Fading Shadows : une affaire qui roule

09 nov. 2008
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Ivolgamus
  • Développeur Ivolgamus
  • Sortie initiale 11 septembre 2008
  • Genre Réflexion

Avec son concept novateur, Fading Shadows a donc de quoi titiller votre porte monnaie si vous raffolez de jeux de bille. Il vous faut cependant réussir à dompter sa maniabilité grisante et passer outre l’austérité de sa réalisation pour profiter pleinement de l’expérience. Le titre du studio Ivolgamus demeure relativement honnête, et les fans de puzzle/réflexion sur PSP devraient y trouver leur compte, le temps de quelques heures...

Il suffit de jeter un rapide coup d’œil au catalogue de la portable de Sony pour s’apercevoir que la catégorie puzzle/réflexion est loin d’être sous représentée sur ce support. Fading Shadows s’inscrit quant à lui dans un sous-genre également bien présent sur PSP : le jeu de bille. Ceci étant dit, le titre du studio lituanien Ivolgamus a-t-il de sérieux atouts dans sa manche pour faire oublier la concurrence ? Ou, au contraire, vous fera-t-il perdre la boule ?

La réalisation assure le minimum syndical.

Un concept lumineux...

Jusqu’à présent, vous n’avez que deux choix de gameplay en terme de jeu de bille. Soit vous contrôlez directement la bille en question, comme c’est le cas dans Spinout, soit vous faites bouger le plateau de jeu afin d’orienter la boule, comme dans Mercury Meltdown ou Super Monkey Ball : Banana Blitz. Fading Shadows bouleverse quelque peu les habitudes puisqu’il n’entre dans aucune de ces catégories. Vous dirigez en fait un rayon de lumière ayant un pouvoir d’attraction sur la bille, ou orbe pour être précis. Les boutons croix et carré vous permettent respectivement de rétrécir et d’agrandir le rayon, octroyant ainsi à l’orbe une vitesse de déplacement plus ou moins importante. Un concept intéressant donc, d’autant plus que trois types d’orbes sont de la partie, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. L’orbe de bois a par exemple la capacité de flotter sur l’eau mais se consume assez rapidement au contact d’un rayon trop fortement concentré. A vous de jongler avec les différentes propriétés des orbes pour atteindre la sortie du niveau.

Les passages plates-formes peuvent poser problème.

...mais un gameplay hasardeux

Le jeu de bille fait clairement partie de ces genres qui se doivent de bénéficier d’une maniabilité à toute épreuve. Malheureusement, ce n’est pas le cas de Fading Shadows. D’une part, le magnétisme de l’orbe entraîne un certain flottement, rendant les mouvements parfois trop imprécis. Cela s’avère relativement énervant lorsque, à l’aide du bouton rond, la bille doit sauter de plate-forme en plate-forme et qu’elle finit dans le vide, comme dans le niveau 13 par exemple. D’autre part, et c’est surtout sur ce point que le bât blesse, la caméra demeure trop rigide. Vous ne pouvez en effet la tourner qu’uniquement par quart de tour grâce à L et R. La difficulté d’un niveau donné vient donc plus d’un angle de caméra peu pratique ou du gameplay général trop brouillon, plutôt que des énigmes en elles-mêmes. Celles-ci sont d’ailleurs pour le moins classiques : faire réfléchir votre rayon sur des miroirs, actionner des interrupteurs, brûler des cordes ou encore faire évaporer l’eau en concentrant votre rayon au maximum.

Les énigmes sont relativement simples.

Une ambiance attrayante

Si, sur un plan purement technique, le jeu est vraiment moyen, l’atmosphère qui s’en dégage demeure sympathique. Les tonalités heroic/fantasy apportent ainsi un peu de fraîcheur au genre. De plus, la bande son, contrairement à celle de Spinout, est loin d’être irritante. Elle paraît même envoûtante, avec ses thèmes discrets bien planants, qui peuvent rappeler la poésie d’un certain ICO entre autre. Sans grande surprise, il ne vous faudra pas très longtemps pour faire le tour des 40 niveaux proposés. Comptez entre cinq et huit heures selon votre habilité à manier l’orbe et votre patience. La difficulté est en dents de scie, plusieurs des premiers niveaux pouvant vous demander une bonne dose d’acharnement tandis que le niveau 32, par exemple, peut se faire en quelques secondes seulement. Enfin, des temps de chargements longuets entre chaque niveau ainsi que la présence de quelques ralentissements sont à signaler.
Les Plus
  • Un concept original
  • Une ambiance sonore plaisante
  • Un enrobage heroic-fantasy agréable
Les Moins
  • Une réalisation trop moyenne
  • Un gameplay pas assez précis
  • La durée de vie faiblarde
  • Les temps de chargements longuets