La présentation pré-E3 de Focus Interactive

23 mai 2011
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C'est sur une péniche parisienne, au pied de la Tour Eiffel, que Focus Interactive nous a convié à une présentation pré-E3 de ses prochaines grosses sorties. Un programme 2011/2012 qui, comme vous allez le constater, se veut plutôt varié : stratégie, aventure, action-RPG, sport et hack'n slash étaient notamment au rendez-vous. Et vu que bon nombre de titres présentés étaient au moins sympathiques, nous comptons bien vous faire partager une partie de notre enthousiasme. Aller, c'est parti !

Le multijoueurs devrait proposer de sympathiques matchs à mort.

Rotastic (PC/XLA/PSN)

Prévu pour cet été, et peut-être pour plus tôt qu'on ne le pense, Rotastic avait tout du jeu apéritif accrocheur. Développé pour les plates-formes de téléchargement, celui-ci devrait avant tout reposer sur son concept : faire tourner son personnage sur des attaches grâce à une simple corde. Les objectifs : récolter des gemmes, casser des briques, etc. C'est simple, et cela aussi bien dans le principe que dans le gameplay, puisqu'une touche suffit à s'accrocher tandis que les gâchettes permettent de changer le sens de rotation. Si les premiers tableaux sont simplistes, le level design s'affine logiquement au fil des niveaux, grâce à divers pièges en tout genre tels que des scies circulaires ou des changements de gravité. Malgré 7 mondes et 68 niveaux, le gros du jeu semble résider dans son mode multijoueur permettant aussi bien de vous adonner à de la collecte de joyaux qu'à du match à mort. Ce dernier est basé sur un système très simple : la possibilité de couper les cordes adverses en brisant les rotations ennemis. Une fois sa corde coupée, et à moins que sa jauge d'action ne soit remplie, impossible pour un personnage de se rattraper. Pour remplir ladite jauge, il est notamment possible d'effectuer des "figures", c'est-à-dire tracer des trajectoires spécifiques qui rapportent des points. Très sympa. Pour 800 points Microsoft, Rotastic devrait donc être l'une des bonnes surprises estivales.

La morphologie et la pilosité feront désormais partie des détails visuels différenciant les coureurs de Pro Cycling Manager.

Pro Cycling Manager Saison 2011 (PC)

Dépourvu de concurrent digne de ce nom, Pro Cycling Manager compte bien accroître sa domination dans le domaine du cyclisme vidéoludique. La mouture 2011 entrevue lors de cette présentation apportait logiquement son lot de nouveautés, et si celles-ci semblent assez peu nombreuses, il se pourrait bien qu'elles révolutionnent la franchise. Techniquement, les développeurs se sont apparemment focalisés sur les cyclistes. Les modèles 3D sont très détaillés et la variété est de mise, que ce soit en ce qui concerne les visages des coureurs, leurs expressions ou même leur morphologie. Pourtant, limiter ce cru 2011 à sa technique serait déplacé. En effet, la version présentée gérait également les collisions, et notamment les remontés des cyclistes au sein du peloton. L'aspect stratégique devraient donc être plus que jamais de la partie, surtout qu'on nous a promis une gestion des sprints et et des équipes de sprinteurs bien plus poussée. Pareillement, la physionomie des courses devrait être plus réaliste, avec des réactions du peloton plus proches de la réalité. Nous pouvions par exemple voir celui-ci s'étendre de façon réaliste lorsque les rues devenaient étroites. Enfin, la gestion des sponsors sera également au programme, avec plus de 320 noms (parfois fictifs). Vous demandant de recruter vos joueurs sur des critères spécifiques (popularité, région d'origine, etc.), ces derniers pourront aussi se retirer du circuit. De quoi apporter un peu de fraîcheur et de réalisme à la franchise. Pro Cycling Manager Saison 2011 sortira le 16 juin, c'est-à-dire dans une petite poignet de semaines.

Confrontation devrait proposer cinq mondes à parcourir.

