Micromania Games Show 2008

26 nov. 2008
Rédigé par Adyboo

En direct du salon

Los Angeles, Leipzig et pourquoi pas Paris avec le Micromania Games Show ? Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce salon une grande messe à ne pas louper : Des spécialistes du jeu vidéo comme Atsushi Inaba ou David Cage et des stands originaux à souhait, avec une mention spéciale pour Gears of War 2. Maintenant, vous n’avez plus aucun prétexte !

Il faut de tout pour faire un monde

Depuis le long du Parc des Expositions, le Hall 6 résonne comme si vous y étiez, histoire de mettre dans le bain. La cavalcade est vite disciplinée et l’entrée se fait tout en douceur, accompagné à l’intérieur par des hôtesses plus charmantes les unes que les autres. En face trône Eidos, suivi sur les cotés par Sony et Nintendo. Le ton est donné, ce sont les gros poissons qui entourent de leur énorme nageoire les éditeurs/développeurs comme Midway ou Sega. Certains stands sont tout juste gigantesques, tant par leur taille que par le nombre de console disponible (hommage à Resistance 2 et son nombre agréable de borne PS3). Chaque parcelle se voit décorer en fonction du jeu présenté : de la jungle en passant par la scène rock, ou bien alors le célébrissime siège rouge de Pro Evolution Soccer. Voulant mettre en avant le jeu occasionnel, un espace "Jeu pour Tous" a été installé. Et pour les plus acharnés, des concours étaient préparés à l’emporte pièce, comme chaque année. Maintenant que vous situez plus en détail la géographie et l’atmosphère du salon, place aux jeux.
 

Mirror’s Edge : plus charismatique que Mlle Croft

Bienvenue dans la ville la plus froide du monde, où le totalitarisme a pris le pouvoir. Faith, par sa félinité et sa vivacité, va jouer les Yamakasi dans une ville blanchâtre, dénuée de toutes couleurs vives, afin d’être le Messager de la résistance. Seul un fil d’Ariane rouge vous aide dans votre parcours. Contre les murs, via un tuyau mais encore sur une planche, les indices sont bien égrenés et votre course jamais ralentie. Elle donne même l’impression de s’accélérer grâce aux effets de flou sur les côtés, et par l’angoisse (et donc l’adrénaline) que vous procure les courses poursuites avec les gardes. Malgré sa souplesse, éviter le combat rapproché reste un atout indéniable du fait de sa fragilité et de la vue à la première personne. Désarmer ou tirer n’est pas une chose simple à effectuer, il vaut mieux donc jouer le Hussein Bolt de service.

Electronic Arts ose sortir des sentiers battus et des suites à rallonge en vous offrant une aventure originale. Disponible à la vente, il faudra remercier DICE pour le développement.
 

Naruto Ultimate Ninja Storm : petit ninja deviendra grand

Le phénomène Naruto déferle à travers la France depuis déjà quelques années et c’est avec plaisir qu’il débarque sur PlayStation 3. CyberConnect 2, responsable des très bons volets sur PS2, prend les rênes d’un jeu de combat vif et agréable. Avec vingt cinq personnages jouables, le titre retrace le destin de l'orphelin de Konoha jusqu’au combat mythique avec son rival/ami Sasuke. Les antagonistes principaux sont réunis, de Rock Lee à Gaara en passant par Itachi et Tsunade, vos chakras s’éveillent pour le plaisir de vos pupilles. Ninjutsu et Taijutsu se révèlent via des graphismes proche du dessin animé. Seul point négatif, pas de mode en ligne. Il faut donc attendre un nouvel épisode afin de savoir qui est le véritable Hokage.

D'ores et déjà disponible, les fans attendent de pieds fermes la venue des nouveaux acteurs Shippûden. En espérant des styles plus appuyés et des joutes via le net.
 

Tomb Raider Underworld : le dernier volet de la trilogie

Afin d’enfoncer le clou netx-gen, Lara Croft termine son épopée avec brio : fluidité des mouvements, modélisation plus vraie que nature en la personne d'Alison Carroll, décors atypiques et variés. La maîtrise de Crystal Dynamics s’impose malgré une version présentée non-définitive. Toujours en quête de savoir, la belle crapahute avec grâce et souplesse, tout en préservant la stérilité de ses neurones. Comme à son habitude, l’enquêtrice choc du jeu vidéo devra jouer les apprentis Sherlock Holmes. Si les lieux visités vous rappellent des souvenirs vis-à-vis des anciens épisodes, le travail effectué sur les environnements permet la redécouverte de ces lieux, quoique parfois délaissés. En flingues, dynamites ou lampe torche, difficile de résister à l’appel de la sirène, plus en chair et en pixel que jamais.

