Links LS 2001

01 déc. 2000
Testé par
3

Pour tout dire, Links 2001 est en effet une révolution technique dans le milieu des jeux de golf. Le moteur 3D est formidable et le rendu graphique exceptionnellement réaliste. En outre, la qualité de la simulation reste à l’égal de celle des précédents épisodes de la série, c’est à dire quasi-parfaite, proposant un arsenal de coups différents, de clubs, de parcours et un moteur physique criant de vérité. Si la description s’arrêtait là, tout serait parfait. Malheureusement, les défauts – tous reliés au point unique du moteur 3D trop lourd – sont vraiment frustrants. Les temps de chargement sont vraiment longs, et le jeu a la désagréable manie de planter de temps à autre – sous Windows 2000 du moins – quand il n’aime pas les réglages graphiques que vous lui avez imposé… Comme quoi, aucun jeu n’est parfait, et malheureusement ici, un gros point noir vient ternir un produit pourtant de qualité.

Comme de coutume, voici venu le temps de la fournée 2001 de tous les jeux de sports imaginables. Microsoft nous propose ainsi Links 2001, petite révolution technique et graphique par rapport à ses prédécesseurs, mais malheureusement nécéssitant une configuration très gourmande, rendant parfois le jeu frustrant à jouer...

Un peu d'histoire.

Comme tous les ans, à l’approche des fêtes de fin d’année, la fournée habituelle des jeux de sport fait son retour, incrémentée comme de coutume par un septentrionnel chiffre supplémentaire. Après avoir inauguré les 2000 voici le tour des jeux du nouveau millénaire, comprenez par-là la série des 2001. Microsoft et son jeu de golf phare ne dérogent pas à la règle en proposant une édition renouvelée. Autant le passage de Links LS 99 à Links LS 2000 n’avait été qu’une remise à niveau très sommaire du soft, en ajoutant la gestion de DirectX 7 ou encore celle de nombreux périphériques dernier cri de l’époque, celui de Links LS 2000 à Links 2001 est une petite révolution dans son genre, pourtant si fermé, des jeux de golf où la concurrence, hormis peut-être de la part de PGA Championship de Sierra, ne semble pas pouvoir l’inquiéter outre mesure.
 

Dérapage au démarrage?

Links 2001 se présente sous la forme d’un coffret contenant 4 CDs – oui quatre – dont un réservé à un très intéressant éditeur de parcours. Après une installation conséquente, plus de 1,3 Go si vous décidez de tout installer, ce qui est conseillé par ailleurs, vient le moment de lancer le jeu. Là, première surprise, impossible de détecter de carte 3D sur la machine de test – équipée d’une GeForce 2 GTS avec les derniers drivers génériques de nVidia pourtant. S’en suivit une configuration à la main en choisissant une résolution correcte, 1024*768*32 bits en plein écran, le jeu annonce alors que la carte graphique n’est pas assez puissante pour gérer un tel niveau de détails! Surprenant quand on sait que le logiciel a été édité par Microsoft et devrait donc disposer d’une compatibilté optimum… Enfin, ce n’est qu’après avoir outrepassé ces messages que nous voilà enfin dans le menu principal du jeu, non sans encombres.
 

Les modes de jeu.

A vrai dire, Links 2001 reste très classique sur le déroulement en soi du jeu. Il vous est possible de configurer votre joueur comme bon vous semble en choisissant tout d’abord une image représentant votre tête, puis une séquence vidéos correspondant aux mouvements de swing voulus, puis les sons que vous souhaiterez entendre durant la partie le tout parmi la bibliothèque incluse ou même à partir de vos propres fichiers personnels. De plus sélectionnez les 14 clubs parmi la liste complète des bois, fers et autres de pitchers sans oublier le putter. Enfin, il vous est possible de configurer votre mode de swing parmi les trois proposés: l’Easy Swing (un bouton, et vous donnez la force en restant appuyé), le Normal Swing qui a fait la réussite des Links (2 clics, un pour la force, l’autre pour la direction), et enfin le Power Stroke, de loin le plus difficile à maîtriser puisqu’il faudra en plus des boutons de la souris, savoir synchroniser le déplacement de celle-ci sur un axe horizontal, et croyez-moi l’entraînement est plus que recommandé! Heureusement, de très nombreux tutorials sont disponibles et le jeu lui-même vous proposera de vous fournir une leçon s’il ressent que vous éprouvez quelques difficultés.
 

Les parcours.

