WWE Smackdown Vs Raw 2009, le jeu dans vos cordes

21 déc. 2008
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La série de catch de THQ continue donc sur sa lancée avec ce WWE Smackdown vs. Raw 2009. Si vous prenez le train en marche, il y a fort à parier pour que vous accrochiez. Les modes de jeu (mention spéciale au Road to Wrestlemania), et les possibilités de création sont multiples et variés. En revanche, si vous achetez chaque épisode depuis des années, il faut avoir conscience que la maniabilité et la réalisation n’ont pas subit de grosses retouches. Quoi qu’il en soit, le jeu reste amusant, surtout à plusieurs, et c’est bien là l’essentiel. La concurrence risque d'être rude l'an prochain, surtout si le récent TNA Impact ! corrige ses erreurs de jeunesse.

La fin d’année est toujours la période durant laquelle les éditeurs accouchent de la nouvelle mouture de leurs lucratives simulations sportives. Comme tous les ans donc, THQ répond présent avec la dernière édition en date de son célèbre jeu de catch. La question annuelle revient alors sur les lèvres des fans du genre : y a-t-il suffisamment d’évolutions dans cette cuvée récente pour faire oublier celle de l’an passé ? Oui et non. Explications.

Les matchs entre divas sont toujours acrobatiques.

On the road again, again…

Un vrai mode histoire dans un Smackdown Vs Raw ? C’est désormais possible avec cette mouture 2009 qui vous propose, via le mode Road to Wrestlemania, d’incarner un combattant donné et de le suivre durant trois mois, soit l’équivalent d’une douzaine de matchs. Les catcheurs les plus connus sont de la partie : Undertaker, Triple H, John Cena, CM Punk... Jouables en solo – hormis celle de Rey Mysterio & Baptista – ces histoires jouissent d’une mise en scène fort sympathique. Les scénarios, relativement différents d’un personnage à l’autre, demeurent tout à fait dans l’esprit du catch. Autrement dit, vous retrouvez ce qu’il faut de trahisons et de rebondissements farfelus (un des présentateurs prend part à un combat à un moment par exemple) pour susciter votre intérêt. De plus, afin d’éviter une certaine linéarité lors des affrontements, vous êtes parfois invité à remplir des objectifs secondaires (faire saigner son adversaire, gagner en moins de 2 minutes 30...) afin de débloquer des bonus. Bref, ce mode est sans conteste à la fois le gros point fort et la réelle nouveauté de cette mouture 2009.

Le tombstone piledriver de l'Undertaker est plus que jamais efficace.

Un catcheur nommé Sackboy

Comme dans l’épisode sorti l’an dernier, il vous est possible de créer différentes choses, et non des moindres. Vous pouvez évidemment donner vie à votre catcheur, et force est de reconnaître que l’éditeur est plus que complet (choix du sexe, de la corpulence, des vêtements, de l’entrée sur le ring...). Il vous est permis également de jouer les réalisateurs en herbe en mettant en scène vos propres petites séquences, un peu à la manière d’un Halo 3. Il suffit pour cela d’enregistrer le passage d’un match que vous avez aimé. Ce même passage est ensuite modifiable à loisir ; vous pouvez ainsi choisir l’angle de vue qui vous semble le plus adéquat, modifier le filtre de l’image, rajouter des onomatopées et des bruitages pour renforcer l’impact des coups... De plus, vous êtes invités à créer vos propres mouvements spéciaux, ceux qui peuvent mettre un terme à un match de par leurs puissances. Là aussi, les possibilités sont plus que nombreuses : prises de soumissions, brises mâchoires, suplex... Et quel plaisir de pouvoir donner un nom à sa prise fraîchement élaborée.

Projeter son adversaire dans un coin reste un bon moyen de lui infliger des dégâts.

On ne change pas une équipe qui gagne

Concernant le cœur même du jeu, à savoir sa maniabilité, dur de ne pas rester sur sa faim. Si vous êtes un(e) habitué(e) de la série, vous retrouvez vos marques en un clin d’œil. Mais vous vous rendez surtout vite compte qu’il n’y a pas grand chose de neuf dans cette version 2009. Certes, l’ajout du Hot-Tag est appréciable. Dans les parties multi joueurs, si vous êtes malmenés par l’adversaire, votre coéquipier attendant la passe sur le bord du ring s’excite de plus en plus. Quand son excitation atteint son niveau maximum, et si vous réussissez la passe, le Hot-Tag s’enclenche. Grâce à deux courtes cinématiques interactives, vous pouvez peut-être renverser la donne du match. Les modes de jeu, très nombreux, sont identiques eux aussi si ce n’est le fameux Match Inferno. Un mode sympathique bien qu’un peu gadget, dans lequel il faut brûler votre opposant pour gagner. A part ça, si les personnages sont plutôt nombreux (une bonne cinquantaine), les nouveaux coups, eux, ne le sont pas. Il est aussi regrettable de constater que les coups ne tiennent pas compte du poids des catcheurs, une régression par rapport à l’ère 64 bits quelque part. La réalisation ne fait que stagner quant à elle. Les catcheurs restent correctement modélisés, mais l’ensemble manque quand même de finition. Les problèmes de collision et de caméra des jeux de catch estampillés THQ sont malheureusement quasi identiques d’une année sur l’autre. Concrètement, quand les joueurs sortent du ring, la caméra s’éloigne. Mais si une grosse prise est réalisée par un autre joueur que vous, vous risquez d’être hors champ. Enfin, l’ambiance du jeu tient bien la route. Les musiques propres à chaque catcheur sont là, les commentaires anglophones aussi. Dommage que ceux-ci soient vite redondants. Les commentaires de Raymond Rougeau et Jean Brassard de l’époque, c’était quand même autrement plus fun !
Les Plus
  • La multitude de modes de jeu en solo & en multi
  • L'ajout du mode Road to Wrestlemania
  • La variété et la richesse des éditeurs
  • Le nombre de catcheurs/divas disponibles
Les Moins
  • Les problèmes de collision et de caméra
  • Le peu d’innovation en terme de maniabilité
  • Les graphismes assez fades
  • Les chargements : fréquents et longuets