Aux frontières du réel avec Spider-Man : Edge of Time

08 nov. 2011
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Spider-Man : Edge of Time est plus une régression qu'une amélioration de l'épisode précédent. Moins de personnages jouables, un gameplay appauvri : Beenox Studio a clairement été davantage inspiré avec Shattered Dimensions. En dépit de dialogues réussis en anglais, d'un fond sonore collant à l'action, celle-ci demeure répétitive. La faute aux collisions et à la gestion des caméras trop bancales et au level design générique. Espérons que la prochaine adaptation de l'Homme Araignée jouisse d'un plus long temps de développement et d'idées de gameplay plus fraîches.

L'Homme Araignée fait partie des Super Héros ayant été adaptés en jeu vidéo très tôt, dès les années 1980. Voguant sur la popularité des adaptations de comic book au cinéma depuis une décennie, l'industrie vidéo-ludique inonde le marché d'excellentes pièces comme Batman Arkham City mais aussi d'œuvres anecdotiques tels Thor ou L'Incroyable Hulk. Spider-Man a quant à lui connu des hauts et des bas en terme d'intérêt ludique. Après Shattered Dimensions et ses différentes incarnations de Peter Parker, les Canadiens de Beenox Studio remettent le couvert avec Edge of Time qui, lui, joue sur la temporalité. Est-ce suffisant pour renouveler le concept ?

Le système de combos, basique, peut vite s'avérer brouillon.

Retour vers le futur

Miguel O'Hara, alias le "Spider-Man 2099", se rend compte via une faille temporelle que son homologue des années 1970, le célèbre Peter Parker, va se faire tuer par Anti-Venom, appelé initialement Eddie Brock. Il va donc sauver "Amazing Spider-Man" mais la menace plane toujours car Walker Sloan et Docteur Octopus tentent de modifier le futur. Abracadabrant, le scénario de Spider-Man : Edge of Time bénéficie d'un doublage original convaincant. En revanche, il est fort conseillé d'éviter de mettre le jeu en français tant le rendu est catastrophique. L'ambiance sonore, de qualité, contre-balance difficilement la pauvreté du moteur graphique et la redondance du gameplay.

Démanteler un robot dans le présent permet d'éviter de gros soucis à votre acolyte du futur.

Pas une toile de maître

Si quatre facettes de Spidey étaient jouables dans l'épisode précédent, seulement deux sont au programme ici. Ce manque de variété se ressent non seulement dans le gameplay mais aussi dans le level design, monotone, et les missions, guère passionnantes (tuer tel ennemi pour récupérer une clé, activer des interrupteurs pour progresser, etc.). La majeure partie du temps, vous éliminez des salves ennemies comme dans n'importe quel beat them all. Le problème vient principalement de la gestion des collisions qui est tellement mal calibrée que vous avez l'impression de taper dans du beurre façon Heavenly Sword. En un mot : il n'y a aucun répondant. Et pas de sensations d'impact pour un beat c'est un peu l'ennui assuré pendant 17 chapitres. L'amélioration de votre panoplie de coups a beau être sympathique, elle ne rend pas la maniabilité agréable pour autant. Enfin, la notion de temporalité n'est pas exploitée aussi bien que prévu, les évènements du présent ayant pu affecter ceux du futur plus intelligemment au niveau du level design.
Les Plus
  • Des jolies cinématiques...
  • Des dialogues inspirés (en VO) plutôt comiques
  • Une bande son de qualité
Les Moins
  • ...mais un moteur de jeu vieillissant
  • Encore de gros soucis de caméra
  • Un gameplay déjà-vu
  • Les collisions aux pâquerettes
  • Le level design répétitif
  • La temporalité mal exploitée