Test Express Heavy Metal F.A.K.K. 2

11 oct. 2000
Testé par
3

Après tout ce qui vient d'être dit, on pourrait se demander de quoi le jeu souffre pour avoir reçu cette note, outre cette sa VF scandaleuse. Principalement sa durée de vie, gros, énorme point noir du jeu, car cette dernière ne dépasse pas les 5 heures bien tassées. Il y a environ 10 niveaux qui subdivisent diverses zones : la ville, le marais, et les 4 temples de la fin. Le tout s'étale, comme précisé plus haut, sur des heures qui se comptent sur les doigts d'une main, pour peu que vous ne soyez pas totalement mauvais. On ne peut pas dire que Heavy Metal FAKK2 soit un jeu raté, ni bâclé, mais juste horriblement court – c'en est frustrant, car c'était plutôt fendard d'étriper du monstre sans se poser de questions. La fin du jeu laisse cependant entrevoir une suite ou un add-on. A ce propos, le jeu n'a pas de mode multijoueur, mais un patch est prévu pour courant novembre qui ajoutera cette fonction – ce qui devrait sensiblement relancer l'intérêt du jeu. Nul doute néanmoins que tout le monde restera accroché à Counter-Strike, Quake3 ou Unreal Tournament.

Après une attente relativement longuette, Heavy Metal FAKK2 arrive enfin sur nos PCs… Une héroïne de la trempe de Lara Croft en plus "médiévale" et sérieusement plus dangereuse, le moteur de Quake3, un univers sympa, mais est-ce que ça tient la route?

Pour faire bref, Heavy Metal FAKK 2 vous place dans la peau de Julie (Strain), une espèce de danger public au féminin, surdouée des armes lourdes et moins lourdes, avec des formes n'ayant rien à envier à celles de Mme. Lara Croft, qui était jusqu'ici la reine toutes catégories et incontestée des arrières-trains carrés en pixels et du maniement du double Uzi. Soyons clairs, le concept du jeu est totalement non-original : prendre arme, tuer monstre, changer niveau, et ainsi de suite. Bref, un système absolument pas nouveau, qui a néanmoins largement fait ses preuves. La question c'est : Heavy Metal FAKK2 réussit-il le pari?
 

Bimbo.

Ce sera quasi votre première vision du jeu : l'arrière-train de Madame, comme ça, pour vous mettre dans l'atmosphère. Et ça ne rate pas, car la caméra fait ensuite quelques travellings autour du corps de l'héroïne, pour finalement s'atteler à "l'histoire" du jeu, qui somme toute est totalement dérisoire et inutile : vous, Julie, avez 30 ans plus tôt mis une raclée à un certain Tyler qui hante encore aujourd'hui les cauchemars de notre héroïne. Depuis, vous avez vécu une petite vie paisible dans une charmante petite ville, profitant de l'immortalité offerte par l'eau de la planète où vous vivez, Eden. Un jour, de curieux astéroïdes commencent à s'abattre sur votre bled, et vous êtes bientôt envahi de créatures qui s'attaquent à tout ce qui passe. Après avoir nettoyé la ville, vous partez donc en vadrouille pour trouver la source de vos maux … Bref, une histoire passionnante, dont on se soucie au final très, très peu, car le jeu semble tourner autour des formes avantageuses de son héroïne (ils en profitent même pour la mettre à poil au bout d’une demi-heure de jeu).
 

Quake3 Revisited.

Heavy Metal FAKK2 est le deuxième jeu à sortir (après Elite Force) avec la licence du super-moteur-benchmark d'id Software, Quake3. Il est ici relativement bien exploité : surfaces courbes, superbes effets de lumière, de reflets, bref, tout y est pour satisfaire l'amateur de graphismes grandioses. Les décors sont généralement superbes et bien texturés, quoique parfois légèrement buggés à cause de la caméra (lorsque celle-ci passe derrière un mur, par exemple), mais c'est sans gravité. Une note négative cependant sur le niveau des marais, absolument hideux (à croire que les marais sont des environnements maudits, cf. Daïkatana). Les animations de Julie sont fluides, relativement réalistes, et les lèvres bougent quand les personnages parlent, montrant que les designers se sont fatigués au point de faire des skins pour la bouche et les dents des persos. Notons à cet effet que la finition graphique du jeu est excellente. Bref, on voit que les développeurs de Ritual ont très bien su se servir du moteur de Quake3, et les derniers niveaux en sont de superbes exemples (croyez bien que nous mourons d'envie de vous montrer des tonnes de vidéos du jeu à la place de ces screenshots).
 

Splatch sprotch arrgh.

Que ce soit clair : Heavy Metal FAKK2 est sanglant, bourrin, et franchement fendard, comme en témoignent certains screenshots que vous pouvez admirer ici et là dans ce test. Des gerbes de sang, des tripes, des têtes et des bras volants, vous allez en voir, à grands coups de hache, d'épée ou d'armes à feu. L'arsenal de Julie est ma foi impressionnant, car encore plus consistant que celui d'un quaker totalement équipé : 5 épées, une hache énorme, des flingues légers (pistolet, uzi), des armes lourdes (fusil à pompe, mitrailleuse rotative, lance-roquettes) et divers autres gadgets amusants, du genre lance-flammes ou aspirateur géant. Grâce à tout ça, vous allez pouvoir étriper vos ennemis très joyeusement, à grand renfort d'hémoglobine, et c'est plutôt fendard ; vous pourrez même faire des combos (simples à réaliser) avec vos épées pour faire vraiment mal, puisque vous pouvez porter une arme dans chaque mains et faire des combinaisons sympa (épée bouclier, bouclier uzi, etc).
 

Ambiance.

Le jeu est plutôt bien fait du point de vue atmosphère, et vous aurez parfois l'impression d'y être, grâce aux des divers bruitages, des gens qui vaquent à leurs occupations (dans les premiers niveaux), des oiseaux qui chantent, etc., etc. La profondeur des dialogues n’est en revanche pas abyssale, du genre de "Hé Julie, comment ça va?". Pire, les voix françaises sont à vomir de honte. Disons le haut et fort, nous n’aimons pas les VF (et pour cause), mais Heavy Metal FAKK 2 doit se taper la pire qu’on ait vu dans un jeu depuis Max 2 ou Team Apache. Pour vous donner un exemple, les villageois hommes sont tous joués par le même mec (crédible comme dans un épisode de Sous le Soleil), et ils ont même été jusqu’à coller à la brute locale un ACCENT MARSEILLAIS. On croit rêver, la mâchoire tombe sur le clavier, et on a honte pour les acteurs. Les bruits des armes sont, en revanche, tout à fait ordinaires, donc loin d'être ratés, et globalement sympathiques. Plus généralement, les bruitages sont sympas, avec les braillements rauques des monstres, leurs hurlements d'agonie, le bruit de votre hache entrant dans leurs crânes ; bref, sans être transcendant, le jeu est sonoriquement bien fourni, si ce n’était cette version française à vomir.
Les Plus
  • Les graphismes
  • Le sang, les tripes, tout ça
  • C'est fendard
Les Moins
  • TROP COURT!
  • Avance, tue, avance, tue, faut aimer
  • La VF ultra-scandaleuse, à vomir de honte