NecroVisioN, le FPS néo-rétro

02 avr. 2009
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur 505 Games
  • Développeur The Farm 51
  • Sortie initiale 27 février 2009
  • Genre First Person Shooter

Même s’il ne peut réellement rivaliser avec les ténors des FPS, NecroVisioN est un représentant honorable. L’aspect très old school va séduire à coup sûr les vieux briscards du genre. Malgré quelques défauts rébarbatifs – les temps de chargement, pour ne citer qu’eux – le titre de The Farm 51 peut compter sur son attrayant système de combos pour attirer vers lui les joueurs à la recherche d’action pure et dure, et surtout, les satisfaire. Quand vous prenez en compte le faible prix de lancement, ce n’est déjà pas si mal...

Les FPS solo sortis ces derniers mois ont globalement délaissé l’héritage "bourrin" de leurs ancêtres Doom, Duke Nukem 3D ou Quake. Ainsi, Crytek a surtout voulu offrir une vitrine technologique en développant Crysis et Crysis Warhead. Ubisoft a tenté de lui emboîter le pas avec Far Cry 2. De son côté, GSC Gameworld a proposé une ouverture vers les RPG avec S.T.A.L.K.E.R. et sa préquelle tandis que Infinity Ward privilégiait l’immersion grand spectacle pour Call of Duty 4. Pourtant, The Farm 51 a décidé de revenir aux sources en proposant, avec NecroVisioN, de l’action pure et dure qui n’est pas sans rappeler le gameplay des pionniers du genre.

Ramassez les différentes lettres disséminées dans le jeu permet d'en apprendre un peu plus sur l'histoire.

La grande guerre

L’histoire se déroule en Europe en 1916, pendant la Première Guerre Mondiale. Vous incarnez Simon Bukner, un jeune soldat américain engagé dans l’armée anglaise, et vous vous êtes malencontreusement retrouvé derrière les lignes ennemies avec votre bataillon. Après un assaut allemand qui a décimé la quasi-totalité de vos frères d’armes, vous reprenez connaissance dans un abri de fortune. Malheureusement, les soldats allemands ne sont plus vos seuls ennemis. En effet, tous les hommes tombés au combat se relèvent mystérieusement, constituant des légions de zombies ou autres créatures putréfiées en tous genres. Pour essayer de survivre, vous allez donc devoir affronter tout seul ces démons morts vivants – et bien plus encore – au cours de sanglants affrontements. C’est même probablement jusqu’en enfer que vous allez devoir vous rendre afin de sauver l’Humanité toute entière.

Comme dirait Schwarzie dans Predator : "Toi, t'as pas une gueule de porte-bonheur !"

Serious killer ?

NecroVisioN est très old school dans sa conception, un peu dans l’esprit de Serious Sam ou Painkiller. Par exemple, des nuées d’ennemis clonés apparaissent de nulle part, de monstrueux et énormes boss vous attendent à chaque fin de niveau, et des pièces secrètes sont disséminées au fil des différents niveaux. Les graphismes sont agréables à l’œil sans pour autant être capables de porter ombrage à Crysis ou Far Cry 2. En fait, le rendu repose davantage sur les effets (flou, distorsion, etc.) que sur les textures. La bande son est tout juste correcte, mais le doublage français est catastrophique. Les intonations sont grotesques et les textes semblent tout droit tirés d’une caricature de série B. En outre, le jeu souffre de curieux problèmes de collisions : enjamber un simple corps n’est pas toujours une sinécure, tant il faut parfois matraquer la touche de saut pour y parvenir. Quelques enchevêtrements de modèles sont également à signaler. Les temps de chargement, quant à eux, sont assez longs, ce qui casse un peu le rythme de l’action.

Chaque combo réalisé possède un intitulé spécifique, et peut nécessiter de porter une arme dans chaque main.

Des combos au bout des doigts

Le gameplay autorise une certaine "créativité", notamment au niveau des exécutions de vos ennemis. Vous pouvez entre autres les tuer à coup de fusil à pompe, les transformer en gruyère grâce à une mitrailleuse, ou encore, plus bestialement, les décapiter à coups de pelle. Mais le comble du "raffinement" est quand même, par exemple, de les égorger à l’arme blanche, puis de les envoyer valdinguer en l’air d’une pichenette pour finir par les clouer au mur d’un lancer de dague bien ajusté. Un peu à la manière du film Equilibrium, avec Christian Bale, vous pouvez en effet vous lancer dans d’originaux enchaînements de coups de poing, de pied, de fusil ou de couteau pour vous défaire des hordes démoniaques. D’ailleurs, à chaque réalisation d’un combo, vous remplissez une jauge d’adrénaline qu’il est possible d’utiliser pour ralentir le temps, à la manière de Max Payne ou plus récemment F.E.A.R. et ses suites.
Les Plus
  • Des effets graphiques bien réalisés
  • De l'action non-stop
  • Des armes surnaturelles réussies
  • Un sympathique système de combos
  • Un petit prix
Les Moins
  • Des temps de chargement interminables
  • Quelques bugs présents
  • Un doublage français déplorable