BlazBlue Continuum Shift 2, l'opportuniste

09 nov. 2011
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BlazBlue : Continuum Shift II est une vraie déception. Ne prenant pas en compte le stick analogique de la 3DS, le jeu sabre complètement le gameplay de la série. Dès lors, le contenu faramineux ne peut sauver cette version destinée à la portable de Nintendo, surtout que le mode en ligne est aux abonnés absents. Préférez donc les moutures de salon à cette version 3DS, ou son homologue PSP probablement plus convaincant.

BlazBlue, c'est avant tout un jeu d'arcade et de consoles de salon, la seule perle signée Arc System capable de faire oublier l'ogre Street Fighter IV de Capcom aux yeux de certains. BlazBlue : Continuum Shift II espérait donc être aussi convaincant sur consoles portables et notamment sur 3DS. Verdict.

En 2D, la faible définition fait que le jeu manque parfois de lisibilité.

Blazblue, késako ?

A chaque jeu de baston son style, y compris dans le petit monde du jeu de combat 2D. Apparu en 2008 sur borne d'arcade, la franchise BlazBlue est en quelque sorte la suite spirituelle du mythique Guilty Gear : même rythme effréné, système de furies démentielles, possibilité d'effectuer des breaks... Tout laisse à penser que l'on est devant un titre de la même vaine. A vrai dire, même la technique mémorable de Guilty Gear X trouve écho dans la dernière grosse licence d'Arc System. Après un premier volet plutôt réjouissant, le développeur japonais s'est rapidement attelé à une suite, Continuum Shift, l'épisode de la consécration, notamment grâce à un rééquilibrage bienvenu des personnages. C'est de ce volet qu'est plus ou moins issu l'épisode 3DS que nous avons ici, et le constat est dans un premier temps d'ordre technique. Ainsi, BlazBlue est évidemment moins clinquant dans cette version 3DS : d'une définitions moindre, le jeu manque quelque peu de lisibilité. Particulièrement simpliste puisque se résumant à une simple séparation de plans, la 3D permet néanmoins de gagner en clarté en permettant de mieux différencier les personnages du fond. Malgré cette inévitable déception en comparaison du jeu de salon, BlazBlue : Continuum Shift II reste tout de même un jeu assez réussi sur le plan artistique. Merci au design des protagonistes.

A cause de la croix directionnelle, la jouabilité en prend un sacré coup.

On tire une croix dessus

C'est assurément du côté du gameplay que le bât blesse. En effet, seule la croix directionnelle nous permet de contrôler notre personnage. Et quand on connaît l'importance des déplacements dans un jeu de combat et la médiocrité de la croix 3DS, on ne peut que trouver ce parti pris honteux et rédhibitoire. Par ailleurs, c'est probablement la preuve que nous avons ici un portage opportuniste de la mouture PSP probablement plus convaincante. C'est d'autant plus dommage que le jeu fait carton plein en matière de contenu, réunissant la totalité des modes de jeu de la série et ajoutant quelques personnages (notamment ceux jusqu'alors disponibles uniquement en DLC). Par ailleurs, l'arrivée du mode Abyss permettant d'enchaîner des combats en cumulant des bonus de stats était bien senti. Ce qui l'est moins, c'est l'absence de mode en ligne, aspect phare de la franchise sur les autres supports. Du coup, difficile de ne pas voir en cette mouture une version bridée des épisodes de salon. N'est-ce pas la marque d'un portage discutable ? Avouons qu'il y a peu de place au doute.
Les Plus
  • Le contenu tout de même faramineux
  • Des musiques toujours aussi excellentes
  • Blazblue partout
  • Le mode Abyss
Les Moins
  • Le stick 3DS non reconnu
  • Assez injouable à la croix directionnelle
  • Une 3D simpliste
  • Pas de mode en ligne