Call of duty 2 : c’est beau la guerre

25 janv. 2006
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Call of Duty 2 procure une véritable sensation épique. L’orchestration des campagnes nous amène à ressentir l’oppression allemande en Russie, puis la guerre régulière en Afrique, pour enfin inverser la pression et pourchasser l’ennemi jusque dans son propre pays. La progression scénaristique nous fait passer par tous les stades de l’héroïsme avec maestria. Si les moins expérimentés vont adorer jouer et découvrir l’histoire de ces trois soldats, les scripts omniprésents risquent de faire grincer les dents les plus puristes du genre. En effet, certains pourront se sentir frustrés de devoir réaliser des actions dans un ordre précis et n’y verront qu’une succession de points de passage dans lesquels ils ne seront même pas obligés de tuer chaque ennemi. Pourtant c’est bien là que réside la force de Call of Duty 2 : dans l’immersion et non dans l’interaction. Sans être une révolution technologique, avec une bande son incroyable et une ambiance visuelle de très bonne qualité, l’appel du devoir prouve que l'on a pas besoin de sortir la grosse artillerie pour être une riche expérience vidéoludique sur Next-Gen.

Edité par Activision et développé par Infinity Ward, Call of Duty 2 est l’un des premiers FPS présents au lancement de la Xbox 360. L’appel du devoir est-il la bonne pioche des premiers jeux de la console de Microsoft ?

Vous n'auriez pas vu Ryan ?

La preuve par trois

Si les FPS se font la guerre dans les rayonnages le jour J du débarquement de la Xbox 360 dans nos magasins, un seul vous proposera de la vivre pleinement et sans concession. Il s’agit de Call of Duty 2. Le deuxième opus de la série permet de vivre l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à travers trois points de vue : ceux de trois soldats différents, issus de trois régions du conflit, et donnant lieu à trois campagnes bien distinctes. L’action se déroule en Afrique du Nord où les soldats anglais affrontent les divisions blindées de Rommel et finit sur les plages normandes avec le débarquement des troupes américaines. Mais c’est sous le drapeau rouge que nous commençons la prise en main. On découvre les commandes du jeu par le biais d’un tutorial intelligent et drôle. On y apprend notamment à tirer sur des canettes et à pourfendre des épouvantails mais surtout que la pomme de terre possède bien d’autres utilités que la confection de vodka chez nos amis soviétiques. Mais très vite le ton humoristique s’envole et nous entrons dans le vif du sujet. On nous confie de vraies munitions pour tenter de repousser les hordes germaniques.

Un joujou extra qui fait crac boom huuu !

Les joujoux de guerre

Pour se défendre, notre soldat dispose de deux armes qu’il doit changer suivant la situation. Le plus souvent, il utilise une arme automatique pour le combat rapproché et un fusil de précision pour s’occuper des ennemis les plus éloignés. De temps à autre, il trouve sur le chemin une mitrailleuse lourde, un fusil sniper, un panzerfaust, ou encore un char d'assaut qui donnent lieu à des phases de gameplay particulières et originales. Il pourra également se servir de tout type d’installations qui jalonnent le parcours, de la MG42 en passant par la batterie DCA, tout sera bon pour réprimer la menace fasciste. Il dispose évidement de grenades à fragmentation aux effets dévastateurs pour dégager la route mais surtout de grenades fumigènes à la réalisation particulièrement bien soignée. Elles dégagent l’une des fumées les plus réalistes jamais vue jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs, les concepteurs, fiers de leur réalisation, ont conçu le level-design en accordant une grande importance à cette fumée, la rendant indispensable pour se sortir des situations difficiles.

C'est vraiment la guerre

La guerre comme si on y était

Et des situations difficiles, il va y en avoir. En effet, Call of Duty 2 nous plonge, grâce à des situations magistralement scriptées, dans un véritable enfer d’explosions, de cris et de violence. L’immersion est totale, les balles fusent en tout sens, on se sent oppressé et perdu au milieu du champ de bataille. On en vient même à se planquer derrière un sac de sable et à se dire : "Maman, qu’est-ce que je fous ici ?!". Heureusement, la guerre, ça ne se fait pas tout seul. Des alliés sont toujours à nos côtés pour nous aider à affronter l’ennemi. Si les voir tomber comme des mouches sous le feu soutenu des mitrailleuses augmentent le sentiment d’oppression, il est réconfortant de ne pas se sentir seul dans le feu de l’action. Le comportement de nos frères d’armes est intelligent et nous donne l’impression d’être véritablement secondé. Ils nous donnent en permanence des conseils sur la situation actuelle, nous informent par de judicieuses répliques où se trouve l'ennemi le plus proche et nous indiquent si nous sommes en danger d’être soufflé par une grenade hostile.

Un fumigène serait bien pratique

Une interface intelligente

L’interface est particulièrement réussie. Il s’agit d’une alchimie complexe entre le HUD escamotable et les indications sonores de nos compatriotes. En effet, les indications visuelles disparaissent progressivement pour nous laisser scruter l’environnement, le viseur et le nombre de cartouches restantes n’apparaissent que lorsque l’on fait feu. Ainsi, nous ne passons pas notre temps à regarder si nos chargeurs sont pleins ou non, mais plutôt si nous pouvons récupérer l’une des armes que les soldats abattus auront lâchées dans leur chute et qui jonchent le sol. Les grenades sont signalées par des petites icônes nous indiquant la direction du danger. Cette signalisation est soutenue par un son spatialisé et renforcée par la voix d’un soldat qui nous hurle à l’oreille : "Grenade à 10 heures !". Ce même soldat crie à tout va notre objectif à très court terme alors qu’une boussole affichée en permanence nous indique par une étoile notre objectif à moyen terme. Grâce à cela, nous évitons allègrement les errances et égarements et nous pouvons pleinement nous consacrer à l’expérience que nous sommes en train de vivre.
Les Plus
  • La bande son incroyable
  • L'immersion
Les Moins
  • Le multijoueur pas extraordinaire