Concernant les parcours, Links 2001 en propose 6 de base, du mythique et célèbre Saint-Andrews Links Course en Ecosse jusqu’à celui de Westfields en Virginie en passant même par un parcours fantaisiste issu de l’imagination des designers du jeu lui-même – le parcours de Mesa Roja. Comme à leur habitude, ceux-ci ont été rendus le plus fidèlement possible, de la moindre goutte de chaque obstacle d’eau, jusqu'au moindre grain de sable composant les Bunkers… bref du travail de haute précision. De plus les conditions du terrain ainsi que le relief qui lui est associé ont été reproduits pour que vous vous sentiez "comme si vous y étiez", au volant de votre voiturette, votre caddy à côté de vous, portant fidèlement votre sac de série en cuir contenant vos clubs fétiches. Il ne manquerait qu’un ventilateur soufflant langoureusement dans vos cheveux pendant que vous armez votre swing et le jeu serait alors parfait!
 

Whow!

Oui. Quand j’ai dit que Links 2001 était une petite révolution par rapport à ses prédécesseurs, c’est bien sur un point, celui du graphisme. On a souvent tendance à comparer les ##FPS## et autres jeux d’action de par leur rendu graphique ainsi que les performances de celui-ci sur différentes configurations – les Quake étant devenus de parfaits Benchmarks… -- mais concernant les jeux de golf, personne n’osait s’avancer, les jeux se ressemblant très souvent. Voici venu le temps de changer les mœurs! Effectivement, rien à dire. C’est beau! Pour tout dire, jamais un jeu de golf n’avait atteint un tel niveau visuel, véritablement photographique, tout étant très détaillé, jusqu’à la moindre feuille d’arbre en passant par les différentes aires de jeu du parcours en lui-même. Ainsi le fairway, le rough ou le green sont texturés de manière très homogène et non-répétitive et les différentes parties hors-limites, c’est à dire les routes et les endroits où, si vous êtes un golfeur confirmé, vous ne devriez jamais envoyer votre balle, sont véritablement détaillés et rendent parfaitement, comme si vous y étiez, grâce au photo réalisme dont bénéficie le jeu. En outre, admirez les cinématiques des joueurs lors de leur swing. Fluides, sans accro, réalistes… quasi-parfaites en somme!
 

Oui... mais.

Malheureusement cet enthousiasme devient rapidement frustré par un défaut quelque peu embêtant. Certes, c’est beau, mais ça demande une grosse configuration. Le jeu tient déjà à lui tout seul sur 3 Cds entiers, ce qui est énorme, mais en plus de cela, il demande des ressources au niveau de la puissance de calcul de votre processeur ainsi que de la mémoire vidéo de votre carte 3D assez impressionnantes! En effet, entre chaque coup, le programme "redessine" - recalcule en fait – ce que voit le joueur afin de l’afficher à l’écran. Cette opération est fort louable au vu du résultat final, mais il arrive que le temps de calcul s’élève à une minute voire plusieurs minutes, pendant lesquels votre ordinateur restera presque comme figé. Ainsi sur la machine de test – certes équipée d’un modeste Celeron à 416Mhz, mais secondé d’une GeForce 2 GTS – en une résolution de 800*600 en plein écran, le jeu mettait, tous détails au maximum, environ 1 minute 30 à calculer. A cela il faut rajouter le temps initial de chargement du parcours… soit 2 minutes supplémentaires en fonction de la qualité graphique choisie. C’est bien dommage qu’un tel résultat ne puisse être apprécié de par des défauts bien désagréables accentuant encore le rythme déjà lent des parties.
 

Editeur de parcours.

Sur le quatrième et dernier CD contenu dans le coffret du jeu, se trouve un outil fantastique. Nommé Arnold Palmer Course Designer, cet éditeur de parcours va faire parler de lui, c’est certain. Présenté sous la forme d’un logiciel de 3D, il dispose d’un aspect totalement professionnel. A vrai dire, il suffit de commencer à s’y plonger, avec l’aide du manuel cependant vu la complexité de la prise en main, pour découvrir la richesse extraordinaire et la puissance d’un tel outil. En fait, tous les parcours du jeu ont été réalisés à partir de l’éditeur inclus, et quand on voit le résultat, il y a de quoi être surpris! Cependant, comme pour le soft en lui-même, prévoyez une grosse machine pour le faire tourner efficacement, sans trop de ralentissements! Concernant le multijoueurs, il est possible d’affronter des adversaires au moyen d’Internet, de la Gaming Zone ou bien d’un réseau local. De plus, vous pouvez envoyer vos propres parcours à vos adversaires et ainsi leur montrer vos talents à la fois de designer mais aussi et surtout de golfer!
Les Plus
  • C’est beau!
  • L'éditeur professionnel
  • Les 6 parcours détaillés et réalistes
Les Moins
  • Le moteur 3D beaucoup trop lourd
  • Les différents plantages et incompatibilités