City Life : fidèle et novateur

06 mars 2006
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Après un premier aperçu au Focus Summer Camp 2005, c'est dans une version preview des plus succinctes qu'il nous est offert de découvrir le dernier titre de Monte Cristo : City Life. Sous ses apparences trompeuses d'un SimCity, ce titre se veut beaucoup plus complet. Il ambitionne en effet de nous faire gérer le tissu social des villes qu'il permet d'élaborer. Premières impressions.

Voici le type de carte mise à votre disposition

Un regard de toute première fraîcheur

Succincte, tel est l'adjectif qui décrit au mieux la version preview de City Life. Toutes les couches sociales ne sont pas encore intégrées. Mieux encore, il n'y a que très peu de bâtiments disponibles. Autant dire que l'idée que nous pourront nous faire ne reflètera pas la totalité de la qualité finale du soft. Ce city builder fait en premier lieu fortement penser au ténor du genre : Sim City. La prise en main est quasi identique : il faut placer des maisons, des routes, toutes sortes de commerces et gérer les énergies. Seulement voila, la particularité ici est de faire co-habiter différents types de population. On en dénombre 6 au total : les pauvres, les ouvriers, les artistes, les cadres, les intellectuels, et enfin l'élite. Chaque classe se logera à proximité d'un travail lui convenant, mais elle voudra être aussi proche de ses semblables. Ajoutez à cela des bâtiments propres à chaque classe, et vous obtenez un véritable casse tête urbain dans lequel il faudra jongler avec les besoins et les envies de chacun. C'est d'autant plus agréable à gérer car le système de gestion permet de repérer en un clin d'oeil les types et l'implantation des bâtiments et des habitants ainsi que les besoins secondaires nécessaires.

Toutes les informations nécessaires sont visibles d'un seul coup d'oeil

Un plaisir de gestion

Pour arriver à tout cela - et notez bien que nous ne partons pas même avec la moitié des unités disponibles dans la version finale -, il faut s'organiser. Créez des blocs, ces quartiers où les voisins sont aussi des collègues. A proximité, vous créerez les industries qui feront vivre vos concitoyens mais également leurs lieux de détente. Beaucoup de commerces comme les bars, et les restaurants ne sont fréquentés que par un seul type de clientèle. Vous privilégiez ceux qui ramènent le plus d'impôts dans un premier temps mais bien vite, le jeu vous rappelle que chacun a sa place et que tous sont complémentaires. Ainsi, si certains quartiers sont délaissés, que ce soit au niveau des emplois ou des activités, des émeutes en surgissent rapidement. Sans devenir un despote, apprenez à éviter les heurts entre les communautés pour continuer à vous balader tranquillement dans votre jolie ville.

Vous pouvez changer le type d'éclairage à tous moments (aurore, midi, soirée ou nuit)

Un moteur graphique pour tous budgets

Pouvoir marcher dans cette ville si fraîchement construite a toujours été un rêve. Cette possibilité a même été évoquée lors de la création de Sim City 2000 puis complètement oubliée. Le moins que l'on puisse dire à propos du moteur graphique de City Life, c'est qu'il est performant. Le zoom se veut réactif, même sur des zones surpeuplées. Lorsqu'on est au maximum de celui-ci, la caméra se met à la parallèle du sol et vous permet de vous promener très facilement dans les rues de la cité. C'est tout bonnement bluffant. En plus de proposer ce mode de vue qui donne une toute autre dimension au jeu, cela nous permet d'ores et déjà d'observer le travail fourni par l'équipe de développement. Croiser beaucoup de gens n'entraine pas de ralentissement particulier et ce, même sur une configuration modeste. Les textures sont variées et bien choisies, vous vous sentez à l'aise en un instant, prenant plaisir à redécouvrir votre oeuvre sous un autre angle.

Les différentes couches socio professionnelles ont chacune leur espace

Alors, c'est pour quand ?

Petite ombre à ce tableau : vous avez justement le temps de contempler votre ville car la vitesse accélérée n'est pour l'instant pas assez rapide. Elle ne permet donc pas une capitalisation éclaire. Les impatients se jetteront sur les crédits auxquels on reprochera une durée imposée de 5 ans et ce, quelque soit le montant. Montant qu'on ne peut d'ailleurs déterminer que par tranche de 100. Problèmes liés à cette version ? En tous cas, City Life allie à la fois le concept bien élaboré des titres phares de Maxis et y ajoute le moteur qui justement leur manquait. A ce stade du développement, le résultat est très prometteur, la gestion des différentes couches de la population est captivante. La dernière réserve concerne l'organisation de vos quartiers : si vous voulez atteindre rapidement les objectifs de la mission, des schémas pré établis permettent de les rentabiliser. Quoi qu'il en soit attendons la sortie pour tester la version finale d'un titre qui pourrait bien créer la surprise.