Fatal Inertia : un virage serré pour Koei

28 sept. 2007
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Koei
  • Développeur Koei
  • Sortie initiale 14 septembre 2007
  • Genre Course

Le concept est intéressant et quelques bonnes idées ressortent de Fatal Inertia. Le plaisir de jeu est indéniablement présent et même si la qualité graphique se trouve être en dents de scie, l'ensemble reste plutôt agréable à parcourir. Les différents modes de jeu permettent de varier les plaisirs, mais le manque flagrant de contenu devient vite rebutant. Trop peu de véhicules, un mode garage presque inutile, une bande son moyenne, un bon choix de tracés mais pas assez d'environnements différents... Même si le jeu se fait apprécier pendant quelques heures, la durée de vie est trop faible pour qu'il puisse vraiment convaincre. Une durée de vie absolument pas prolongée par le mode multijoueurs, qui ne rajoute pas de réel défi. Un titre qui trouverait davantage sa place dans une collection budget mais qui ne justifie pour le moment pas son prix de 60 euros. Si vous êtes passionné par ce type de jeu, Fatal Inertia saura probablement vous séduire, sinon, passez votre chemin.

Il est parfois difficile pour un jeu fraîchement débarqué sur le marché de se faire une place et de s'inscrire dans un genre qui connait déjà ses références. C'est pourtant ce qu'ont essayé de faire les développeurs de Koei, au travers de leur titre Fatal Inertia. Des courses futuristes dopées au motion blur et à l'adrénaline ainsi qu'un concept intéressant, mais aussi des défauts souvent trop pesants et une qualité globale assez inégale. Enfilez votre combinaison, départ imminent.

Le 22ème siècle n'a pas l'air très accueillant.

La formule 1 du futur

Des machines volantes capables de fleureter avec la vitesse du son. Des armes dévastatrices à profusion. Des pilotes prêts à tout pour gagner. Nous voilà téléportés au 22ème siècle, dans un monde toujours aussi demandeur en spectacle. A la tête de ce monde, quatre grandes puissances commerciales : la "Mercury Corporation", la "Phoenix Corporation", le "Aurora Group" et les "Titan Industries". Les quatre multinationales disposent de moyens technologiques très avancés et décident de mettre ces derniers à contribution pour s'affronter. C'est à ce moment que naît le "Fatal Inertia", un sport extrême mélangeant la vitesse des courses à l'adrénaline des combats. Un tel sport dans une zone habitée serait cependant impensable, puisque bien trop dangereux. Le "Fatal Inertia" se déroule donc dans endroits reculés, dénués de toute forme de civilisation. Des lieux tantôt paradisiaques, tantôt froids et austères. C'est sur cette toile de fond que se dessine la progression. Vous allez devoir faire vos preuves et montrer aux quatre puissances vos talents de pilote, afin qu'elles vous donnent accès à leurs technologies respectives. Cela vous permettra peut-être de vous hisser, course après course, au sommet du classement.

Un bon point : la sensation de vitesse est omniprésente.

Le permis de foncer

Le premier lancement du jeu peut-être assez déroutant. En effet, les menus sont particulièrement dépouillés et donnent davantage l'impression de se trouver devant un titre toujours en développement. Une fois le cap de l'interface passé, un petit tour dans le mode entrainement s'avère être un bon premier contact avec le pilotage et ses subtilités. Au travers de plusieurs courses sous forme de mini tutoriaux, la familiarisation est assez rapide et la prise en main agréable. L'apprentissage couvrant toutes les disciplines du "Fatal Inertia", de la course de combat à la course de vitesse (cinq modes au total), l'assurance est vite acquise. Vient alors le moment d'entrer dans l'arène et de se confronter à l'intelligence artificielle par le biais du mode carrière. Le "scénario" y est - trop - brièvement amené et pratiquement pas développé, ce qui limite fortement l'immersion dans le contexte. Les courses s'enchaînent ensuite par séries, elles mêmes regroupées en trois niveaux de difficulté. Si le niveau "Exhibition" vous laisse prendre du plaisir et profiter des décors, dès le mode "Professionnel" la difficulté s'accentue, laissant ensuite place à un niveau "Elite" bien trop exigeant. Vous pouvez également traverser les 50 pistes du jeu (réparties sur cinq environnements) via le mode course un joueur, qui donne un accès rapide à toutes les courses. Les neuf armes disponibles rajoutent une dose de piquant aux courses et aident parfois bien à s'imposer en tête de course.

Vous aurez bien du mal à éviter carambolages.

Une inertie qui devient vite trop fatale

L'amusement des premières heures laisse vite sa place à la frustration. Le plaisir de pilotage en inertie procuré par les machines du début (moins puissantes et plus maniables) prend fin dès que vous passez à la catégorie Phoenix (seconde catégorie de véhicule disponible). Difficile de terminer sur le podium lorsqu'une collision avec le décor vous fait perdre brutalement votre place à un tour de l'arrivée... Il est cependant possible d'améliorer ses machines grâce au garage, dont les composants sont à débloquer en mode carrière. Garage qui se trouve être en fait un gadget sans grand intérêt, puisque les composants fournis permettent plutôt une personnalisation visuelle que technique. Aucun moyen donc de réellement améliorer la maniabilité des machines les plus puissantes. Vous vous contenterez donc dans la plupart des cas d'utiliser le Mercury (qui est la machine de base du jeu). En jouant des coudes avec le Mercury, la place sur le podium reste possible, même au niveau Professionnel, sauf bien entendu dans les courses de vitesse. Les courses de vitesse sont d'ailleurs les plus difficiles, et deviennent presque impossibles dès le niveau Professionnel. Les engins utilisables pour ces dernières sont très rapides et peu maniables, les circuits étant petits et parsemés d'obstacles, et l'inertie toujours aussi importante, il devient utopique de faire un tour complet à pleine vitesse, de peur de rater un virage.
Les Plus
  • Un concept intéressant...
  • Des graphismes sympathiques
  • Un pilotage agréable
Les Moins
  • ... mais mal exploité
  • La durée de vie limitée
  • L'inertie souvent handicapante
  • La difficulté trop peu progressive
  • La bande son passable
  • L'intelligence très artificielle