Mega Man BN DS ou comment faire du neuf avec du vieux

27 mai 2006
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Nobilis
  • Développeur Capcom
  • Sortie initiale 13 avril 2006
  • Genre Role Playing Strategy

Attention, ce n’est pas parceque ce dernier volet ne présente qu’un intérêt marketing pour Capcom qu’il en est mauvais. Il regroupe tout de même les deux meilleurs (pour beaucoup de joueurs) épisodes de la série. L’utilisation du stylet le rend beaucoup plus accessible et son système de combat est toujours efficace. Ce qui gâche le tableau est tout simplement le fait de voir ce fameux mélange arriver sur une console aux fortes capacités sans aucune adaptation. Simple compilation, ce cinquième opus donne un goût de marketing agressif et de positionnement sauvage. Néanmoins, les néophytes peuvent toujours s’y intéresser sous peine de passer à côté d’un titre aux facettes originales. A réserver pour les joueurs de cartes qui ne se soucient guère de la réalisation. Ou peut être les fans du personnage. Mais surtout ceux qui souhaitent faire une bonne affaire.

Mega Man, qui à ses débuts nous passionnait dans des jeux de plates-formes, mène depuis quelques temps une double vie. En tant que héros de RPG-action, il nous emmène aux confins de l'Internet combattre des programmes malicieux. Attention, rien de bien nouveau à l'horizon pour les connaisseurs. Cette version n'est qu'un pot-pourri (medley ?) des deux précédents épisodes. Par contre, ceux qui ne connaissent pas sont invités à entrer voir ce qui s'y passe.

Megaman nous revient pour des nouvelles aventures.

Quand les trojans allument les fours

L’action se passe dans un futur qui pourrait ne pas être si lointain que ça. Chacun se voit relié à Internet par l’intermédiaire d’un PET. Impossibles à fumer, ces téléphones mobiles nouvelle génération permettent de gérer une messagerie, lire les nouvelles ou passer des coups de fil. Oui, c'est dingue la technique. De plus, et c’est là tout l’intérêt, ils sont dotés d’une intelligence artificielle. Nommée "Navi Réseau", elle est la personnification de son propriétaire humain à l’intérieur des programmes. Très utile pour vérifier que vos câbles France Telecom sont bien tressés, elle sert surtout à combattre les virus. Equipée de puce de combat, votre compagnon informatique sera le partenaire idéal pour bouter ces programmes indélicats hors de votre installation domotique par exemple.

Comme dans tous les pays, il y a des méchants... et des gentils.

Le retour de la revanche de Regal

Un mois après avoir défait "Nebula", l'organisation du cybercrime du dernier épisode, vous êtes appelé au ministère des sciences. Et là c’est le drame : une équipe de Navis rebelles prennent le contrôle d’Internet. Dans un dernier soupir, vous constatez que le chef de "Nebula", le vil Regal vient prendre sa revanche, et enlève votre père au passage. Votre mission, si vous l’acceptez, est de nettoyer de tous ces malware la partie informatique du monde tel que vous le connaissez. Pour ce faire, alliez vous à Chaud et son Navi Protoman, ou choisissez Baryl et son acolyte Colonel. Quelle différence ? A vrai dire, pas grand-chose ne différenciera vos quêtes si ce n’est le type d’objets collectés et quelques niveaux. Sur le plan du marketing, c’est fabuleux. On appelle ça du "3 en 1". Par contre, le fan se fait comme qui dirait racketter.

Sus aux virus.

Deux plateaux pour le prix d'un

Quoiqu’il en soit, il faut progresser à la fois dans le monde réel et dans le cyberespace. Incarnez LAN dans un RPG en 3D isométrique et connectez vous pour laisser place au héros des héros : Megaman. C’est avec son bras emprunté à Cobra qu’il combat les virus dans un monde lui aussi en 3D isométrique. Mais nettement plus dépouillé. La gestion de la baston semble rébarbatif, tout du moins dans les premières minutes. Il est tiré directement des jeux de cartes dites de combats. Il vous faut sélectionner avant l'affrontement vos armes. Sous forme de puces, ces armes, ou ces bonus pourront être utilisés quand bon vous semble. Le titre prend alors des formes de RPG-action. C'est-à-dire que sur un damier de 9 cases vous déplacez votre personnage afin d’esquiver les attaques adverses. Lancez alors vos coups quand c’est profitable. Voila, vous appréciez la pépite du jeu.

Le monde virtuel.

Simple(t)

Simple comme les dialogues, l’aventure ou les sons. On sent vraiment que le portage hâtif des deux titres GBA n’ont pas une seconde fait l’attention de quelques retouches que ce soit. Il n’y a vraiment, encore une fois, que l’utilisation du stylet qui rappelle la machine utilisée. Magistralement mis à contribution dans les fonctions d’inventaire, cet accessoire devient indispensable. Il rend le combat beaucoup moins fastidieux et lui redonne même un certain punch. Le double écran quant à lui n’apporte de réellement intéressant qu’une carte du niveau visité. Le réseau sans fil regroupera jusqu’à 8 joueurs simultanément, mais sans que ça n'apporte rien de spécial au titre. Encore une fois, les possesseurs des titres GBA se verront lésés par les alliances rendues possibles sur cette version DS. Non, vraiment, les innovations ne sont pas à l’honneur.
Les Plus
  • Deux jeux en un
  • Le système de combat, sans être original, est intéressant
  • La prise en main est devenue aisée et ne réserve plus le titre à un jeune public complètement fan
Les Moins
  • Deux anciens jeux en un
  • La reprise "brut de fonderie" des anciennes versions
  • Les graphismes ne sont pas attirants