Confrontation (PC)

A l'origine, Confrontation est un jeu de plateau créé par Rackham en 1996. Disparue en 2010, la société a tout de même permis à Focus Interactive d'exploiter la licence en vendant les droits. Et ce premier contact avec l'adaptation vidéoludique fut fort plaisant. Nous mettant aux commandes de quatre personnages et s'approchant vaguement d'un Baldur's Gate, le titre bénéfice d'un système d'expérience particulièrement poussé, basé sur des choix de compétences aussi complexe qu'ingénieux. Ce système est d'ailleurs destiné aussi bien aux unités qu'à leur équipement, réparti sur deux slots et fidèle au jeu de plateau soit dit en passant. Niveau combats, la gestion de ces derniers passe par un système de pause active nous permettant de choisir nos actions. Très vite, nous apprîmes qu'un système de contres et de priorités devrait venir interférer dans les affrontements, tout comme la possibilité de ramener ses coéquipiers à la vie (à l'instar d'un Left 4 Dead, pour ne citer que lui). Concernant le contenu, trois races contenant 12 unités chacune sont au programme : le Griffon, le Scorpion et les Wolfens. A noter que seul le Griffon sera jouable dans la campagne, tandis que les deux autres factions seront également présentes dans le multijoueur. Que vous soyez fans du jeu de plateau ou non, les développeurs ont aussi pensé à intégrer un codex, sorte de galerie vous permettant de débloquer des informations et artworks liés à l'univers. Lors de sa sortie en fin d'année, Confrontation pourrait donc bien tirer son épingle du jeu.

Le Testament de Sherlock Holmes sera bien plus beau que ses prédécesseurs.

Le Testament de Sherlock Holmes (PC/360/PS3)

Jeu très attendu en raison du sympathique Sherlock Holmes contre Jack L'Eventreur, Le Testament de Sherlock Holmes se contente plus ou moins du service minimum. En effet, la présentation se focalisait avant tout sur l'ambiance et l'histoire de ce nouvel épisode. Alors que notre célèbre détective vient de résoudre une enquête avec brio, il se voit être qualifié d'usurpateur par un journal local. N'ayant que faire de ces accusations, il va à l’église avec son fidèle assistant, Watson, où il découvre le corps d'un évêque, attaché sur une chaise et dont les bras dévorés laissent penser que l'homme a essayé de se libérer par tous les moyens. Le ton est donné, et Holmes va tout faire pour résoudre cette affaire. C'est ainsi que le joueur devrait découvrir un Holmes plus sombre que jamais, capable du pire pour résoudre certains problèmes. En dehors de cet avant goût de l'histoire, cette première rencontre avec le jeu nous a permis de constater un réel bond graphique entre ce volet et le précédent (obsolète lors de sa sortie en 2009). S'il n'était pas non plus un ténor technique, le jeu était assez beau pour apporter un plus conséquent en matière d'immersion. Côté gameplay, les développeurs avouent avoir concentré leurs efforts sur l'accessibilité, permettant par exemple au joueur de passer les énigmes au bout d'un certain laps de temps. Enfin, nous avons pu entrevoir un nouvel angle de caméra, à la troisième personne, avant tout pensé pour les versions consoles. Sans proposer d'énorme surprise, Le Testament de Sherlock Holmes semblait tout de même bien parti pour convaincre son public de fidèles... et ceux qui ne connaissent pas la licence. Réponse définitive à la fin de l'année.

Le jeu jouera clairement la carte du réalisme, y compris sur le plan visuel.

Wargame : European Escalation (PC)

Parmi les jeux présents, Wargame : European Escalation constitue certainement la plus grosse claque. Développé par Eugen Systems, studio à l'origine de R.U.S.E. et Act of War, ce jeu est un RTS où "réalisme" semble être le maître mot. Pourtant, le pitch du jeu est original puisque basé sur des uchronies, le fait de s'éloigner de la réalité pour revisiter l'histoire. La période concernée ? Les années 75 à 85, avec pour belligérants l'OTAN (Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, France) et le Pacte de Varsovie (URSS, Pologne, Tchécoslovaquie), tout cela pour un total de 320 unités. Autant vous dire qu'il y aura de quoi faire, même si la marine et l'aviation ne seront pas de la partie. Cette démonstration était impressionnante de par plusieurs aspects. Techniquement tout d'abord, le jeu constitue déjà un ravissement pour les yeux, avec des unités finement détaillées et des explosions de toute beauté. Bien sûr, il pâtis de tares propres au genre, mais nul doute que le jeu tiendra le haut du pavé lors de sa sortie en février 2012. En ce qui concerne le gameplay, le réalisme semble avoir été au centre des préoccupations, avec une gestion extrêmement poussée de la distance, de la visibilité, du carburant ou de l'environnement. Moment le plus impressionnant de la présentation : lorsque le développeur fit appel à l'artillerie, soutenu par des hommes au sol indiquant les cordonnées précises d'un village. Une fois celui-ci bombardé, on pouvait voir des ennemis explosés ou quitter leurs positions. C'est alors que le feu, aussi chaotique que dramatique, se mis à se propager, surplombé par une fumée de plus en plus dense. Le moment choisi par le développeur pour dire que les unités adverses situées de l'autre côté de la zone ne pouvaient plus nous viser, faute de visibilité. Impressionnant, et de quoi vous donner envie de vous racheter un PC ou de vous mettre aux jeux de stratégie.

