Test | Entrez dans la légende d'Assassin's Creed
26 oct. 2008

Testé par sur
Assassin's Creed - Director's Cut Edition

Issu des studios d'Ubisoft Montréal, après plus de deux ans de développement, Assassin's Creed – Director's Cut Edition est l'aboutissement d'un projet ambitieux de l'équipe déjà responsable de Prince of Persia : Les Sables du Temps. Basé sur le concept de liberté de mouvement, et plongé dans l'époque troublée de la troisième croisade, le titre vous propose d'incarner Altaïr Ibn'La-Ahad (Altaïr, fils de personne), un maître assassin dont la mission consiste à mettre un terme à la troisième croisade. Un jeu aux ambitions démesurées, mais UbiSoft s'est-il donné les moyens d'atteindre ses objectifs ? Que vaut la réalisation de ce blockbuster en puissance? Éléments de réponse.

Autodafé

Au temps des croisades, en Terre Sainte, se mêlent intrigues politiques, machinations et manipulations diverses. En ces temps troublés, une confrérie d'assassins tente de rétablir l'ordre en éliminant purement et simplement ceux qui profitent de cette situation et participent à son maintien. Vous êtes Altaïr, l'un des meilleurs assassins de l'ordre, malheureusement un peu trop impétueux et rebelle, ce qui vous pousse à commettre une erreur mettant en danger tout votre ordre. Déchu de votre rang, vous devez désormais accomplir un certain nombre de missions périlleuses afin de prouver votre loyauté et récupérer la confiance de vos pairs. Conçu comme une œuvre cinématographique, et agrémenté de nombreuses cinématiques, le scénario d'Assassin's Creed – Director's Cut Edition constitue déjà un tour de force. Souvent le point faible des jeux vidéo, c'est ici au contraire un véritable point fort, une intrigue qui vous tient en haleine tout au long du jeu tant vous avez envie d'en savoir plus, de connaître le fin mot de l'histoire. Avez-vous bien choisi votre camp ? Êtes-vous sûr de faire ce qu'il faut ? Chaque assassinat augmente encore un peu votre malaise... et le plaisir de jouer !

De la belle ouvrage

La réalisation est très soignée.

Altaïr évolue dans un environnement tout simplement magnifique. Un excellente modélisation, des textures fines, des animations fluides et réalistes, tout ici contribue à votre immersion dans le film... pardon, dans le jeu ! Mais l'erreur est compréhensible, tant l'alliance du scénario, des graphismes et des animations vous donne l'impression d'un film interactif. Les villes sont grandes, détaillées, offrant pèle-mêle places publiques, grands axes et ruelles glauques. Les toits aussi sont accessibles, ajoutant encore une dimension à votre terrain de jeu. Difficile de trouver un point faible dans la réalisation du titre du studio canadien d'UbiSoft, tant elle a été soignée. Il n'en fallait pas moins pour servir décemment le scénario du jeu.

Altaïr-ego

La maniabilité du personnage s'avère exemplaire.

Le gameplay du jeu n'est pas non plus en reste. A l'image du scénario et de la réalisation technique, il a fait l'objet d'une attention particulière de la part du studio de développement. Le maniement d'Altaïr est simple, fluide et pourtant riche. Les commandes tombent naturellement sous les doigts, et vous prenez rapidement plaisir à faire évoluer votre assassin. L'environnement contribue lui aussi à agrémenter le gameplay. Loin des parcours fléchés que vous trouverez dans de nombreux jeux, ici vous êtes libre de vos mouvements. Il vous est possible d'escalader tout ou presque : une corniche, une aspérité dans un mur, vous pouvez grimper. Et au vu de la richesse des environnements, il vous est facile de vous échapper par les toits. Attention cependant à ne pas grimper partout à tout bout de champ, si vous ne voulez entendre les passants se demander ce que vous êtes en train de faire, si vous n'avez pas perdu l'esprit... Les possibilités offertes par l'environnement et les interactions qu'il vous permet sont gigantesques. Vous vivez l'aventure sans être gêné par les habituels soucis techniques de ce genre de jeux à la troisième personne.

A la carte

Allez vous escalader ou frapper à la porte ?

Entre le mode actif, où vous escaladez, courez, combattez à l'épée, le mode passif où vous vous mêlez à la foule, vous dissimulez au sein d'un groupe de badauds, le jeu vous laisse libre, tant dans vos mouvements que dans le choix de la méthode à utiliser pour parvenir à vos fins, que vous choisissiez l'attaque frontale où l'approche discrète par derrière, d'affronter un à un tous les membres de la garde ou de leur passer discrètement sous le nez en vous camouflant dans une file de religieux en prière. Alternant phases d'exploration, de combat, de fuite, d'investigations discrètes et d'action effrénée, Assassin's Creed – Director's Cut Edition vous tient en haleine tout au long de l'aventure. Certains pourront lui reprocher peut être l'aspect un rien répétitif de la mécanique de jeu, mais c'est une impression qui ne vous tient qu'un court instant, entre le moment où vous venez d'abattre l'une de vos cibles et celui où vous repartez en quête d'informations sur la suivante.
Les Plus
  • Des graphismes fins et époustouflants
  • Des animations fluides et réalistes
  • Un scénario prenant
  • Une grande liberté d'action
  • Le simple plaisir d'évoluer dans ce monde et d'incarner Altaïr
Les Moins
  • Un peu répétitif, peut-être ?
Résultat

Assassin's Creed – Director's Cut Edition est une franche réussite. Chaque aspect du titre a été traité de belle façon, afin qu'aucun point noir ne vienne gâcher l'expérience de jeu. Si parfois le côté répétitif du scénario peut se faire sentir, ce n'est qu'à quelques rares instants du jeu, entre deux missions principalement, et c'est un sentiment fugace que vous balaierez en un instant. Même si vous n'êtes pas un aficionado des aventures à la troisième personne, Assassin's Creed vaut définitivement le détour, et pourrait même vous donner le goût de ce genre vidéoludique.

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