X-Men Origins : Wolverine a les crocs

20 avr. 2009
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Avec le vent en poupe, les Comics Made in Stan Lee commencent à avoir une certaine crédibilité cinématographique. Plus généralement, les super héros deviennent de mieux en mieux adaptés. Comme à l’accoutumé, les adaptations sur nos chères consoles sont souvent une belle catastrophe, et c’est pour cela qu’Activision a fait confiance au studio Raven Software (Quake IV), afin de relever un tant soit peu le niveau. Premières impressions avant sa sortie le 30 avril.

Beaucoup plus insensible qu'au cinéma, Logan fait mâle.

Welcome to the jungle

La cinématique d’introduction donne le ton. C’est un Wolverine seul et traqué qui doit survivre aux assauts répétés d’une bande de mercenaires armées jusqu’aux dents. Alternant les accélérations voraces aux finesses bouchères, les soldats pâtissent d’une rage rarement aussi bien exprimée sur nos plateformes. L’hémoglobine d’un pauvre fou jaillit tel une jolie fontaine, un peu comme celle du Trocadéro, rendant Logan encore plus assoiffé de meurtre. Loin d’en avoir fini, c’est au tour des bras d’être mutilés d’un seul coup de griffes, pas tout à fait en Adamantium. Après avoir nettoyé la zone, le combat continue à l’intérieur des bâtiments. Tout doucement, les rôles changent, la souris devient chat et à la manière d’un Snake, l’infiltration rend la chose grandiose. D’une approche assez naïve, un bleu colle sa tête au mur. Ni une ni deux, les lames de rasoir cisaillent le cou du défunt et deux tirs de fusils à pompe en pleine face n’y changeront rien. La régénération du X-Men guérit ses blessures, sa haine paralyse le dernier troubadour froidement réduit en cendre. Enfin en tartare.

Le saut de l'ange sera possible après un ciblage facile.

Cours Logan, cours !

Après une petite claque derrière les oreilles, place au jeu à proprement parlé. C’est sans parachute que notre super héro prend son envol, s’explosant sur la terre ferme sans le moindre problème. Forcément, la jungle est truffée de vilains pas beaux qui souhaitent sa mort. Quelle bêtise. Manette en main, le carnage débute et en met plein la vue. Les finishs sanglants bénéficient d’un ralenti particulièrement attrayant, largement plus crédible et digeste que celui de Viking : Battle of Asgard. Toujours dans cet esprit, les combos sont nombreux et variés, ce qui vous laissera le choix des membres à découper à la manière d’un toréro. Manchot, homme tronc, unijambiste ou taillader en "W", chaque action est un petit régal éphémère. N’étant toutefois pas invincible, les balles traversent en temps réel votre corps et vous voyez, par la même occasion, la fameuse régénération. Les impacts s’estompent au fur et à mesure, ce qui permet à la jauge de rage de grimper. C’est repartit pour un tour

Jungle ou canal obscure, il n'y a pas d'heure pour trancher.

Monsieur Propre

Une fois la scène du crime nickel, vous avancez tranquillement dans la flore sauvage, les feuilles balayées au gré du vent. Quelques mètres plus loin, un quidam vous harponne. Jamais à cours d’argument, Logan vole littéralement sur lui (via R1 et L1) et le trucide violemment. Là, les secours arrivent et une nouvelle fois l’action reprend ses droits. Au-delà du corps à corps, vous pouvez emplâtrer vos adversaires sur les piques, les rôtir via des barils d’essence ou les faire voler par-dessus la falaise. Puis, surprise ! Un niveau vient d’être augmenté. Clairement, vous choisissez les aptitudes à augmenter, les enchaînements à débloquer et les mutagènes (un peu comme les glyphes dans World of Wacraft) qui ajoutent un petit plus permanent. Après tout ce remue ménage, c’est au tour de l'hélicoptère d’y mettre son grain de sel. Sans inquiétude, un saut de l’ange permet aux griffes d’amour de raser de près les hélices et de défoncer la vitre du pilote. Sans forcer, ce sont les fameuses hélices qui décapitent le malheureux. Cent pour cent testostérone, les petites natures peuvent passer leur chemin devant un titre qui pourrait hausser la vision des adaptations Marvel.