La chasse est ouverte sur DS avec Metroid Prime

20 juin 2006
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Nintendo
  • Sortie initiale 5 mai 2006
  • Genre First Person Shooter

Metroid Prime Hunters reprend les éléments qui ont fait le succès de ses prédecesseurs tout en profitant des avantages de la DS. Vous n'en attendiez pas moins. Il perpétue le charme de la série. L'analyse des lieux permet de garder la tête froide entre deux catastrophes et, surtout, donne une autre dimension au genre. Entendez comme catastrophes, par exemple, les traversées de niveaux chronométrées après avoir battu un boss. Ces derniers sont dans l'esprit de la série, très "arcade", et il est plaisant de constater qu'ils ne sont plus les seuls capables de vous mettre à terre. En règle générale, le joueur est souvent mis dans des situations à risque. C'est peut être pour mieux apprécier les belles cinématiques qui entrecoupent les niveaux. Ou encore pour admirer la finesse de la 3D lors des accalmies ? Mais plus que tout, vous serez enchanté par l'aventure submersive que procure Metroid Prime Hunters. Sa venue s'est fait attendre. On sait maintenant pourquoi.

A l'origine jeu de plates-formes, la série des Metroid devient sur Gamecube un FPS, avec, au passage, l'ajout du suffixe Prime. Mais de la vue subjective, elle ne doit en tirer que l'essentiel et apporte aux amateurs du genre un univers de très haute gamme. Metroid Prime Hunters promet d'utiliser ce qu’offre la technologie de la DS : son écran tactile et le Wi-Fi. De plus, il garde son gameplay légendaire et offre un fabuleux voyage aux confins de l'espace. Ceux qui pensent que la petite de chez Nintendo n'est qu'une SuperNes miniature n'ont qu'à lire ce qui suit. Les autres aussi.

Notez le radar en bas de l'écran. Il s'avère utile pour ceux qui ne bourrinent pas.

Encore un Metroid ? Oui, mais...

Le scénario, même s'il n'apporte pas énormément dans ce style de jeu, est ici assez bien planté pour vous transposer dans un univers à part. Vous incarnez encore la belle Samus, revêtue comme à l'accoutumée de sa fameuse combinaison de combat. Cette combinaison, mise à part le fait que les plus mysogynes ne s'aperçoivent pas qu'ils incarnent une femme, lui permet de se mettre en boule, au sens propre, et de résister à des environnements aggressifs (froid, chaleur, etc.). Partie à la recherche d'artefacts laissés par l'ancienne civilisation des Alambics, elle doit se frayer un chemin jusqu'à ces éléments de pouvoir. Mais ce n'est pas tâche aisée car les anciens sages ont piégé les lieux. De plus, des chasseurs de prime venus des 4 coins de la galaxie, attirés par cette toute puissance, ne comptent pas vraiment laisser leur part. En effet, vous les rencontrez régulièrement au fil des niveaux, ce qui casse la linéarité de la progression. De la même manière, des passages tendant plus vers le jeu de plates-formes sont là pour relancer l'intérêt de l'aventure. Et c'est loin d'être tout !

Vous voila transformé. Cette forme permet tout de même de lacher des bombinettes et de sauter.

Adapté à la machine et non le contraire

Chaque niveau est représenté sur la carte stellaire comme une planète où vous poserez votre vaisseau. Vous apprécierez la diversité des décors durant l'agréable partie solo. Respectant le principe des Metroid dits Prime, la vue vous place à l'intérieur du casque de Samus. La différence notoire avec les anciens volets est qu'il n'est plus possible de bloquer le réticule sur votre cible, ou locker. C'est devenu inutile vue la redoutable précision de la visée. Il est bon de noter qu'elle se corrige de quelques pixels d'elle même, mais c'est quasi-invisible. La configuration des touches est très bien pensée et adaptée à la console. Que ce soit pour droitiers ou gauchers, elle permet de laisser une main gérer entièrement le stylet. L'autre est utilisée pour les déplacements et le tir. Effectivement, c'est du jamais vu : un FPS sur écran tactile. Le résultat est saisissant. Les sauts se font par deux tapes successives sur l'écran. Les armes se choisissent aussi d'une pression tactile. C'est très efficace au coeur de l'action. L'écran du haut, quant à lui, vous montre l'action. La vue passe à la troisième personne lorsque vous décidez de vous morpher en une boule de métal. Indispensable dans les passages étroits. Vous pouvez bien sûr vous passer de stylet, dans ce cas la configuration traditionnelle prend le pas. Dommage.

