Vivisector : en voie méritée d'extinction

28 avr. 2007
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur 1C
  • Développeur Action Forms
  • Sortie initiale 23 février 2007
  • Genre First Person Shooter

Une machine équipée d'un processeur tournant à 2Ghz et une 7600GT permettent de pousser les détails au maximum. Le champ de vision est alors plutôt correct. Les divers filtres offrent un bon rendu, donnant des textures lissées à souhait. Les armes, tout comme les ennemis, ne sont pas excellemment bien réalisés. Mais il a déjà été vu pire dans de meilleurs jeux. Certains bouts de niveaux laissent deviner le travail de level-designers un minimum expérimentés. Mais tout cela ne fait pas le poids face aux défauts cités plus haut. L'intérêt du jeu est piétiné par tous ces griefs. En fait, il va falloir chercher loin pour trouver un intérêt à cette fade histoire. Mais si par le plus grand des hasards le décès des copines de supers-gerilleros vous prenait aux tripes, vous pourriez vous y intéresser. Quoiqu'il en soit, Vivisector est bien fade, comme beaucoup de titres, mais il ne donne pas envie d'y jouer. Et pour arriver à ce résultat, il faut quand même le vouloir. Un dernier point : à la fin, vous découvrez que le scientifique fou a inséminé votre blonde qui n'est pas morte. Vous vous échappez dans une capsule de survie, et théoriquement vous aurez plein de petits Stallone blonds. Au suivant !

Vivisector est un FPS qui a eu bien du mal à traverser le Rhin. Bien que le jeu fut gardé en otage comme la recette ancestrale du Struddel, il n'en est pas moins vrai que certaines images sont parvenues jusqu'ici. De là naquit une pointe de curiosité pour certains. Et un dégoût pour d'autres. Mais, au delà de ces captures laconiques et pour la plupart humoristiques, c'est de toute l'oeuvre en mouvement qu'il faut juger.

Le début est pourtant prometteur.

Une histoire pas banale

Commencez par apprécier les senteurs chaudes du scénario qui ne sont pas sans rappeler vos dernières vacances au Panama. Vous êtes un Special Ops. Mieux encore : vous êtes le plus beau et le plus ténébreux des Special Ops. Heureusement, car sans cela la plantureuse blonde en collant vinyl de l'équipe ne serait pas folle de votre regard. Et vous, en tant que professionnel, la regardez à peine. Mais vous l'aimez en secret, car vous êtes un dur et il n'y a qu'à votre M16 que vous donnez un petit nom. Tout cela est à cause de votre chien, Bobby. Ce chien, adopté pour votre naissance, que votre père vous a forcé à abattre pour vos 8 ans. C'est un passage obligé avant l'âge adulte que de tuer son animal préféré. Ou alors peut-être est-ce à cause de ces morceaux de verre qu'il vous servait dans la soupe. "Les vrais hommes mangent du verre sans saigner" qu'il disait : la bonne époque. Mais, alors que vous partez en mission champêtre récupérer un groupe de GI perdus, tout se complique. Vous visitez une cabane, la porte se bloque, des flammes apparaissent ainsi qu'un chien électrique. C'est Bobby qui revient vous hanter ! Vous le tuez une deuxième fois, mais trop tard car il a tout juste eu le temps d'ôter la vie de votre blonde. Un sentiment curieux s'empare de votre esprit.

Voici un toutou bloqué.

De surprise en surprise

Comme les chiens sont revenus se venger, saisissez votre arme et abattez-les tous. C'est chose facile, car ils arrivent par groupe de dix assez fréquemment. Pour tout dire, Vivisector propose de vastes niveaux, certes, mais ils sont très linéaires. Vous découvrez que votre épopée vous promène en fait sur l'île du Docteur Moreau. Un scientifique a mutilé et muté bon nombre d'espèces. Gorille-lance-grenade, lion-lance-flammes, loup-bipède (qui porte un Perfecto) tirant à la carabine : les pires combinaisons possibles existent. Vivisector vous le prouve. Reposez donc votre encyclopédie, les chiens électriques n'existent pas. Inutile de vouloir en dresser un pour alimenter votre PC sur la plage. C'est dans ces tunnels aux vastes horizons que vous tirez sans réfléchir les centaines de balles de votre chargeur. Effectivement, recharger son arme est une perte de temps, et les durs ne perdent pas de temps pour tuer. La ballistique aussi n'a pas sa place. Tant que le champ de vision le permet, vous tirez droit et faites mouche. Vous commencez à saisir l'ampleur du programme, mais ça ne s'arrête pas là.

A droite : votre objectif. Juste devant : un mur invisible.

Suivez le guide, c'est tout droit

Vous traversez des lieux à la limite de l'incohérence, les phases de massacre sont entrecoupées de séances de marche à pied. Vous repérez quand aura lieu l'assaut des monstres très simplement. Vos objectifs sont symbolisés par des balises qui émettent une lumière verte qui monte jusqu'au ciel. Soit. Lorsque vous atteignez un objectif, attendez-vous à ce qu'une dizaine d'ennemis surgissent de nulle part. Mieux encore : vous repérez les pièges sans pouvoir les éviter. Ainsi, c'est en toute connaissance de cause que vous entrez dans la gueule du loup. Tantôt ce sont des grilles qui se referment et vous barrent le chemin, ou encore une cage surgit du sol et vous emprisonne. Vous avez déjà vu plus subtil. Ces effets de style auraient pu être intéressants à deux conditions. En premier lieu, s'il était possible de s'en échapper ou de les contourner en faisant appel à un tant soit peu de bon sens. En deuxième lieu : s'ils n'étaient pas visibles à des kilomètres. Viennent ensuite divers environnement plus ou moins fermés, mais tous utilisent la même recette. C'est toutefois assez dommage que le résultat soit si pitoyable, car la technique n'a pas que du mauvais. La preuve.
Les Plus
  • Pas besoin de recharger
  • Pas besoin de viser
  • Pas besoin de réfléchir
  • Pas besoin de chercher sa route
  • Des ennemis graphiquement divertissants
  • Quelle ingéniosité dans les mutations des animaux
  • Une folle ribambelle de pièges
Les Moins
  • Vendu contre des Euros