Journée Nintendo : E3DS

19 juil. 2010
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  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Nintendo
  • Sortie initiale 3 décembre 2010
  • Genres Action, Plateformes

Quand une matinée lambda se mue inexorablement en superbe après-midi, on se dit qu’il y a quelque part une touche de magie là-dedans. Disney ? Les Jonas Brothers ? Katsuni ? Que nenni. Juste Nintendo. Car en faisant d’une pierre huit coups, gamatomic.com vous propose ses impressions sur le nouvel hardware über-over-fou : la 3DS ainsi que sur deux titres présentés à l’Electronic Entertainment Expo : Okami Den et Donkey Kong Country Returns. Tel Jean Michel Avous, je n’ai qu’une chose à dire : Vers l’infini… A vous !

MGS reste THE BIG BOSS de cette présentation

2DS + 1DS = 3DS

Malheureux de ne pas avoir pu décoller direction la cité des anges pour le mois de juin, Big N se rattrape d’une bien belle manière lorsqu’il s’agit de nous en mettre plein la vue avec son petit bijou qui, une fois de plus, lui permettra d’avoir une longueur d’avance sur ses concurrents : La 3DS. Kezaco ? Pour ceux qui auraient zappé cet avènement majeur dans le monde des consoles portables, laissez-moi vous en rédiger un léger récapitulatif. Quasiment comparable à la taille de guêpe de la Nintendo DSI, la 3DS embarque en son sein un écran supérieur pouvant afficher une image 3D propre et ce sans lunette, sans oublier un stick analogique confortable à souhait et un appareil photo qui, lui aussi, pourra capturer vos clichés avec le panache de la profondeur. Alors oui, les vidéos de l’E3 étaient plutôt intéressantes, on sentait le potentiel de la machine que ce soit grâce à ses jeux (Metal Gear Solid 3D, Resident Evil, Nintendogs) ou via sa qualité graphique, mais une fois la bête en main, à quelques dizaines de centimètre de notre rétine, la sensation se démultiplie pour nous transformer en deux ronds de flan. Les effets de jaillissement sont saisissants, la console encaisse sans broncher le moindre mouvement de caméra puis, surgissant de nulle part une légère douleur oculaire bien malvenue s’empare de vos yeux. Comme prévu, l’utilisation persistante de la 3D à sa jauge maximale peut entraîner une fatigue des plus désobligeantes. Heureusement, à vous de modifier la Troisième Dimension à votre guise, ce qui permettra d’éviter à nos chères têtes blondes d’avoir le regard revolver tout en enrichissant les ophtalmologues et opticiens de l’hexagone.

La DS n'a pas à rougir devant une telle prouesse graphique

Kawaï !

Feu Clover Studio aura pour mérite d’avoir laissé dans notre patrimoine une merveille nommé Okami. Somptueux, long et addictif, l’estampe japonaise baignée de rêve à l’encre de chine marque encore le cœur des joueurs. Pour le coup, comment ne pas sauté de joie devant le retour du royal canin en mode « tout meugnon » sur la console portable de Nintendo avec Okami Den. Toujours aussi bon dans le gameplay, des pointes de nouveauté viennent raviver la flamme. Chibiterasu, le nouveau petit et tout doux héros, devra jouer la nounou de temps à autre en se laissant grimper sur l’échine, permettant donc la construction de quelques casses têtes en duo. Loin d’aller aussi loin que le Professeur Layton rassurons-nous. En ce qui concerne les pouvoirs divins de Chibi, le Pinceau Céleste reste utilisable à l’envie en appuyant sur les gâchettes. Bien entendu, différentes actions seront déblocables au fur et à mesure de l’aventure. Enfin, pour le clin d’œil aux vieux de la vieille, la délicieuse musique de l’apparition du Pinceau est identique à celle d’Okami. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre début 2011 pour se régaler et surtout laisser les jeunes gamers/ casual gamers tester un titre d’excellence autre que Mario

C'est dans les vieux wagons...

Donkey et Diddy sont sur un bateau

A croire que c’est une session nostalgique qui nous a été proposée puisque l’autre titre s’empare du plus âne des gorilles : Donkey Kong. Et comme si cela ne suffisait pas, on rajoute son neveu Diddy et pouf ! Retour en 1994 pour Donkey Kong Country, mais cette fois-ci, on colle un mot à l’américaine pour la classe : Donkey Kong Country Returns. Après cette explication de haute voltige, ou pas, DKCR essaye de retranscrire toute l’émotion que nous avait procurée l’apparition du singe sur Super Nintendo. Retour des tonneaux voyageurs, de la course infernale aux bananes, des frissons du wagon et de la plate-forme pure et dure. Sur les quatre stages en mouvement, c’est avec l’œil moite que les roulades de DK viennent s’empaler sur des crabes (et les crocodiles ?!), que Diddy snipe avec son gun cacahuète (?!), euh… Bon je vais pas la faire à l’envers, les retouches apportées sont là pour appâter le chaland. Je l’avoue, je fais mon M. Tatillon, puisque le reste de la mécanique est parfaitement huilée, avec ses passages secrets à l’ancienne et des jetpacks contemporains qui vous seront bien utiles. Après tout, l’alliage des deux époques, c’est peut-être ça la clé de la réussite ?