F1 2016

09 sept. 2016
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Programmé pour gagner

Certains reprocheront à F1 2016 d'être presque trop calibré, un peu comme certains coureurs actuels (de Verstappen à Hamilton) qui semblent aussi froids qu'aseptisés. Vous voilà donc avec un mode Carrière qui vous donne l'impression d'avoir affaire à une énième recette à base d'agents, de contrats, de choix d'écurie et d'amélioration du bolide. Pourtant, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas souligner le travail effectuer sur les détails, qui s'agisse de certains points d'ordre technique, d'autres touchant à l'aspect simulation ou encore de cette façon de rendre utile les séances d'essais libres. Finalement, F1 2016 est une belle référence, meilleur que son prédécesseur sur tous les points. Que demander de plus à une suite ?

F1 2015 avait brillé par sa radicalité, mettant de côté son mode Carrière pour un mode Saison Pro démesuré et vous demandant de donner le meilleur de vous-même. F1 2016 lui, joue la carte de la réconciliation.

La carrière

Car F1 2016 signe le retour du mode Carrière. Un mode demandé par de nombreux joueurs et qu'il était impératif de réintégrer pour ne pas faire fuir les joueurs occasionnels. Au programme, vous retrouvez le cahier des charges habituel : choix de l'écurie, échelons à grimper, système de rivalité... Sur la piste rien de nouveau, serait-on tenter de dire. Pourtant, F1 2016 sait s'y prendre pour maintenir le joueur sur sa manette. Premièrement grâce à un système d'amélioration des monoplaces simple et efficace. Vous dépensez les points de développement engrangés pour améliorer votre F1 comme bon vous semble ou presque.

L'autre originalité réside dans la façon dont vous récoltez les points en question. En fonction de vos performances lors des courses évidemment, mais aussi lors des essais durant lesquels vous pouvez vous adonner à trois programmes faisant office d'objectifs annexes. Si le sprint vous demande simplement de faire le tour le plus rapide, le programme de reconnaissance vous demande de passer des portes placées sur la trajectoire idéale. Enfin, un dernier programme vous permet de gérer l'usure de vos pneus grâce à un repère. Ainsi, F1 2016 donne plus de visibilité aux séances d'essais libres qui sont généralement oubliées des joueurs.

Pour le reste, nous restons en terrain relativement connu. Relativement car F1 2016 joue la carte du détail, avec par exemple la nécessité de jouer avec l'embrayage au départ, la présence du safety car en cas d'accident, celle du tour de chauffe ou encore la possibilité de gérer vous-même votre arrivée aux stands (attention aux pénalités !). Si tout cela peut paraître futile, mis bout-à-bout ces détails accentuent encore un peu plus le côté simulation, et surtout une dramaturgie des courses toujours aussi exemplaire. À ce titre, le circuit de Monaco et ses singularités (difficulté à dépasser, piste étroite, etc.) n'ont jamais été aussi bien retranscrits.

Nous regrettons que les dialogues avec l'agent ou l'équipe soient à sens unique, et si simplistes.

Le multi

Côté multi, soulignons surtout que F1 2016 propose désormais des courses en ligne à 22 participants, soit un chiffre équivalent à une course de F1 dans la réalité. Un atout qui place donc F1 2016 dans le haut du panier des jeux multi, au côté de cadors tels que Forza Motorsport 6.

Monaco est assez magnifique. Notez le démarrage manuel comme indiqué à droite.

Pour qui ?

Évidemment, les joueurs adeptes des modes Carrière seront aux anges quand ils apprendront son retour. Plus pragmatiquement, F1 2016 sera probablement l'épisode étalon sur cette génération de consoles, apportant son lot de nouveautés tout en peaufinant une technique autrefois en dents de scie. Si le jeu n'est pas forcément magnifique, observons néanmoins que le tearing est moins présent que par le passé et, surtout, qu'un gros travail a été fait sur l'optimisation des temps de chargement. Ouf !

Améliorer votre monoplace a une grande importance.

L'anecdote

Chez Gamatomic, nous finissons la plupart des jeux que nous testons. Et F1 2016 ne déroge pas à la règle. Cette particularité nous permet parfois de vous donner quelques conseils pour optimiser vos parties. Dans le cas présent, nous conseillons aux plus pressés d'axer les séances d'essais libres sur le sprint et le parcours de reconnaissance. En deux tours, vous devriez récolter entre 100 et 150 points de développement par circuit. Si le programme de gestion des pneus est sympathique, il nécessite d'exécuter plusieurs tours de piste d'affilée, ce qui peut être un peu fatigant à la longue, surtout quand on sait qu'un week-end de compétition dure au moins 45 minutes.
Les Plus
  • Les séances d'essais enfin utiles
  • Un système d'amélioration qui fonctionne plutôt bien
  • Un vrai sens du détail
  • La dramaturgie des courses, encore et toujours
  • Le mode Carrière de retour
  • Le mode Carrière Pro pour les durs, les vrais
  • Moins de tearing et de temps de chargement (merci !)
  • 22 joueurs en ligne
Les Moins
  • La synchronisation labiale des intervenants... et leurs interventions !
  • Quelques conseils ridicules dans le casque
  • L'impression (parfois) d'entrevoir la présence d'un cahier des charges trop propre