Mon royaume pour Dynasty Warriors 6 Empires

03 sept. 2009
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Koei
  • Développeur Omega Force
  • Sortie initiale 25 juin 2009
  • Genre Beat'em All

Plus agréable que ses petits frères, Dynasty Warriors 6 Empires tourne malgré tout en rond. Un point n'est pas à négliger : le troisième volet de la saga reste encore numéro dans le cœur des joueurs. Alors qu'ici les bonnes idées présentes sont encore perfectibles : l'impact des cartes étant peu visible par exemple. A deux uniquement, il figure tout de même parmi les bons jeux défouloirs du moment.

Nos amis japonais aiment les choses simples de la vie, comme regarder fleurir un sakura*, manger du poulpe cru et la saga des Dynasty Warriors. C'est en perdurant dans le temps que la série s'est dévoilée avec ou sans licence, tantôt prêchant l'action et tantôt la stratégie. Pour Dynasty Warriors 6 Empires, c'est bien un soupçon de réflexion qui vous est demandé, sans pour autant vous griller le cortex cérébral. Aiguisez vos bâtons et sortez les éventails, ça va faire mal.
*Cerisier ornemental.

Les férus de Dynasty retrouveront vite leur repère

Hier encore, j'avais vingt ans

Bayonetta peut se vanter d'être un beat'em all jouable à une main en mode Very Easy Automatic, l'autre main servant à manger du pop corn selon Hideki Kamiya. Seulement Dynasty Warriors a lancé le concept en premier. Comme d'habitude, la céleste touche Carré sert à fracasser non-stop du vilain chinois dirigé par Cao Cao, Liu Bei et consorts. Afin de varier les plaisirs le Triangle permet une attaque semi-spéciale et utilisé simultanément avec la touche de garde, vous attrapez un adversaire. Archaïque comme style de jeu. Alors on pense se rabibocher avec des menus complets et des joutes variées… : Que nenni. Le mode Empire est bien solitaire dans la vaste quête du pouvoir. Les habitués de la première heure seront ravis de rejouer indéfiniment la Révolte des Turbans Jaunes présent depuis la création de Dynasty. Les autres vont droit en direction de la création d'avatar et le scénario de défi libre. Bon point pour Koei, le téléchargement gratuit de costume abonde constamment sur le Playstation Network. Enfin entre nous, ça ne suffit pas.

La personnalisation de votre arme est visible en bas à droite

Je m'voyais déjà, en haut de l'afficheuu.

Après avoir déguisé son ninja légendaire en viking de l'époque Louis XVI (Si, c'est possible), vous avez le choix crucial de monter petit à petit ou d'être directement l'empereur d'un royaume. Le fait de gravir les échelons vous laisse un meilleur arrière goût en bouche. Comme cité dans l'introduction, la stratégie réside dans plusieurs points. Avant de vous lancer dans la bataille, des cartes aux caractéristiques avantageuses vous sont proposées. A utiliser contre des points d'action, l'attaque augmente durant la bataille, restaure la totalité de vos troupes après un combat etc… Une fois utilisées, le Conseil de Guerre se réunit tous les trois mois afin de mettre les choses au clair. Si vous êtes assez influent, vous avez le privilège de donner votre avis et changer la vision de votre Empereur. Si vous aimez la subtilité vous apprécierez les assauts surprises qui, si vous n'êtes pas repéré, réduisent à néant la défense du camp adverse, récoltant ainsi des louanges faciles.

Fessez les vilains pour récupérer la base. Facile non?

Laaaaaaaa Bohème

La gestion de votre argent est vitale pour réussir votre parcours. En allant faire un peu de shopping à la forge, votre arme voit ses combos augmenter de plus belle, tout comme ses pouvoirs magiques (éléments tels que le feu ou la foudre, rapidité temporaire, chute de pierre entre autre). Malheureusement, des cailloux plus ou moins rares sont également demandés. A acheter chez le marchand ou à piller durant la confrontation, tout est bon à prendre. Si les débuts sont laborieux (vos troupes sont souvent léthargiques au possible), le haut niveau réserve un plaisir quasi orgasmique, surtout si l'on est bien accompagné. Effectivement, le jeu à deux est clairement indissociable à ce sentiment de puissance. Tout en vous racontant les dernières histoires drôles de Guy Montagné (ou de votre comique préféré), vous génocidez à tours de bras. Il est néanmoins à regretter la pauvreté graphique, le clipping et l'artificielle durée de vie.
Les Plus
  • La campagne est jouable à deux
  • Un brin de stratégie ne fait jamais de mal
  • Le nombre de musique est hallucinant
  • On ressent la force ultime à haut niveau
  • Les costumes sont souvent mis à jour
Les Moins
  • Les graphismes sont fades
  • Il n'y a pas de mode en ligne
  • Le temps passe lentement en solo
  • L'I.A. est marrante... ou pas
  • Peu de mixité dans les combos