Overlord : attendez-vous à tout

11 juin 2007
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Dans un milieu ou l’héroïsme est largement exploité, envoyer bouler la veuve et l’orphelin n’est pas si fréquent. Avec Overlord, vous allez enfin pouvoir être LE méchant de l’histoire et mettre de côté des aspirations humanistes rabâchées qu’on vous assène régulièrement. Voici les premières impressions d’un jeu d’action-aventure fantaisiste dans tous les sens du terme qui pourrait bien créer la surprise à sa sortie.

Vous êtes le Mal et "mettez le feu" partout où vous passer.

Le Mal, c'est vous

Comme son nom ne l’indique pas, Overlord n’a rien à voir avec la Bataille de Normandie de la Seconde Guerrre mondiale. Ici, c’est un univers heroic-fantasy accompagné d’une grosse louchée d’humour qui vous attend, avec une orientation un peu inhabituelle. En effet, jouer les méchants dans un jeu vidéo, c’est assez rare. A tel point que les exemples se comptent sur les doigts d’une main de lépreux, le réjouissant Dungeon Keeper en tête. Dans Overlord, le grand Maître du Mal a fini par être liquidé par les gentils défenseurs de la justice, soit des héros déclinés sous les races habituellement rencontrées dans ce type d’univers : guerrier, nain, hobbit, elfe, etc. Ainsi décapités de leur chef, les rangs maléfiques n’en sont pas pour autant dépités. Les larbins du Mal sont si nostalgiques de leur servitude qu’ils se mettent immédiatement en quête d’un remplaçant pour prendre leur tête. Bonne nouvelle : c’est vous qu’ils ont choisi ! Une fois l’armure enfilée, vous allez être formé pour que vous puissiez vous mettre en route afin d’accomplir votre sombre destin.

Ne vous fiez pas à son air... de blonde.

Des gnomes à vos ordres

Overlord est un jeu d’action-aventure bourré d’humour qui reprend à sa sauce le concept de Dungeon Keeper. Ici, vous dirigez en effet tout un tas de larbins. Ces gobelins pas vraiment gâtés par la nature vous suivent partout. S’ils sont apparemment très stupides, ils se révèleront vite d’une aide précieuse en se faufilant par exemple à des endroits qui vous sont inaccessibles. Pour ce faire, il suffit de les diriger à distance. Il existe quatre types de larbins. Les bruns, tout d’abord, sont ceux qu’on pourrait appeler les larbins de base et n’ont pas de compétences particulières. Les rouges savent tirer et sont insensibles aux flammes. Les verts sont de véritables assassins furtifs : ils peuvent se cacher dans l’ombre pour mieux bondir sur le dos de vos adversaires. Enfin, les bleus ont des compétences aquatiques qui leur permettent d’être très agiles dans l’eau. Notez que ces derniers savent également soigner leurs semblables.

C'est bien connu : l'union fait la force.

Larbins au rapport !

A votre arrivée dans un village, vous pourrez lancer vos larbins sur les pauvres paysans et les habitations d’une simple pression sur la manette pour qu’ils saccagent tout sur leur passage. Mais ils ne feront pas que mettre tout à sac puisqu’ils pourront également récupérer divers objets pour en faire des armures ou des armes : une citrouille servira ainsi de casque de protection, une branche d’arbre de bâton pour frapper ceux qui doivent l’être, etc. Malgré son air particulièrement bourrin, Overlord proposera aussi un aspect stratégique. Vous aurez ainsi jusqu’à 50 larbins sous vos ordres, tous bien rangés derrière vous en formation triangulaire. Lors de la sélection d’un type de larbins, ceux concernés s’avanceront rapidement en criant leur couleur. En pratique, c’est tout à fait débile et réjouissant ! Le jeu disposera d’un mode multijoueur, en ligne, permettant à vos larbins d’en affronter d’autres.

Vous pourrez aussi vous amuser à des jeux de vilains.

Une méchanceté qui rapporte

Overlord disposera bien sûr d’une quête principale, mais aussi de petites quêtes annexes comme par exemple, gérer les histoires de cœur de votre personnage (sic !) ainsi que d’autres aventures secondaires du même acabit. Le jeu vous laissera également la possibilité d’être simplement méchant ou carrément mauvais. Au cours de l’aventure et en fonction de la méchanceté de vos actes, vous allez pouvoir améliorer votre intérieur. En effet, votre forteresse pourra accueillir de nouvelles draperies et autres décorations. Cette demeure s’agrandira petit à petit et, de l’extérieur, deviendra de plus en plus menaçante au fur et à mesure de l’expansion de votre royaume maléfique. Difficile de ne pas encore y voir un clin d’œil à Dungeon Keeper. Pour améliorer votre équipement, vous devrez sacrifier des larbins en les jetant distraitement dans une cuve remplie de métal en fusion. Les effets ne seront pas les mêmes suivants le type de larbins utilisés.

Vos larbins revisitent Halloween.

Méchamment divertissant ?

Même si a priori Overlord n’a rien inventé et semble largement s’inspirer d’un concept déjà utilisé avec brio par Bullfrog, ce titre promet une ambiance décalée réjouissante appuyée par une réalisation technique de qualité. Jouer les méchants despotiques, avec tous les excès que cela sous-entend, devrait trouver un écho certain chez les joueurs. Lennart Sas, le directeur de Triumph Studios justifie cette orientation particulière et inhabituelle : "Notre but n’est pas de choquer avec de la violence et des effusions de sang, mais de proposer un univers divertissant dans lequel les gens pourront découvrir par eux mêmes ce qu’est le pouvoir absolu, dans sa forme la plus brute et grotesque." D’après ce que nous avons pu en voir, Overlord semble bien parti pour remplir cet objectif alléchant. Pour vous faire une idée par vous même, n'hésitez pas à télécharger la démo PC sur le site officiel.