Malgré ce que pourrait laisser penser la présence d'un tel duo, Of Orcs and Men promet une ambiance assez mature.

Of Orc and Men (PC/360/PS3)

Des jeux présents lors de cette présentation, Of Orcs and Men était assurément le titre le moins avancé. En développement depuis à peine 6 mois, le titre nous a été montré dans une version prototype. Autant vous dire que cela ne servirait à rien de vous parler des graphismes et de l'intelligence artificielle, respectivement à la rue et absolument pas calibrée. En revanche, cette démonstration fut l'occasion d'entrevoir des concepts et idées plutôt sympathiques. Le jeu nous mettra dans la peau d'un orc et d'un gobelin contre des humains bien décidés à faire un génocide de créatures vertes. Notre but ? Assassiner l'empereur des Hommes. Pour ce faire, nous pourrons choisir deux voies bien distinctes : la ruse et l'infiltration avec le gobelin, ou la façon de faire beaucoup plus barbare de l'orc. Si cela sera valable pour les phases de jeu, grâce à un switch instantané entre les deux personnages, ce sera également le cas pour les dialogues, nous permettant de choisir aussi bien le protagoniste qui parle que certaines réponses. Les combats, eux, incluent un système de roue avec un pause en slow motion. Dès lors, on ne pouvait s'empêcher, au regard des affrontement et du système de dialogue, de penser aux productions de Bioware (KOTOR, Mass Effect). De plus, si le gobelin peut se faufiler derrière les ennemis pour les assassiner, l'orc peut entrer dans un état de folie particulièrement destructeur (mais crevant). Enfin, un système d'expérience et de gestion de capacités sera également présent. A vous de choisir, par exemple, si vous voudrez contenir le pouvoir de l'orc sur le long terme, sachant que celui-ci ne fera pas de différence entre vos ennemis et votre gobelin. La démonstration s'est terminé par les mots du développeur nous promettant 20 à 25 heures de jeu. Relativement normal pour un RPG orienté action. Prévu pour l'été 2012, Of Orcs and Men contenait assez d'idées réjouissantes pour laisser espérer un jeu au moins sympathique.

Le level design de Raw semblait très classique.

Raw (XLA/PSN)

Planifié pour le début de l'année 2012 sur les supports de téléchargement, Raw est le seul jeu de la présentation à nous avoir laissé sur un sentiment mitigé. Hack'n slash tout ce qu'il y a de plus classique, il pâtis de quelques défauts ou choix inquiétants. Pour ce qui est du gameplay, le titre est très orienté action, avec la possibilité d'attaquer en courant, d'effectuer un coup spécial ou de prendre le contrôle d'ennemis. L'aspect hack'n slash est donc surtout visible dans l'emballage, que ce soit la structure des niveaux, l'importance du loot ou la gestion de l'équipement. Nous permettant de contrôler au choix un guerrier, un mage ou un voleur, Raw peine à procurer de vraies sensations, la faute à des impacts quasiment inexistants lors des coups. Gageons que ce point sera amélioré d'ici la sortie du jeu. Toujours en ce qui concerne les mauvais points, qui ne seront assurément pas revus cette fois-ci, on peut parler de multijoueur, limité à deux joueurs et disponible qu'en local. Dès lors, et rien que sur ce point, on voit mal le jeu s'imposer sur le PlayStation Network, face au Dungeon Hunter de Gameloft notamment. En revanche, peut-être que les possesseurs de Xbox 360 pourront y trouver leur compte. Wait and see comme on dit !