Depuis le 21 novembre, Eidos édite un jeu qui répond aux questions des puristes, c’est-à-dire les origines maternelles de Lara, ainsi que les réels pouvoirs du marteau de Thor.
 

Prince Of Persia et Aladdin, même combat

Un prince aux allures de mendiant, voici votre héros nouvelle mouture. A croire que le changement est radical par rapport à la série, aux vues des graphismes et ses penchants comics. Également surprenant pour les inconditionnels de la saga, la jouabilité est épurée et fait la part belle à une recrue féminine. Elika, pleine de charme et de dons incroyables, vous permet d’éviter tout simplement le Game Over. Étonnant et détonnant, ceux qui n’avaient jamais connu la difficulté d'un Prince of Persia peuvent désormais s’initier aux joies de la plate-forme acrobatique. Premières étapes dans un désert aride mais creux, seconde dans un temple bordé de lumière, sans casse-tête particulièrement retord à déjouer. Les affrontements sont assez sympathiques, sans pour autant transcender le genre, seul des cinématiques interactives parsèment le combat final avec le boss.

Avec une pareille refonte de l’univers Perse, les plus frileux vont pouvoir s’exercer à courir sur les murs et sabrer de manière spectaculaire. Les autres peuvent être très surpris, agréablement ou pas d’ailleurs. Réponse le 4 décembre.
 

Les zombies contre-attaquent dans Left 4 Dead

Le goût de Counter-Strike, la couleur de Counter-Strike, crée par l'équipe de Counter-Strike, c’est donc l’interplanétaire FPS qui est décrit dans ces lignes. Eh bien non ! Arrivé dans une ville uniquement peuplé par des morts-vivants, c’est dans le métro que vous et votre équipe partez combattre des êtres venus d’outre-tombe. Clin d’œil évident au niveau des bruitages, graffitis et armes à porter, seul l’atmosphère Dead Rising change avec l’esprit des assauts en ligne. Pour nettoyer la vermine, rien de tel que de faire ça à plusieurs. Jouable avec quatre molosses armés jusqu’aux dents, la coopération est donc de rigueur. A vous de ne pas partir tête baissée, car la vague d’opposant est juste impressionante. Au minimum une dizaine, rapide comme l’éclair, attendre que vos coéquipiers viennent vous prêter main forte n’est peut être pas la stratégie la plus adaptée. Quoique, le jeu restant assez arcade.

Valve a concocté un jeu agréable mais pas forcément novateur. Disponible depuis le 20 novembre sur PC, 360 et PS3, c’est une alternative à Call of Duty : World at War et autres Resistance 2.
 

Galéjades dans The Lapins Crétins Show

Quand les adorables petits lapinoux déglingués de la noix de coco se moquent gentiment de la télé, ça donne The Lapins Crétins Show. Avec près de cinquante mini-jeux, dont la plupart utilisant la Balance Board, vous êtes mis à contribution dans le ridicule. Bouger en rythme avec vos Wiimote/Nunchuk, faire une course de luge à dos de vache, naviguer dans l’espace pour, au final, s'exploser contre un astéroïde devient le lot quotidien de nos peluches myxomatosées. Parfois redondant, le fun reste présent à plusieurs, persistant dans l’esprit des party game insensé ou l’absurde est roi. L’esprit de compétition prend parfois le relais et à huit, la promesse de vidéos qui tournent sur YouTube pour afficher ses amis est envisageable. Imaginer votre entourage sur la Balance, visant le meilleur score pour conclure la face sur un chalet. Sympathique. A l’effigie des lapins crétins.

La troupe d’Ubisoft affine une licence phare du jeu vidéo familial. Le 13 novembre 2008 était donc à marquer d’une pierre blanche aux yeux rouges dans les chaumières.
 

Happy End

MadWorld et Heavy Rain étaient bien présents. Malheureusement, pas de démos jouables à l’horizon. Petit point à souligner quand même, le fossé qui commence à séparer les joueurs acharnés des occasionnels. Pour plaire à tout le monde, le Prince devient plus accessible, Naruto est encore simplifié et une ribambelle de jeux estampillés "casual" sortent (Les Lapins Crétins, Les Ch’tis, etc.). Malgré tout, il n’empêche que cette année fût un bon cru, riche en sensations. Les portes se refermant sur le salon qui est en passe de devenir LE rendez-vous français du jeu vidéo. En attendant encore plus de nouveautés, plus d’exclusivités pour la prochaine exposition. M. Cuilleret, si vous nous lisez...