Spiderman : Le Règne de l’Ombre, le mal s’arrête où le bien commence

14 déc. 2008
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Malgré un emballage vieillot et totalement bugé, un scénario mal exploité et un doublage totalement raté, Spiderman : Le Règne de l’Ombre s’en sort avec les honneurs. C'est grâce à son système de combat jouissif, ses affrontements aériens mémorables et les différentes fins accessibles. Espérons que pour le prochain épisode, l’habillage soit revu mais que le système de jeu reste inchangé, voire amélioré.

Après un Spiderman 3 très moyen l’an passé, Treyarch remet le couvert avec une nouvelle aventure de l’homme-araignée. Faute de long-métrage cette année, c’est une histoire originale contant le destin d’un héros torturé entre le Bien et le Mal qui vous est proposée ici. Quelle sera sa destinée ?

Le chaos qui règne dans New-York fait froid dans le dos.

Une histoire à double personnalité

Peter Parker alias Spiderman est l’un de ces super–héros au destin divisé entre sa paisible vie d’humain et sa vocation de sauveur de l'humanité. Ce personnage à la psychologie complexe ne cesse de se poser des questions sur ce qu’il est vraiment. C’est sur ses principales interrogations que les développeurs se basent au début mais elles sont vite oubliées au détriment d’une histoire se concentrant une fois de plus sur un New–York en proie à un terrible fléau. Le jeu commence par la vision d’un monde sombrant dans le chaos et d’un Spiderman totalement perdu. Vous contrôlez l’homme araignée quelques jours avant les évènements contés auparavant et qui vient tout juste d’être infecté par le symbiote de Venom (la substance noire). Votre but est de trouver l’origine de ce chaos et d’en détruire la source. Tout le long du jeu, vous devez faire le choix entre le Bien et le Mal, donnant une petite dimension psychologique au personnage. Elle permet juste d’accéder à différentes fins. L’histoire intègre tout de même quelques personnages issus de l’univers Marvel mais la mise en scène un peu faiblarde et les doublages bancales, voire totalement dérisoires, gâchent l’histoire pourtant assez bien parti. De plus, l'absence de musiques n’arrange pas les choses.

Les combats dans les airs offrent des panoramas et des sensations extraordinaires.

L’ivresse du combat

Le jeu se présente comme un beat'em all. De nombreux combats vous attendent à travers les rues de New-York en actionnant des quêtes optionnelles ou durant les missions du scénario. Le système de combat est le véritable point fort du jeu. Le fait de pouvoir changer de costume à tous moment en pressant le stick analogique droit donne accès à un éventail de coups très variés. Chaque costume offre des possibilités différentes. Le costume rouge permet de lancer des boules de toile alors que le costume noir offre la possibilité de jeter des véhicules sur vos ennemis ou de les attraper avec vos tentacules symbiotiques. Quant aux frappes de toile, celles–ci permettent de bondir sur un ennemi. Avec un peu d’entrainement et un bon timing, enchainez les ennemis devient un jeu d’enfants et donne des combats aériens totalement titanesques. Se battre à trois cents mètres du sol en ayant pour seul appui des ennemis volants rend les combats hors du commun. Plus vous combattez, plus vous obtenez des points d’expériences qui vous permettent, tel un RPG, d’augmenter les compétences de votre personnage afin d’apprendre de nouveaux coups dévastateurs. Petit souci tout de même au niveau du verrouillage des ennemis qui est assez brouillon et inefficace.

Tiens, voila un visage fort familier.

Les rencontres forgent le destin

Au cours de l’histoire différents alliés viennent vous apporter leur aide. Vous pouvez les appeler à n’importe quel moment, mais les alliés diffèrent en fonction de votre alignement. C'est-à-dire si vous choisissez le Bien, Wolverine ou Luke Cage, entre autres, vous viennent en aide mais si vous choisissez le coté obscure se sont, par exemple, le Vautour ou La Chatte Noire qui vous portent secours. À de nombreuses reprises, durant les cinématiques, vous devez faire votre choix entre le Bien et le Mal. De même, si pendant vos balades en ville vous tuez des pauvres innocents ou faites d’autres mauvaises actions, le coté obscure vous envahit. Au contraire, sauvez des vies vous rend bon. A l’instar des précédents épisodes, c’est une ville totalement ouverte qui s’offre à vous. Malgré les problèmes de caméra, Spiderman se contrôle au doigt et à l’œil : vous vous balancez, vous courez sur les murs, vous plongee dans le vide. Toutes ces choses que seul l’homme-araignée est capable. Le jeu ne brille pas vraiment par ses graphismes. Les nombreux bugs de collisions notamment pendant les combats sur les façades des bâtiments ainsi que le clipping atroce ne donnent pas l’impression d’être sur console de nouvelle génération. De plus, même si les personnages restent fidèles à l’univers, la modélisation sommaire n’est pas à leur avantage. Mais cela n’empêche pas de goûter aux joies des balades entre les grattes–ciels et de pouvoir tout démolir sur votre passage grâce à des environnements destructibles.
Les Plus
  • Un système de combat très bien rodé
  • L'alternance entre les deux costumes
  • L'évolution de vos caractéristiques
  • Les différents alliés disponibles
  • Plusieurs fins accesibles
Les Moins
  • Des graphismes dépassés
  • Des doublages pauvres
  • Une bande-son inexistante
  • Des bugs impardonnables
  • Un scénario mal travaillé
  • Quelques soucis de caméra