Le virus Resident Evil 5 est déjà lancé

16 déc. 2008
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  • Éditeur Capcom
  • Développeur Capcom
  • Sortie initiale 13 mars 2009
  • Genres Action, Aventure, Survival

2009 l'année Capcom ? C'est fort probable vu les grosses sorties prévues par la société nippone. Deux de ses licences les plus connues s'apprêtent à passer à l'ère HD et non des moindres. Street Fighter IV est le premier sur la liste, suivi de très près par Resident Evil 5. La célèbre saga horrifique de la firme japonaise s'est laissée approcher via une démo du Xbox Live contenant deux petites sections de jeu. Impressions.

Le premier niveau introduit ce bourreau qu'il vaut mieux éviter pour survivre.

Un bijou sur le plan graphique

Comme vous le savez, vous n'incarnez plus l'officier de police Leon S. Kennedy mais Chris Redfield, déjà entrevu dans Resident Evil Code Veronica X par exemple. Plus de Ashley à sauver donc, mais une mystérieuse Sheva Alomar pour vous tenir compagnie. Vous voilà tous les deux en plein cœur de l'Afrique, dans le petit village de Kijuju, où la population et les animaux locaux sont transformés en créatures dangereuses à cause d'un acte bioterroriste. Premier constat évident : les graphismes aguicheurs. Les environnements sont beaux et détaillés. Les effets de lumière s'avèrent vraiment époustouflants de réalisme, notamment dans le niveau du bidonville. La luminosité devrait d'ailleurs influer dans le jeu, sans plus de précisions notoires pour le moment. En tout cas, cet aspect là n'est pas mis en avant dans la démo. Celle-ci joue juste la carte de l'action pure, au grand dam des fans de la première heure.

L'homme à la tronçonneuse est toujours aussi difficile à abattre.

Resident Evil 5 : un jeu Epic ?

La voie empruntée par Resident Evil 4, celle de l'action, est plus que jamais mise en exergue dans ce cinquième épisode. Les infectés vous entourent par dizaines. Et c'est bien de là que la tension peut jaillir, car il faut savoir garder son sang froid pour économiser ses munitions. Un tir bien placé à la tête vaut évidemment mieux que cinq balles tirées dans le corps. La visée fait quant à elle très vieille école, c'est-à-dire que vous pouvez soit tirer soit bouger. Mais il n'est toujours pas possible de faire les deux en même temps. Un choix qui vous pousse à bien viser plutôt qu'à gaspiller des munitions du fait d'éventuels déplacements. Le reste de la maniabilité fait par ailleurs penser aux deux gros titres d'Epic Games. Il est ainsi possible d'achever son adversaire au sol avec le bouton X comme dans Gears of War 2. Des raccourcis pour les armes sont désormais prévus sur la croix directionnelle afin de rendre l'interface plus souple qu'auparavant. Finie également l'utilisation de la mallette qui cassait quelque peu le rythme dans le volet précédent. Une simple pression sur Y vous donne accès directement à l'inventaire. Enfin, les armes que portent Chris sont enfin visibles sur son dos tel Markus Phœnix, ajoutant une touche réaliste non négligeable.

Sheva, pour dire je t'aime...

A deux, c’est mieux

Le mode coopératif se démocratise depuis plusieurs années dans les jeux d'action. La série de Cliff Bleszinski a prouvé à quel point un jeu peut prendre toute sa valeur en coopération. Resident Evil 5 n'échappe donc pas à la règle et trouve même une seconde jeunesse via cet aspect multijoueurs. Sheva et Chris doivent donc s'entraider afin de progresser mutuellement. Et quand vous voyez le nombre d'infectés présents dans la démo, vous vous rendez vite compte qu'il est impossible de vous la jouer solo. Mieux vaut rester proche de votre partenaire afin d'augmenter vos chances de survie. Car si le titre perd de plus en plus sa touche horrifique, il n'en demeure pas moins un vrai survival. Ce futur hit de Capcom s'annonce donc très prometteur. A défaut de jouer la carte de la nouveauté, il préfère consolider ses bases pour livrer une expérience de jeu vraiment efficace. Rendez-vous le 13 mars 2009 pour le verdict final.