Atelier Firis : The Alchemist and the Mysterious Journey

07 août 2017
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Koei
  • Sortie initiale 7 mars 2017
  • Genre Rôle

Une nouvelle recette au goût relevé

Atelier Firis est assurément une suite comme nous aimerions en voir plus souvent. Très différent de son prédécesseur, cet épisode est une nouvelle proposition basée sur la rigueur inhérente à l'implémentation d'un monde ouvert. À chacun de choisir l'expérience qu'il préfère entre ce volet et le précédent. Il reste toutefois dommage que la série ne passe pas le cap graphique qui la ferait entrer dans une véritable autre dimension. Mais le budget est ce qu'il est, et de ce point de vue la mission est remplie.

En une décennie, la série Atelier a réussi à s'installer chez nous malgré un public plutôt élitiste. Dix-huitième épisode de la série de Gust, Atelier Firis : The Alchemist and the Mysterious Journey arrive chez nous moins d'un an après Atelier Sophie. La recette parvient-elle à garder toute sa saveur ?

L'histoire

Rien de bien original côté histoire. Vous incarnez Firis, une jeune fille habitant dans un monde souterrain et désirant explorer le monde. Heureusement, c'est après être tombée sur Sophie que cette dernière découvre l'alchimie et s'apprête à prendre son envole pour un an... À moins que celle-ci ne parvienne à passer son examen d'alchimie avant la date butoir. Si le scénario d'Atelier Firis n'est pas son point fort, l'habillage du jeu est toujours aussi décevant, rappelant l'ère PlayStation 3 plutôt que les productions PlayStation 4. Décors vides et à l'échelle farfelue, animations dépassées... Heureusement, le chara-design du studio Gust sauve encore et toujours la série. Une fois de plus, la version Vita est probablement à privilégier (c'est d'ailleurs la mouture qui s'est le mieux vendue au Japon).

Heureusement, le design de la série fait toujours mouche.

Le principe

Niveau gameplay, Atelier Firis se démarque assez sensiblement de son prédécesseur. Tout d'abord, la série revient à son système impliquant une limite de temps : le joueur a en théorie un an pour compléter l'aventure. De ce fait, il est évident que cet épisode n'est pas forcément à conseiller aux nouveaux venus, Atelier Sophie restant le volet idéal pour se lancer dans la série (surtout que le fossé graphique entre les deux jeux n'est pas forcément évident). En revanche, le titre peut convaincre les joueurs ayant apprécié le précédent épisode mais l'ayant trouvé trop plan-plan.

Il faut dire qu'Atelier Firis met les petits plats dans les grands, en inaugurant le premier monde ouvert de la série. Vous vous retrouvez en effet à parcourir le monde avec pour seule contrainte le temps : à vous de gérer vos LP (les points d'action) avec sagesse. Chaque action (combat, alchimie, récupération et même destruction d'objet) prend un certain temps. À vous donc de l'utiliser à bon escient. Pour le reste, vous retrouvez globalement les bases de la série, qu'il s'agisse des affrontements (inévitablement passés au dernier plan) ou de la confection d'objets à l'aide des chaudrons et d'un système de "briques" façon Tetris.

Le principe de l'alchimie reste grosso modo inchangé. Et c'est tant mieux.

Pour qui ?

Atelier Firis demande plus d'investissement que son prédécesseur mais offre aussi plus de possibilités. L'exploration est le maître mot et vous prenez un plaisir certain à vagabonder dans les différents environnements. Il est peut-être juste regrettable que les combats soient si anecdotiques, le joueur étant tenté d'esquiver la plupart des ennemis pour progresser dans le monde. En fin de compte, le choix entre Atelier Firis ou Atelier Sophie dépend avant tout de votre approche du jeu vidéo en général, et du temps que vous avez devant vous. Des recettes démesurément exigeantes (avec des dizaines d'ingrédients) sont de la partie pour les plus acharnés !

Même les boss sont pour la plupart facultatifs.

L'anecdote

Finalement, l'un des points les plus agaçants d'Atelier Firis est peut-être son héroïne, particulièrement "japoniaise". Si le choix d'une telle caractérisation (insouciance, désir de liberté, etc.) est compréhensible, je n'ai pas pu m'empêcher, durant toute l'aventure, de pester contre ses réactions mignonettes et son ton assez insupportable. Heureusement que les personnages secondaires sauvent la mise, car Sophie du précédent volet était bien moins énervante.
Les Plus
  • Les bases de la série sont toujours aussi solides
  • Un monde ouvert exigeant et très grand
  • Des fonctions toujours aussi ludiques (alchimie, etc.)
  • Certains personnages secondaires (charismatiques)
  • Un vrai changement de cap
Les Moins
  • Une fois de plus décevant graphiquement
  • Pas forcément adapté à tous les types de joueur
  • Un démarrage très très long
  • Firis est assez agaçante