Aux ArmA 2 citoyens !

09 juin 2009
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Dans le jeu vidéo, il y a souvent deux façons de voir les choses : l’arcade, d’où provient un plaisir immédiat mais parfois volatile, et la simulation qui tire le joueur vers l’épuisement extrême, beaucoup plus sensationnel. Après ArmA : Armed Assault et Opération Flashpoint, les tchèques de Bohemia Interactive optent toujours pour le second choix et vous offrent un spectacle des plus ardus. Vérifiez vos munitions, checkez vos paquetages et en avant toute vers la mort ! C’est beau la guerre.

Voilà l'équipe Razor, en chair et en pixels...

Il était deux fois...

Tout commence lorsqu’une guerre civile éclate. Afin d’éviter les débordements des différentes factions, la MEU (United States Marine Corps) est envoyée au charbon et essaye tant bien que mal d’apaiser les esprits. C’est dans ce joyeux boxon que vous faites connaissance avec votre équipe : l’équipe Razor. Composée de cinq hommes virils possédant chacun leurs points forts, c’est au travers un horizon campagnard que les luttes éclatent. Clairement, les routes boueuses et les arbres en pagaille seront vos meilleurs amis. Heureusement qu’un petit tour en hélicoptère vous a permis de cerner les lieux, et de demander moults informations à votre supérieur, le capitaine Shaftoe. Quitte à batailler, autant le faire dans de bonnes conditions, d’où une vue type FPS ou troisième personne selon le besoin. Les ordres en poche, la fine équipe prend la Jeep (pourquoi rester à pied...) et part vers de nouvelles aventures. Dommage qu’il n’y ait pas de radio, ça serait plus gai.

De nombreux moyens de locomotion sont à votre portée.

Recrue ou Général ?

Une fois sur place, chaque quidam est interrogeable, permettant de glaner des informations complémentaires de-ci de-là. Toutefois, gare à ne pas être trop "persuasif" envers les civils car chaque action aura un impact sur votre futur. Au pire, un mode coopératif bien léché vous permet des excès à moitié pardonnés. Une fois le mode campagne titillé, place à l’éditeur de niveau, tout simplement gargantuesque. La moindre petite chose est paramétrable, de la troupe d’infanterie à l’évènement qui fait avancer le Schmilblick, les batailles deviennent épiques et ô combien difficiles. Je pense que si vous ne possédez pas d’œil bionique, de doigts robotisés ou d’un esprit militaire aiguisé, ArmA II peut paraître totalement récalcitrant. Et c’est là que le studio de développement est puissant, car il ne frappe pas fort, mais juste. Alors autant se débrouiller et "tricher" un peu... je m’explique !

Complet ou obscure, éditer risque de devenir votre occupation première.

In Real Life

Les forces armées ennemis ont la particularité d’être visible via une aura rouge, un peu comme un kaioken. Comme la mort est quasiment inévitable pour un novice, autant mettre toutes les chances de son côté en prenant l’avantage du nombre. C’est donc sous une montagne de paramètres que les différents types de voitures, de navires et de troupes prennent le chemin allié/ennemi. Une fois la simulation effectuée, l’adrénaline remplace votre sang et le champ de bataille est un véritable cimetière. Un concert de balles remplit votre casque, vous ne pensez plus qu’à courir et vous planquer, attendant le moment propice pour décocher un tir vengeur. Puis une roquette tombé du ciel détruit votre bâtisse, réduisant en cendres votre couverture. Lentement, les chars ennemis veulent finir le sale boulot et c’est uniquement par pure impolitesse que vous décidez d’inviter vos blindés à la fête, ce qui profite au repli stratégique de vos petites jambes. Le sort de vos camarades dépend de cette joute en acier trempé. Un sentiment d’impuissance caresse doucement votre échine, à la fois rageur et salvateur car la pression n’est plus entièrement sur vos épaules. La vraie vie, je vous dis !