Prenez un Faery direction Porte des Rêveries

29 sept. 2010
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Pour cette présentation très personnalisée dans les studios de Spiders situés dans le onzième arrondissement de la capitale, le mot d’ordre était « féerie ». Et un petit peu caféiné aussi. Développé pour le Xbox Live Arcade, le Playstation Network ainsi que Steam, ce jeu de rôle old school aux allures d’enfance rivalise avec les productions les plus sérieuses grâce à son son scénario riche et son gameplay béton. Entre Tim Burton, Alice au Pays des merveilles, Fable, Mass Effect et la pâte de Jean-Baptiste Monge pour le design bien chiadé, Faery : Legends of Avalon s’envole pour nous saupoudrer de pixels magiques.

Les miroirs sont votre seul avenir

Il était une fois...

Dans la chaleureuse contrée d’Avalon, eux peuples qui se côtoyaient dans la volupté et l’harmonie. Les uns, humains, vivaient sans mauvaises pensées envers les autres, fées et créatures oniriques. Malheureusement, le temps passa et de sombres desseins remplirent le cœur des Hommes, les poussant à haïr et exclure jusqu’à la dernière âme celles et ceux qui furent leurs amis autrefois. N’ayant pas le choix, Obéron, le roi des fées, et tout ce monde surnaturel décidèrent de s’enfuir à travers trois miroirs. Aujourd’hui, ces trois miroirs vivent leurs heures les plus noires et c’est à vous de rétablir la paix sur le royaume. En voilà un pitch qui n’a pas à rougir devant les contes de Grimm ou de Charles Perrault. D’ailleurs, Faery : Legends of Avalon n’a pas à se cacher tout court car son avancée va crescendo et ne perd jamais le joueur dans des méandres machiavéliques malgré les riches possibilités proposées par le studio parisien.

La Banshee à la coupe afro... Effrayant

Complet comme du bon pain

L’univers est crayonné, cell-shadé même, ce qui donne une véracité certaine à ce titre. Autre point intéressant, vous pouvez voler via votre avatar (Elfe ou Fée) tout au long de l’aventure. Flâner autour d’un arbre centenaire, caresser ces feuilles automnales ou flotter comme bon vous semble dans le très célèbre Hollandais Volant, la liberté est un sacerdoce tout comme les références multiples et amusantes. En fait, on se sent tout de suite happé par l’ambiance forte de Faery et l’envie d’en savoir plus est vite ressentie. Et Dieu sait que vous allez en découvrir des choses ! Avec son système empruntez aux titres de Bioware, les dialogues sont un des éléments cruciaux qui peuvent influer sur d’autres paramètres lors de vos escapades. Une amitié froissée avec vos compagnons vous amputera de certains cadeaux appréciables. Toutefois, rien de dramatique en soi car comme dirait l’autre « on ne peut pas plaire à tout le monde ».

Chaque compagnon à son propre style

Role Prestidigitation Game

Côté combat, on assiste à du tour par tour traditionnel avec une utilisation de point d’action. Si au début les affrontements de jeunes gobelins d’eau sont un martèlement d’attaques basiques, le système s’étoffe rapidement et vous proposera des attaques élémentaires dévastatrices et une personnalisation de votre Héros qui découlera de vos envies. Soigneur en retraite, bourrin au corps à corps, vous n’êtes pas seule dans cette quête de liberté puisque deux compagnons peuvent vous épauler à chaque instant. Là encore, le caractère des acolytes influe sur le reste de la partie pour des joutes verbales qui font travailler les zygomatiques. Prévu pour le mois de novembre, une quinzaine d’heure sera nécessaire aux plus aguerris. A 1200 Microsoft Points, je lève mon chapeau à Spiders qui assure une qualité optimum sur les trois supports. Étant donné que Faery : Legends of Avalon a été développé via un Fear Engine modifié, la Playstation ne souffrira pas d’une baisse de régime, ce qui est assez agréable pour être souligné. Fin. Enfin non ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant avant.