaire. Est-ce une manière de clôturer l’époque de la PS2 avant d’entamer celle de la Next-Gen ? Ou encore une tentative de récupération des fans perdus lors de la sortie de Devil May Cry 3 ? En effet, le titre a été jugé trop "grand public" lors de sa sortie : impardonnable. Peu importe les motivations de l’éditeur, le résultat est là, et il est probant. Alors à vous de voir de quelle manière vous allez craquer.

Devil May Cry c'est de l'acrobatie, du sang et des adversaires sortis tout droit de l'enfer.

Cap commercial

La série des Devil May Cry a toujours été une référence dans le domaine du jeu d’action. Mais pour ceux que ne connaissent que peu ou pas ces excellents titres, voici un bref rappel. En proposant un gameplay agressif et nerveux, le premier volet avait chamboulé le genre, le tout dans une ambiance métal qui colle encore des frissons rien qu’en y repensant. Les bases sont posées et il y à là matière à de fameuses suites. Hélas, le deuxième épisode est moins Hardcore. Le héros continue de baigner dans l’hémoglobine en tranchant et fusillant les monstres rencontrés. Ses cabrioles sont toujours de la partie, mais rien n’y fait, le charme ne revient qu’en demi-teinte. Décidément conçu pour plaire à tout le monde, le troisième épisode n’en a que plus déçu ses fans. Alors voila comment Capcom va se rattraper.

La réalisation et le contenu des cinématiques n'apportent rien d'extraordianaire.

Bonjour, je suis le petit nouveau !

Vous pouvez démarrer avec Vergil, jumeau infernal de Dante, héros unique jusque là. Bien évidemment, de petites cinématiques retracent l'histoire du nouvel arrivé. Le scénario n’est pas l’élément principal de ce beat’em all anthologique, et vous vous en rendez vite compte. Il est toutefois regrettable que l'histoire de Vergil soit calquée sur celle de son frère, reflet d'un réel manque d'innovation. Ces petites scènes permettent de mieux connaitre ces jumeaux fous, ainsi que leur histoire. Fruits d’un démon et d’une humaine, leur enfance n’a pas été sans heurts. Quoiqu’il en soit, maintenant que vous vous êtes suffisamment apitoyé, vous avez de bonnes raisons de parcourir ces niveaux sombres et mal fréquentés, la bave aux lèvres. D'entrée de jeu, Vergil manipule 3 armes, plus une arme de distance : des épées démoniaques. Hélas, il n’utilisera qu’un style, basé sur la téléportation. C'est efficace, mais là aussi le tout aurait pu être perfectionné. Heureusement que ce n’est pas tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent !

Voila le Palais de votre perdition. Il ne paye pas de mine mais il saura vous retenir.

Quand les innovations sont bonnes

Pour en rajouter à la durée de vie, tout de même conséquente, vous pouvez vous essayer à de nouveaux modes de jeux. Le plus addictif, sans nul doute, est le "Palais Sanglant". Sur un tatami en forme de cercle, vous affrontez divers ennemis, tous à la fois. Votre stage est fini lorsque ceux-ci sont battus. Vous avez alors comme choix de passer au niveau suivant, ou de vous téléporter 10 épreuves plus loin, voire même en sauter 100 d’un coup. A vous de savoir ainsi gérer vos ressources, et plutôt, votre inventaire. Sachez aussi vous arrêter et reprenez vos forces en vous battant dans quelques stages consécutifs. Sachez aussi utiliser au bon moment les items qui vous redonneront vie ou énergie maléfique. Détail intéressant : le "Palais Sanglant" compte 9 999 niveaux ! C’est bien plus qu’un mini-jeu. S’y essayer, c’est délaisser pour de longues heures la partie solo de l’aventure. Cette partie pourrait sortir en stand-alone sur console portable par exemple. Non ce n'est pas une info, juste un rêve...

Massacrez à tour de bras, il y en aura toujours autant.

Une version conçue pour l'élite de sang

La partie solo pourra être parcourue en mode "Very High", pour les fondus extrêmes, et c’est peu dire. En effet, si les 10 heures nécessaires pour faire traverser à un seul personnage les 20 missions de la campagne sont vérifiables pour un joueur endurci, il n’en est pas de même pour tous. Même si la difficulté a été redosée par rapport à la version standard du titre, force est d’avouer qu’il faudra des nerfs d’acier pour avancer dans le jeu. Notez que le mode facile n’est pas disponible d’emblée, et que si vous l’obtenez trop tard dans votre partie, vous vous entêterez à continuer en normal. Pourquoi ? Parce que l’action est haletante, elle prend aux tripes. Au fil de votre aventure vous rencontrez des boss d’une beauté inégale, c'est-à-dire qu’ils vont du magnifique au très laid. Mais tous ont un point commun, et ce point devient rare : ils sont intéressants. Ainsi, vous avez envie de les massacrer tous à la suite, en rasant au passage les hordes de monstres qui bloquent votre progression. Un mode "Turbo", qui est 20% plus rapide que le jeu normal, vous permet de satisfaire cette soif d’hémoglobine. Mais cela suffira-t-il ?
Les Plus
  • Certains boss sont magnifiques
  • La bande son colle parfaitement
  • Le scénario est d'une légèreté absolue
  • Défoulant, principe simple et réalisation accrocheuse
  • C'est une version collector
Les Moins
  • Les décors se répètent
  • Le scénario est d'une légèreté absolue
  • Le jeu est excessivement difficile