Maxi plaisir avec les Minimoys

11 févr. 2007
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Une fois n’est pas coutume, Arthur et les Minimoys parvient carrément à proposer un produit meilleur que le film dont il est adapté. Soufrant d’un nombre de défauts insignifiant comparé à ses qualités, ce jeu offre une aventure complète, variée, jolie et amusante, aussi bien pour les petits - attention toutefois à la difficulté de certains passages - que pour les plus grands. En se concentrant sur une action rythmée, il vous évite même d’avoir à trop subir le discours sirupeux et convenu du long-métrage. Au fil du temps, l’équipe d’Etranges Libellules gagne un peu plus en savoir-faire et maîtrise son propos avec une classe certaine. Vivement ses prochains jeux !

S’il n’y a évidemment pas de recette miracle pour réussir à coup sûr l’adaptation d’un film en jeu vidéo, il existe tout de même quelques principes de base à respecter. Le premier consiste logiquement à savoir bien s’entourer. Et en confiant la tâche à l'équipe d'Etranges Libellules, Luc Besson a vu juste puisque le résultat est largement au-delà des espérances. Il se paye même le luxe d’être plus réussi que le film lui-même.

La devise des Minimoys est simple : "Un pour tous et tous pour un !"

Les trois moustiquaires

Passons directement sur l’histoire puisqu’elle reprend à peu de choses près la trame du film d’animation (des extraits interviennent régulièrement pour la rappeler). Etranges Libellules a joliment réussi à s’en extirper pour proposer une progression intéressante. Les coupes franches obligées ne facilitent pas toujours votre compréhension de l’intrigue mais qu’importe, l’essentiel est ailleurs. Arthur et les Minimoys offre une aventure plaisante et originale. La possibilité de diriger trois personnages aux caractéristiques propres permet une variété de situations sympathiques. Ainsi, là où Arthur semble impuissant, Sélénia ou son cabotin de frère Bétamèche peuvent faire la différence. Le jeu s’adressant en priorité aux enfants, l’icône du personnage le plus adaptée à la situation qui se présente clignote. Fastoche ! Et comme dans toute équipe, impossible de progresser sans tous ses membres. Il arrive parfois que l’un des héros soit capturé par un vilain séide qui tente alors de l’embarquer dans une cage tractée par un moustique. A vous d’utiliser l’un des deux autres personnages jouables pour libérer le troisième. Vous devez donc être constamment attentif au devenir de vos petits protégés. Cette astuce permet d’accroître votre implication et votre intérêt pour eux, sans que l’un soit privilégié par rapport à l’autre.

L'amée séide débarque régulièrement pour tenter de vous barrer la route.

Beat’em all !

Avec Asterix & Obelix XXL 2, leur précédent titre, Etranges Libellules avait déjà démontré ses capacités en matière de gestion de combats. Même s’il s’agit aussi d’un jeu d’aventure, Arthur et les Minimoys use de nombreux passages musclés durant lesquels vos trois héros doivent taper sur du séide à tour de bras. Ces séquences sont récurrentes et malgré une diversité dans les attaques possibles à réaliser, elles se montrent répétitives et plutôt confuses. La caméra volatile (mais ajustable) y est pour beaucoup. Certains gros ennemis, dont le "monstre séide", proposent un challenge plus intéressant car vos trois compères ne seront pas de trop pour en venir à bout. Idem pour le scolopendre dont la taille impressionnante nécessite de grimper dessus - toujours à trois - pour tenter de le mettre à mal avec vos armes. Cela dit, des ennemis plus petits et a priori inoffensifs peuvent être tout aussi redoutables. En passant à proximité d’une plante, Arthur risque par exemple de se faire attraper par sa tige. Sélénia et Bétamèche doivent alors l’aider à s’extirper de cette emprise. Le monde des Minimoys est décidément plein de surprises.

Actionner ce mécanisme libère un passage dans les environs.

Une progression variée

Malgré cette omniprésence des combats, Arthur et les Minimoys est aussi un jeu d’aventure où vos méninges sont mis à l’épreuve. Rassurez-vous, l’épreuve est au niveau de la cible visée. Inutile d’avoir fait HEC pour s’en sortir. Il s’agit d’avantage de faire appel à votre dextérité qu’à votre cervelle. Vous devez ainsi actionner - souvent à plusieurs - de nombreux mécanismes pour progresser dans l’aventure : ouvrir des portes à l’aide d’interrupteurs dissimulés dans les environs, dégager un passage en poussant ou tirant un objet lourd, voire en en empilant plusieurs, etc. Les séquences de plates-formes sont également de la partie. Parfois en temps limité (vous ne pouvez pas rester accroché plus d’une dizaine de secondes à une corniche par exemple), elles permettent de dramatiser votre progression et de lui donner du tonus. A certains moments du jeu, vous avez accès à des moyens de transport amusants tels qu’une coccinelle ou une araignée. Au sujet de la faune que vous êtes justement amené à rencontrer, il est parfois nécessaire d’utiliser une boule de pollen pour la rendre docile et l’utiliser ensuite. En effet, certains insectes en sont très friands. A vous de taper du pied dans une plante pour libérer le pollen, de passer la boule extraite à l’un des deux autres héros pour aller plus vite vers l’insecte à nourrir.
Les Plus
  • Un univers complet et sympathique
  • La complémentarité des trois compères
  • Jouer au foot avec une boule de pollen
  • Le fun du vol à dos de moustique
Les Moins
  • Une caméra capricieuse
  • Une difficulté pas toujours bien dosée par rapport à la cible visée