De longs couloirs sombres. Des ennemis qui surgissent de nulle part. Miam !

Il faut inspecter avant d'atomiser

Le tout est d'une fluidité effarante. Cela peut paraître normal pour un jeu console. Mais il faut voir le titre en mouvement pour constater le plaisir de jeu que cela procure. La 3D est lissée, sans plus. En fait, le jeu possède un charme bien à lui. Et pas uniquement grâce à cette prouesse de technologie qu'est déjà de faire tenir tous ces polygones dans cette petite cartouche qui relève plus de la carte SD. Stressants à souhait, les niveaux recèlent des tonnes de secrets. C'est ici que le mode analyse du casque de notre héroïne entre en jeu. Vous l'enclenchez d'une pression longue sur un icone juste sous le radar. Vous pouvez alors scanner les alentours. Impossible de vous défendre dans ce mode : prenez soin de faire le ménage avant. Quelle utilité ? Déceler des secrets, et au passage exploiter correctement les niveaux. Ne sous estimez pas cette facette du jeu car elle est pour beaucoup dans la renommée de la saga. Il ne suffira pas de partir tambour battant et le missile au poing pour espérer revenir en un morceau. Pourquoi revenir ? Il n'y a plus de points de sauvegardes. La bonne surprise que voilà ! Il vous faut impérativement retourner à votre vaisseau pour vous recharger et sauvegarder. Heureusement, des raccourcis sont présents, mais les imprévus sont nombreux et souvent mortels.

Les adversaires battus sont disponibles en mode multi.

Des rencontres pas toujours bienvenues

L'un des points forts de ce titre est bel et bien le fait de rencontrer d'autres mercenaires. Alors que vous jugiez une progression périlleuse, la barre d'énergie au plus bas, voila que vous faites une rencontre. C'est un concurrent et vous savez que cela finit inévitablement en deathmatch. Vos adversaires possèdent les mêmes capacités de morphing que vous, et n'hésitent pas à en abuser. L'IA est plaisante et vous avez un gain de motivation en pensant que si vous battez votre adversaire, vous possédez son modèle dans le mode multijoueur. Pour finir sur les qualités de ce titre, vous l'avez compris, qui dit DS dit WI-FI. Vous pouvez jouer jusque 4 avec une seule cartouche de jeu. Les deathmatch sont sanglants à souhaits. Le jeu en équipe n'est pas en reste. Vous pouvez sélectionner des adversaires (jusqu'à 3 simultanément) à l'échelle mondiale ou européenne. Choisissez les aussi selon votre niveau. Et vue les joueurs très aguerris qui hante le réseau, ce n'est pas du luxe que de pouvoir sélectionner ses adversaires. Comme pour les autres titres DS, la connexion se fait le plus simplement du monde. Goûter au multijoueur de Metroid Prime Hunters, c'est l'adopter. Plusieurs cartes, de différentes tailles sont disponibles et adaptées aux différents gameplay. Explorez les bien avant de vous jeter dans la mêlée, ou vous ne ferez pas long feu.
Les Plus
  • Une prouesse technique pour la console
  • Les cinématiques sont très jolies
  • Le visuel des autres épisodes est conservé
  • La visée au stylet donne des sensations de jeu que l'on ne pensait trouver qu'avec une souris
  • Les combats avec les autres mercenaires donnent lieu à des challenges au coeur même des niveaux
Les Moins
  • Trop peu de planètes
  • Bruitages parfois agaçants
  • Attention aux crampes lors des premières heures de jeu