Ten Hammers : Full Spectrum Warrior enfin à la hauteur

11 oct. 2006
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur THQ
  • Développeur Pandemic Studios
  • Sortie initiale 21 avril 2006
  • Genre First Person Shooter

...peut-être insuffisant. En effet, le moteur ependant il est agréable de constater qu’à la différence de nombreux jeux, on ne peut qu’apprécier le fait de ne pas avoir l’impression de toujours revoir la mise bout à bout d’éléments identiques de manière diversifié. Les décors dans des tons très chauds pour respecter le scénario sont quant à eux toujours bien construits et suffisamment variés. Coté sonorisation de cette univers, c’est du très bon, tout est très réaliste : les cris, les tirs. Les musiques sont par contre très basiques. D’ordre militaire ou non, elles sont assez vite agaçante, mais il est toujours possible de les couper pour s’immerger dans le cœur de la bataille. Il aurait été bienvenue d’incorporer ces grandes musiques, un peu patriotique, de celles qui vous prennent au tripes, voire qui émeuvent aux larmes. Si le premier volet n’avait finalement pas beaucoup marqué les esprits, cette suite démontre le travail sérieux qui a été fait sur les défauts majeurs de Full Spectrum Warrior. Si le challenge du mode Authentique est corsé, il reste abordable à un niveau plus faible aux joueurs occasionnels. Résolument stratégique, ce jeu est déconseillé aux fans de FPS pur et dur. Le vrai bémol à faire sur Ten Hammers, c’est le manque de soin apporté à l’aspect graphique et sonore du jeuLe niveau général reste correct, mais cette qualité moyenne ne lui vaudra pas son statut de HIT.

A couvert ! Le second volet de Full Spectrum Warrior débarque. Intitulé Ten Hammers, il vous emmène une fois de plus au coeur des champs de batailles. Tiré de simulateurs de l’armée américaine, cette série se veut être la plus réaliste qui soit. En effet, point de charge à la mitrailleuse, mais plutôt de courtes secondes de réflexion. Dextérité et jugeote devront vous habiter pour repousser les hordes d’insurgés qui empêchent les gentils américains de sauver le monde une fois de plus. Attrapez votre matériel et prenez le commandement de la section alpha.

Un tir rapide du mitrailleur, alors que l'équipe est à couvert.

Une série qui se veut originale

Full Spectrum Warrior, voilà bien un jeu qui s’est démarqué des autres. Et ce nouvel opus ne déroge pas à la règle. Amateurs de Quake et autres FPS (Jeu de tir à la première personne) passez votre chemin, il n’y a finalement que peu de phases de tir à proprement parler. C’est plutôt à un jeu de stratégie temps réel auquel ce titre peut être comparé. Vous êtes aux commandes d’une ou plusieurs sections de 4 soldats selon les missions, vous donnez les ordres et devez mener votre camp à la victoire. Comme vous allez le voir, les possibilités sont nombreuses et l’ambiance est très vite tendue. L’histoire se déroule au Zékistan, un pays inventé pour l’occasion, certainement pour éviter tous rapprochements à des situations réelles existantes. Quoiqu’il en soit, après une attaque contre les membres de l’Al Afad, une organisation d’insurgés, les généraux pensaient en avoir fini. Mais une zone qui jusque là avait été loin des champs de bataille se réveille : un nouveau dirigeant veut bouter les Occidentaux hors du pays et prendre le contrôle de ce dernier. C’est à se demander comment les éditeurs peuvent bien faire preuve d’une telle imagination, mais derrière ce scénario très classique, vous attend une mise en scène interne à chaque mission toujours travaillée qui permet à l’aventure d’être suffisamment accrocheuse.

Prenez le temps de réfléchir avant tout déplacement, la moindre erreur est fatale.

Un réalisme surprenant

L’impression de réalisme est flagrante, aussi bien au niveau des dialogues (avec les insultes typiquement américaines), que des possibilités stratégiques. Chaque action doit être murement réfléchie, sous peine de sanction immédiate. Dans Full Spectrum Warrior inutile d’espérer encaisser une rafale et d’en sortir indemne, mais rassurez-vous, si vous êtes suffisamment habile, il est possible de traverser des niveaux sans même être toucher. Facile dans ce cas direz vous ? Certainement pas, trois modes de jeu vous seront proposés, sergent, sergent chef et authentique. Si dans le premier tout vous est indiqué et que vous trouvez l’ennemi docile, cessez de vous moquer et partez à l’assaut du mode authentique, là c’est la jungle, plus d’indicateur de santé, plus de marqueur de positionnement des ennemis et surtout, plus de sauvegarde au au cours des niveaux. Il vous reste la capacité de votre chargeur, l’interface des boutons bien sûr, et les viseurs lorsque vous utilisez les modes de visée précise qui ne sont en fait que de peu d’utilité puisque très gros. Dans ce dernier mode, les ennemis sont également bien plus coriaces : ils mettent eux aussi en place des stratégies de contournement, de diversion. Voyez en fait le mode sergent comme un mode de résolution d’énigmes (vous trouvez la bonne posture c’est gagné), et le mode authentique comme un mode temps réel où les ennemis répondent efficacement à vos diverses manœuvres. Contrairement au premier opus, le défi est là pour les plus acharnés, et ce n’est pas pour nous déplaire.

La jeep et son cannonier que vous voyez là font parti vos effectifs lors de certaines missions.

Inspection de l'armement

Votre équipe d’intervention est composée de quatre hommes, en réalité vous serez plus souvent en charge de deux sections et d’un véhicule. Soit 8 hommes de terrains, et un armement lourd lors de courtes séquences. Chaque section comporte donc un leader (votre tireur d’élite), un mitrailleur (lui c’est le bourrin, mais non désolé, vous lui dites juste où agir, vous ne contrôlez pas son tir), un grenadier (il porte une arme lourde, un lance-grenade dévastateur), et un éclaireur. Ce dernier étant le moins gradé, il se cantonne à la tache du transport des blessés mais il tire aussi lors des manoeuvres basiques. Chaque zone de combat offre elle aussi son lot de variété, des fenêtres, des murs. Votre pointeur vous permet de choisir précisément comment placer votre escouade face à chaque élément du décor. Bien évidemment, la gestion des blessés et de chaque élément du matériel (fumigènes, grenade) entre en ligne de compte. Des points sont en places dans la zone de combat, pas toujours très bien abrités, à vous de vous débrouillez. Chaque section peut se diviser en deux groupes pour permettre les diversions et pour couvrir divers angles. Passons aux critiques, en effet, le challenge est présent, mais l’interface n’est pas vraiment optimale pour réagir à toutes les situations assez rapidement. Tout n’est pas mis en place de manière logique ou ordonnée, vous vous retrouvez souvent à cliquer au hasard sur un des sticks pour chopper cette fichue commande de repli ou de regroupement.
Les Plus
  • Le nombre de possibilités
  • L'intelligence artificielle
  • Le réalisme
Les Moins
  • Les musiques
  • La difficulté de prise en main