La tête dans les étoiles de Dark Horizon

20 déc. 2008
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2

Dark Horizon n'est pas un mauvais jeu mais il ne va pas non plus rester dans les annales. La maniabilité est douteuse, la personnalisation et le système de température du vaisseau sont nettement sous-exploités. Ce titre ne peut vous intéresser que si vous avez déjà fait le tour de tous les jeux du genre et que votre soif de combats spatiaux n'est toujours pas étanchée. En effet, malgré les tentatives pour ajouter un peu de richesse au gameplay, et la volonté de proposer une histoire plus étoffée que la moyenne, le jeu de Paradox Interactive échoue à prétendre être plus qu'un jeu moyen.

S'il est un genre qui n'a pas connu de gros bouleversements de gameplay ces dernières années, c'est bien celui des jeux de simulation de combat spatial. Les ténors du genre, menés par Freelancer et X3, ont vieilli sans que la relève ne soit réellement assurée. Et ce n'est pas Dark Horizon qui va entamer une quelconque révolution malgré les bonnes intentions des développeurs de Quazar Studio.

Vous pouvez choisir entre deux vues : une dans le cockpit, une de l'extérieur.

Un dernier espoir

L'Univers est menacé. Une force mystérieuse, appelée le Mirk, est en train de l'absorber, galaxie après galaxie et système solaire après système solaire. Malheureusement, toutes les armes conventionnelles se sont révélées totalement inefficaces contre ce dévoreur d'étoiles. Mais il reste un dernier espoir. Votre peuple, les Guardians, s'est associé aux Sia'Nuss et aux Bioses pour concevoir le Light Core, une sorte de gigantesque rayon laser. Sa construction est lancée, et vous devez protéger coûte que coûte ce dernier rempart tant qu'il n'est pas encore opérationnel. En effet, l'expansion du Mirk est appuyée par le peuple des Anti-beings, bien décidé à éradiquer toute forme de vie dans l'Univers. Un tutoriel vous permet de découvrir le maniement des différents vaisseaux de votre flotte avant de vous lancer dans la bataille. L'aventure est découpée en chapitres, eux mêmes divisés en missions. Chaque mission est en général constituée de petits affrontements indépendants. Pour chacun, il vous suffit simplement d'éradiquer l'escadron auquel vous êtes opposé pour passer au combat suivant.

Il suffit de larguer vos leurres au bon moment pour vous débarrasser d'un missile hostile.

Chaud et froid

Dès les premiers pas, vous vous rendez compte que les combats s'annoncent stéréotypés, répétitifs, et brouillons à cause notamment d'une maniabilité plutôt hasardeuse. Les graphismes sont quant à eux très soignés même si les environnements se ressemblent tous. En particulier, les effets de lumières et d'explosions des vaisseaux ennemis sont vraiment réussis. Malheureusement, il n'en est pas de même en ce qui concerne la bande-son, à la fois peu inspirée et peu variée. Pourtant, Dark Horizon propose une idée assez originale : il est possible de faire varier la température de votre vaisseau. En le refroidissant suffisamment, vous pouvez enclencher le mode shadow : votre vitesse maximale et votre cadence de tir sont réduits, mais vous devenez quasi-indétectable. Ce mode furtif est idéal pour éviter discrètement certains dangers. A l'opposé, lorsque vous réchauffez votre vaisseau, le mode corter devient accessible. Il augmente votre fréquence de tir et votre puissance offensive tout en réduisant votre bouclier. Ce mode s'enclenche également en cas de surchauffe de votre armement, lorsque vous forcez un peu trop sur la gâchette, par exemple.

Le choix du bouclier, du blindage et du propulseur doit se faire sans dépasser la masse maximale autorisée.

Personnalisation factice

Il est également possible de personnaliser votre vaisseau (type de bouclier, type de missiles, etc.) même si cela a quand même un effet pervers tel que le jeu est conçu. En effet, en lisant le descriptif d'une mission, vous tâchez de vous équiper en conséquence. Or, il arrive alors fréquemment que vous rencontriez des situations que ce descriptif ne répertorie pas. Par exemple, vous allégez votre navette parce que vous savez que vous allez affronter de petites sondes rapides. Vous gagnez ainsi en manœuvrabilité aux dépends de votre force de frappe et de votre blindage, mais comme les sondes sont peu protégées et peu armées, c'est un choix tout à fait pertinent. Mais voilà, vous rencontrez tout de même plusieurs vaisseaux amiraux qui eux, sont beaucoup plus massifs et dangereux, et le combat s'éternise parce que vous n'êtes pas capable de leur infliger suffisamment de dommages pour vous en débarrasser plus rapidement. Et comme vous ne retournez au hangar qu'après un certain nombre de missions, vous finissez, faute d'informations fiables sur les ennemis qui vous sont opposés, par toujours opter pour un vaisseau équipé de manière polyvalente.
Les Plus
  • Des graphismes soignés
  • Un petit prix
  • Une personnalisation des vaisseaux intéressante...
Les Moins
  • Des environnements peu variés
  • Une jouabilité moyenne
  • ...mais sous exploitée