Les 101 Nintendogs (Dalmatien et ses amis)

28 juil. 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Nintendo
  • Sortie initiale 16 juin 2006
  • Genre Gestion

Vous avez élevé votre chien en attente d’un défi : terroristes à neutraliser, boss à abattre, etc. Non : dans Nintendogs, on s’occupe de son chien juste pour le plaisir. Contrairement aux autres jeux qui proposent de vrais challenges, la simulation de chiot de Nintendo procure le plaisir simple de passer du temps à bichonner sa peluche. Bien sûr, vous pouvez débloquer des objets, remporter des concours, mais au final ce sont plus des petits événements, des occasions de passer du temps avec votre toutou. La différence entre Nintendogs et un Mario est la même que celle entre un jouet et un jeu. Le jeu a des règles et un gagnant, tandis que le jouet permet de jouer quand on veut, comme on veut. Ce type de jeu / jouet n’est pas le seul sur DS : Electroplankton en est le meilleur exemple et la série des jeux de QI (Brain Academy et Brain Training) n’en est pas loin. N’y a-t-il pas là pour le jeu vidéo un territoire à explorer ?

Autant vous prévenir tout de suite, Nintendogs : Dalmatien et ses amis est le même jeu que les déclinaisons précédentes, à la différence près que vous avez directement accès aux petites créatures tachetées et prétendument fertiles. La sortie de cette version reste l’occasion de constater l’ampleur des dégâts que ces créatures ont causé sur les habitudes de jeu.

Réel ou virtuel, à vous de choisir.

Naissance d'un prédateur

Les dalmatiens, ça ne sait pas se battre. Non, il vous faut un berger allemand. Ca tombe bien, le chenil vous en propose plusieurs, avec chacun sa petite personnalité. Vous choisissez le plus dynamique, le plus fougueux, même si le vendeur prétend qu’il fait preuve d’un sacré tempérament. Ce n’est qu’un chiot après tout, vous avez tout à lui apprendre pour faire de lui une machine à tuer. Cela vous inspire d’ailleurs son nom, Tueur, que vous soufflez dans le micro. Au bout de trois répétitions, il a compris, vous reconnaît et se jette vers vous. Vous calmez ses ardeurs d’un coup de stylet sur la tête : il semble accepter sa punition avec joie. Cela commence bien.

Cette icône montre que votre chien vous écoute.

Au doigt et à l'oeil

Le premier entraînement porte sur la discipline. Sur le champ de bataille, il n’y a pas de temps pour l’hésitation, tout ordre doit être exécuté sur le champ. Vous lui inculquez donc les valeurs de l’obéissance en lui apprenant à s’asseoir, à sauter ou encore à faire le mort pour tromper l’ennemi. Il reconnaît votre voix et au bout de quelques essais, il s’exécute. Pour parfaire sa forme physique, vous l’emmenez faire un parcours du combattant autour de la base. Un entraînement régulier développe son endurance et il gambade sur des distances toujours plus longues, ce qui peut servir en cas de mission de reconnaissance.

Pendant la promenade tenez votre chien par la laisse.

Un chiot sain dans un poil sain

L’étape au parc est obligatoire... pour lui apprendre à attraper l’ennemi en plein vol. Malheureusement, vous ne disposez que d’une balle de tennis et d’un frisbee, mais cela peut faire l’affaire. Tueur est un peu dissipé au départ, il secoue dans sa gueule ce qu’il imagine déjà être un bras ou une jambe durant quelques secondes. Mais en criant son nom dans le micro, il vous rapporte l’objet. Vous le félicitez, et rentrez au quartier général pour procéder au lavage. C’est une partie de plaisir comparé à ce qui l’attend plus tard : le shampooing et la brosse ne suffiront pas lorsque le sang des ennemis aura coagulé dans ses poils et qu’il faudra panser ses blessures de combat.

Tueur en plein concours.

Loin du front

Les jours passent et vous êtes étonné de ne pas recevoir de mission de la part de l’état-major. Pour que Tueur ne perde pas son entraînement, vous l’inscrivez à un concours canin. Au programme : lancer de disque, parcours d’obstacle et épreuve d’obéissance. Si les deux premiers correspondent plus ou moins à vos attentes (vous êtes déçu qu’il n’y ait pas d’anneau enflammé ni de mannequin de chiffon à déchiqueter), l’épreuve d’obéissance vous consterne. Les deux présentateurs (que vous soupçonnez d’en être) incitent votre animal à donner la patte, à se mordre la queue et autres pitreries indignes d’un chien de combat. Furieux d’être arrivé second après Vincent et sa chienne Gipsy, vous rentrez à la base dépité de n’avoir pu offrir à votre molosse un défi digne de ce nom.
Les Plus
  • Nintendogs est un jalon de l'histoire des jeux vidéo
  • Des émotions différentes de ce qu'on peut voir ailleurs
  • Une oeuvre cohérente jusqu'au bout
Les Moins
  • Pas de réelle différence avec les autres versions
  • Pas pour tout le monde