Massive Assault poursuit la Domination

29 mars 2005
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Les jeux de stratégie n'ont souvent de stratégique que le nom tant on a parfois l'impression qu'il suffit de posséder le plus grand nombre d'unités et de préférence les unités les plus puissantes pour s'imposer. Heureusement, certains titres comme Domination nous rappellent qu'il existe des principes un peu plus subtils, malgré ce que son titre pourrait laisser croire.

Il était une fois un gros robot...

La renaissance du fantôme

En 2003 sortait Massive Assault, un jeu de stratégie tour par tour futuriste, simple à prendre en main mais parfois plus proche du puzzle irréalisable que de la partie classique. Le titre avait réussi à séduire quelques irréductibles fans qui avaient profité du suivi du jeu par ses développeurs de Wargaming.net au travers de nouvelles missions, entre autres petites friandises. Aujourd'hui, ce n'est ni plus ni moins qu'un add-on standalone qui nous arrive. Les fans de Massive Assault seront donc en terrain connu avec un menu pour le moins copieux : nouvelles campagnes, nouvelles planètes, scénarios indénpendants et autre mode carrière ainsi que le toujours amusant mode multijoueur. Cette preview nous offrait un aperçu de toutes ces nouveautés.

...qui voulait faire la guerre avec plein d'amis

Piqûre de rappel

Domination ne va pas révolutionner le principe de jeu de Massive Assault et on ne s'en plaindra pas. On retrouve donc une carte à l'environnement et la topographie variée sur laquelle seront placées un nombre variable d'unités allant du char de base au lance-missile en passant par l'hélicoptère futuriste. Chacune de ces unités se caractérisant par les classiques résistance, potentiel de dégâts, capacité de déplacement. On aura également droit de temps à autre à quelques unités plus spécifiques, comme des bombardiers, des transports de troupes ou des batteries anti-aériennes. Tout ce petit monde pourra, lors de chaque tour, se déplacer et attaquer l'une des unités ennemies situées à portée de tir avant de céder la place à l'adversaire, dans la plus pure tradition des jeux au tour par tour. On retrouvera également la célèbre commande permettant de revenir en arrière dans ses actions lors d'un tour, histoire de rectifier des choix finalement peu judicieux.

Il s'inventait des scénarios basiques...

Concrètement

Dans les faits, une fois le briefing passé (en russe, on ne vous parlera donc pas du doublage) et les objectifs exposés de manière plus claire dans la zone de jeu, on commencera une partie (dans les modes les plus complets) en dépensant ses maigres crédits pour recruter ses unités et les positionner le mieux possible sur le terrain. Les tours de jeu commencent alors, chaque unité pouvant se déplacer (les destinations possibles étant représentées par un petit cercle sur l'écran) et tirer sur une cible à portée. On comprend vite qu'il est préférable de détruire une unité adverse plutôt qu'en toucher plusieurs légèrement et la stratégie se limite à faire les bons choix quant aux cibles à éliminer en priorité (choisit-on une unité capable de tirer plusieurs fois par tour ou 3 unités plus fragiles ?). L'adversaire prend ensuite le relais, avec parfois l'obligation d'envahir le territoire d'un de nos alliés, provoquant ainsi l'apparition d'unités pour une guérilla légère. On recommencera le cycle jusqu'à l'accomplissement des objectifs ou la perte d'une unité cruciale.

...qui se terminaient souvent par des explosions

Et à part ça ?

Ceci dit, les missions de cette preview tournant pratiquement toujours autour du même principe (l'éradication de l'adversaire) avec parfois l'une ou l'autre variante comme l'interdiction de perdre un de vos leaders, on peut se demander si Domination ne va pas souffrir du même mal que son aîné et devenir très vite lassant pour le joueur moyen. D'autant que la difficulté est parfois aléatoire et que l'on est pas convaincu que la multitude des modes de jeu change fondamentalement la donne. Le nouveau mode Assault n'apporte que très peu de changements (une limitation dans le nombre de tour de jeu et des cibles précises) tandis que le mode "Guerre mondiale" est le seul à proposer un semblant de gestion a plus grande échelle puisque chaque tour nous permet de développer un nouveau territoire. S'il ne propose rien de bien neuf, Domination n'a pas l'air de souffrir de gros défauts dans cette version limitée, à peine quelques problèmes de son sur l'Audigy de la machine qui disparaissent sur le chipset intégré à la carte mère. Il semble donc qu'il ne faille pas attendre plus de Domination que ce Wargaming.net est prêt à donner.