Assassin's Creed 2 vaincra t-il les préjugés ?

13 nov. 2009
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Dans l'ombre du premier épisode, l'arrière goût général d'un « très-beau-jeu-répétitif » plane sur la capuche d'Ezio. Nous promettant monts et merveilles, Ubisoft nous a laissé près de trois heures manettes en main pour avoir un large, mais néanmoins réel, avis sur l'avancée d'Assassin's Creed 2. Est-il plus somptueux ? Encore plus maniable ? Enfin diversifié ? Trop de questions tuent la question, place au concret.

Attendez-vous à admirer le talent de reproduction

Desmond Altaïr Ezio

C'est toujours avec une machette à la main que les suites de titres phares sont accueillies. Forcément, Assassin's Creed 2 ne déroge pas à cette règle et commence plutôt bien avec une trame carrément bien amenée. Désormais, Desmond Miles sera une personne à part entière totalement jouable (selon certains moments) avec sa propre jauge de vie… Et c'est d'ailleurs durant une course folle à l'escapade que l'on remarque les efforts prodigués pour balayer l'ennui de la répétition. Avec une nouvelle équipe de bras cassés et la ravissante Lucy vous allez contre-attaquer via l'Animus et revenir à l'époque jovialement colorée de la Renaissance Italienne. Sans sa légendaire tenue maculée de blanc, notre meurtrier joue au début à la racaille des bacs à sable florentin. Première prise de bec avec le système de combat un peu douteux. Les coups partent mollement, frôlant l'injustesse au corps à corps dans une mêlée avec les jeunes d'un clan rival. Cleptomane dans l'âme, vous fouillez les poches des pauvres fous après la bagarre, puis direction la maison pour débuter les missions principales.

Le désarmement rend des services de l'impossible

Prince Of Italia

Comme vous êtes le croisement entre Spiderman et le Prince de Perse, aller puis venir de toit en toit ce fait avec une légèreté hors du commun. Chaque petit embranchement ce fait sans anicroche permettant ainsi un rythme soutenu et constant. Malgré l'apparente facilité à virevolter dans ce cadre somptueux, avoir les pieds sur terre vous permet de naviguer dans les ruelles tantôt orangées tantôt assombries par le cycle jour/nuit. Quoiqu'il en soit, votre paternel vous demande au rapport illico presto pour vous demander une gentillesse. Casanova que vous êtes, il vous reste toujours deux trois minutes (?) pour aller faire la cour à une charmante demoiselle… et vous faire pincer de surcroît ! Pour le coup, course poursuite de haute voltige pour terminer caché dans cette bonne vieille botte de paille. Fini de plaisanter, les choses se gâtent dès lors qu'une missive prend la destination d'un (spoil). Je garde ce passage dans le creux de mes doigts pour éviter le lynchage public avec cause aggravante. Enfin sachez au passage qu'à partir de ce moment là, vous ne verrez plus l'avenir d'Ezio sous l'œil d'un simple joueur, mais bel et bien sous le regard d'un assassin…

Un charisme fou pour des assassinats au coeur battant

Dans les ténèbres…

Sont les infâmes et les meurtriers. Voilà votre nouveau sacerdoce qui sera plus que jamais usité à tord et à travers. Bien entendu tout un arsenal d'objet létal à caractéristique unique, complété par des techniques bien rodées, vous permettent d'accomplir votre destiné. Parfois inutiles lorsque vous faite le simple coursier, parfois indispensables si deux cibles sont à faire taire simultanément, vos aptitudes régalent de fluidité l'écran clairement détaillé. Les gondoles de Venise se laissent bercer par le courant comme la mort que vous laissez derrière vous. Dans les bras d'Arès, le repos des gardes ne vous rassasie jamais devant l'ignoble fait passé. Bref, les sensations de jeu sont optimum même si la promesse d'une lassitude absente est à moitié réalisée. Si les missions sont variées et toujours justes, le fait d'être coursier et de faire des courses contre la montre possèdent sûrement un caractère différent qui m'échappe… Autre fait marquant, l'impossibilité de cueillir plusieurs travaux afin d'éviter les visites répétées au Personnages Non Jouables. Je dis ça, ce n'était pas la version définitive qui était jouable, donc Wait and See le test sur Gamatomic