Premiers baisers de Russie de la part de James

26 août 2005
Rédigé par
Prévu sur
  • Éditeur Electronic Arts
  • Développeur Redwood Shores Studio
  • Sortie initiale 17 novembre 2005
  • Genre First Person Shooter

Le plus célèbre espion Anglais de la galaxie (il a aussi été dans l'espace) revient dès l'automne prochain dans un nouvel opus inédit sur PS2 et Xbox. Inédit, seul le jeu l'est, puisque l'aventure est elle basée sur le deuxième James Bond jamais réalisé : l'excellent Bons Baisers de Russie dans lequel on retrouve un Sean Connery dans l'un de ses meilleurs rôles. Rencontre avec le staff d'Electronic Arts pour nos premières impressions sur ce jeu d'action-aventure à la troisième personne.

En route vers de nouvelles aventures !

Pas toujours très Bond

Les aventures vidéo ludiques de L'espion le plus célèbre du monde n'ont pas toujours convaincu les joueurs. Après des épisodes à la première personne de plus ou moins bonne facture, Electronic Arts nous avait plutôt étonné en passant en vue à la première personne à l'occasion du très correct Quitte Ou Double. Engagé sur les rails de l'innovation, on attendait donc le prochain opus avec une certaine curiosité, pour voir jusqu'où l'éditeur était prêt à aller...

Seaaaaaan !

My name is Sean

Aujourd'hui 007 revient. Et de loin. Car si jusqu'à présent la stratégie était de sortir des jeux en quasi simultanée des films, l'éditeur a décidé désormais de s'attaquer aux classiques de la saga, ceux avec le vrai James : Sean Connery. Pour tester ce parti pris, c'est donc l'un des épisodes les plus accessibles, et surtout les plus facilement adaptables qui s'y colle : From Russia With Love (Bons Baisers de Russie). On ne saura trop conseiller aux moins cinéphiles de réviser leurs classiques, a moins qu'ils ne préfèrent garder la surprise pour la sortie du jeu. Car EA est assez fier de sa "fidèle adaptation du film de 1963". Voyons voir ça.

Ils font un peu SM les méchants, non ?

007 is forever

C'est à une version preview sur Xbox dont nous avons droit pour les premières images du jeu. On nous prévient bien entendu que celle-ci est déjà presque obsolète et que de nombreuse améliorations ont déjà été faites. Quoi qu'il en soit la cinématique d'introduction est convaincante et a le mérite de plonger efficacement le joueur dans l'ambiance 007 des années 60. Répliques plus ou moins drôles, jolies femmes et gros méchant ricanant : tout y est. Et même plus. Car pour constituer un scénario de jeu qui se tienne, les développeurs ont dû rajouter en tout trois niveaux inexistants dans le film, dont le début de l'aventure. A l'occasion d'un cocktail parmi la haute société Britannique, des hommes en armes débarquent et kidnappent la fille du premier ministre. Ni une ni deux, notre espion dégaine son Walter PPK et part à la rescousse de la belle.

On s'y croirait...

PS2 is not enough

Les premières secondes de jeu confirment les qualités esthétiques du jeu. Sans être phénoménaux, les graphismes sont vraiment de bonne facture, en tout cas en ce qui concerne la version Xbox. la modélisation de Sean Connery est excellente, les mouvements réalistes, les décors sympathiques. Et le tout est fluide. Malheureusement, ceci devrait être surtout réservé aux possesseurs de la machine de Microsoft, EA nous ayant confirmé que le jeu a surtout été pensé et développé pour celle-ci. On en aura la confirmation un peu plus tard au démarrage de la PS2 présente. On est techniquement assez loin de la Xbox et, à priori, la jouabilité a elle aussi été pensée pour son pad monstrueux. Au détour d'une discussion, un membre de l'équipe de développement nous confiera même un "I prefer the Xbox version because I'm mainly an Xbox player. But the whole game has been developped to fit very well the Microsoft system..." (je préfère la version Xbox car je joue surtout sur Xbox. Mais tout le jeu a été développé de façon optimale sur la console de Microsoft).

Toujours la classe

Live and let die... with style

Comme pour l'opus précédent, tout se passe donc à la troisième personne. Si le côté shoot pur en souffre peut être un peu, ce mode permet à Bond d'opérer des mouvements que nous avons l'habitude de le voir faire dans les films. Vous pourrez ainsi choisir de neutraliser vos ennemis sans vous servir de votre arme, mais grâce à l'une des célèbres techniques de self-défense de l'agent. Coups de crosse sur la nuque, balayettes et autres étouffements par derrière seront donc de la partie, avec des mouvements du plus bel effet. Ces techniques vous permettront en plus de gagner des "points de style" qui devraient être bien utiles pour upgrader votre personnage et vos armes. Le gameplay, quant à lui, semble avoir été pas mal simplifié : vous ne serez par exemple que partiellement responsable de votre tir, et ce même en vue "à la première personne". lors des scènes d'action, vous aurez en effet la possibilité de passer en mode "focus" et de choisir le point que vous voulez viser sur votre ennemi. Le point étant par défaut sur le corps de celui-ci, il vous faudra plus de temps (et d'adresse) pour effectuer un headshot. De même, si vous désirez flamber en tirant sur la ceinture de grenade de votre victime (effet garanti), une adaptation de votre visée sera nécessaire.

Ca change des Allemandes

Et sinon, quoi de neuf ?

Le jeu se déclinera en 14 niveaux, plus trois niveaux bonus, qui devraient vous amener au terme de l'aventure, de Londres à Moscou, en passant par Istanbul. Comme d'habitude, les véhicules seront présents et le titre marque aussi l'abandon du système de "niveaux dédiés". Désormais vous pourrez, au cours du même niveau, passer d'un déplacement en voiture, par exemple, à la marche, et ce plusieurs fois de suite. Les véhicules, tout droit issus du film, marquent le retour de la célèbre Aston Martin DB5 et de tous les gadgets de Q qui vont avec. On notera aussi le Jetpack qui devrait permettre des combats aériens sympathiques.

Pfff, tout ça grâce à sa voiture...

Et on enfile son smoking...

Vous l'aurez compris, cette adaptation d'un classique marque un tournant dans la saga vidéo ludique de l'agent 007. EA a tout fait pour la rendre la plus fidèle possible, poussant même le vice jusqu'à solliciter Sean Connery pour doubler James. Malheureusement entendre un papi - bien conservé mais tout de même - faire la voix d'un jeune homme, ça passe difficilement. Restent les gadgets incontournables, les références célèbres et sans doute l'immense plaisir de pouvoir incarner 007 alors que la série était au sommet de son succès.

James Bond 007 : From Russia with love sera disponible dès l'automne sur PS2 et Xbox.