Blazing Angels à deux doigts du paradis

04 mai 2006
Testé par matthew sur
Aussi disponible sur
3
  • Éditeur Ubisoft
  • Développeur Ubisoft
  • Sortie initiale 30 mars 2006
  • Genre Action

Blazing Angels : Squadrons of WWII vous plonge à nouveau dans la seconde guerre mondiale, mais cette fois-ci vous avez des ailes. Ubisoft signe ici un titre emblématique des consoles nouvelle génération : du grand spectacle au gameplay un poil trop léger. Le voyage en vaut tout de même la peine.

Votre escouade est là pour vous aider

Batailles célestes

Dunkerque, Londres, Paris, Berlin, Midway, Rabaul. Toutes les villes ont toutes un point commun : le ciel les domine, omniprésent. Mais celles-ci ont ceci de particulier qu'elles furent le théâtre d'affrontements aériens durant la seconde guerre mondiale. Blazing Angels vous met aux commandes d'un Spitfire, d'un P-51 Mustang ou tout autre tacot à hélice et vous plonge dans des dogfights retraçant les batailles ayant fait rage sur l'Europe, le Pacifique et l'Afrique entre 39 et 45. Depuis les missions d'espionnage jusqu'au torpillage de porte-avions, tous les aspects du métier de pilote sont représentés. Votre objectif principal reste cependant l'élimination en bonne et due forme de la menace ennemie : pas de souci, vos munitions, mitrailleuse ou roquettes sont illimitées.

Les combats air-mer sont épiques

Du spectacle revendiqué

Entre arcade et simulation il n'y a pas eu d'hésitation. Blazing Angels a résolument choisi le camp du grand spectacle, de l'action sans prise de tête. En dehors des munitions illimitées, de multiples détails vont dans le sens du jeu sans s'embarrasser de réalisme. Vous pouvez par exemple utiliser les compétences spéciales de vos compagnons d'escadron pour réparer votre avion, en enchaînant une série de boutons apparaissant à l'écran. Même si cela peut en décevoir certain, il est difficile de reprocher à Ubisoft cet axe clairement revendiqué : tout va dans le sens du spectacle et pour cet aspect-là vous en avez pour votre argent. L'interface, minimaliste, donne même la sensation d'être au cœur d'un bataille de la guerre des étoiles : les marqueurs ennemis rouge en forme de X reprenant la forme des ailes des X-wings. Les amateurs de Star Wars: Rogue Leader y trouvent leur compte.

Le nombre d'ennemi à l'écran est souvent impressionant

Au septième ciel

En dehors de ce détail, la réalisation est tout simplement bluffante. Les teintes désaturées des cieux immergent dans une ambiance proche des films d'époque. L'accélération représentée par des lignes de force blanche offre un véritable ballet aérien. L'effet d'ouverture de diaphragme pendant le tir renforce la luminosité du soleil jusqu'à vous exploser la rétine. Mais le coup fatal vient d'une fonctionnalité de gamplay toute bête qui transforme le jeu en expérience cinématographique : en maintenant la gachette gauche enfoncée vous verrouillez l'ennemi le plus proche, la caméra se fixant dessus. D'un point de vue embarqué classique on passe à des scènes dignes des meilleurs films d'aviation, le ventre de votre engin s'offrant à votre regard. Looping, Immelman, piqués, vous volez dans les cieux comme un poisson dans l'eau. Ajoutez à cela des villes modélisées en détail comme toile de fond, ainsi qu'une bande musicale épique, vous obtenez un jeu splendide, digne de votre 360.
Les Plus
  • Les effets spéciaux
  • La modélisation des villes
  • Le rendu désaturé
Les Moins
  • Les missions répétitives
  • Le rythme
Résultat

Malheureusement, Blazing Angels : Squadrons of WWII en met tellement plein la vue durant les premières minutes de jeu que l'on tombe de haut en prolongeant l'aventure. La petite dizaine d'heure du mode solo enchaîne les missions sans proposer de véritable défi et les missions sont très linéaires. Vague après vague on descend les escadrons ennemis, et l'ennui ne tarde pas à poindre. Mis à part certaines missions, comme celle où il faut se diriger grâce au son de la radio ennemie en pleine tempête, le titre souffre d'un manque de rythme qui est partiellement dû au genre. En effet il est difficile de mettre en place un level design efficace dans une espace aussi ouvert que le ciel. C'est le script des missions qui aurait pu palier ce problème, en proposant par exemple des retournement de situation digne de ce nom. La répétitivité de l'aventure et la facilité générale sont autant de fausses notes qui font de Blazing Angels : Squadrons of WWII un titre sympathique alors qu'il était proche de la grande réussite.