GTA Chinatown Wars n’aime bien la DS

18 mars 2009
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Sous ce jeu de mot digne de Ramucho se cache une vérité pourtant difficile à croire. Comment une si petite cartouche a pu amener toute l’essence du divin jeu, avec son lot de surprise et son côté rétro des jeux PSone ? Question posée à Rockstar Leeds, habitué des licences juteuses sous portable (GTA et Midnight Club sur PSP), qui a répondu avec brio durant deux heures de gameplay intensif. Ça risque de bastonner à la récré !

Les ennuis ne sont jamais très loin

Le rêve chinois

Liberty City vous tend à nouveau les bras, ainsi qu’à Huang, jeune asiatique fraîchement débarqué, afin de rapporter une épée synonyme de pouvoir : Yu Jian. A peine arrivé que les dessins cartoon/cel shading font mouches, grossissant les personnages pour ne pas paraître minuscules à l’écran. Pas le temps d’apprécier le travail effectué que l’embuscade est tendue, vous obligeant à interagir avec votre tactile en brisant le pare-brise, évitant ainsi de finir vingt mille lieux sous les mers. Vous revenez à la nage sur la terre ferme puis, dérobez la première voiture qui stationne. Autre mini-jeu et autre réussite. Les interludes ludiques sont légions et toujours bien placé, parfois même évidents. Une fois démarré, petite pause détente en choisissant sa radio et roulez jeunesse direction l’Oncle, celui qui devait recevoir la dite épée bien entendu disparue. Après des cinématiques proposées via des dessins figés au style bien léché, votre mission prend vie sous le nom de "Streets of Rage". Avant d’aller assassiner la cible, il faudra bien vous équiper, alors petit tour dans les poubelles. Comme veut la tradition des Triades, les différents pistolets et autres joyeusetés se cachent des les bennes à ordures. Autrement dit : pas de précieuse dans la mafia ! Une fois bien armé, petit tour à la station pour faire le plein d’essence.

Malgré le nombre, les gunfight restent simples

L’enfer du dimanche

Du Sans Plomb oui, mais pour la voiture non ! C’est pour votre consommation personnelle de cocktail Molotov que l’arrêt au stand est nécessaire. A vous de bien remplir vos bouteilles car le Diesel coûte cher ! Une fois le plein fait, direction le boss à la sulfateuse. Le radar est toujours présent, tout comme l’itinéraire qui se règle automatiquement. La conduite varie selon la voiture "empruntée" et des points symbolisent votre entourage, bleus pour les alliées et rouges pour les opposants. D’ailleurs, le rouge commence à investir votre carte et vous avez le devoir de les écraser ou de les fusiller. Par souci de rapidité, mieux vos rester bien au chaud devant son volant car le pire reste à venir. Enfin à bon port, la descente se fait rude, la cible n’étant pas du tout de bonne humeur. Entrain de canarder à tout va, c’est à couvert que vous devrez jeter vos fameux cocktails. Pour ce faire, rien de plus simple : vous appuyer sur l’écran tactile via le stylet et donnez l’impulsion d’un simple coup de poignet. Une fois réduit en cendres, la mission se valide à la case départ. Vous retrouvez votre planque bien vide mais prête à voir des tonnes de trophées et médailles grâce au mode en ligne. Votre PDA se met à vibrer et un nouveau mail vient brusquer les choses. La drogue est un marché porteur et la clientèle n’attend pas.

Jouez au pompier pour sauver vos frères

"J’ai des Walt Disney et des écrevisses"

Dans votre studio, se trouve un sac magique où la drogue sera accumulée et triée selon six catégories. Attention toutefois de ne pas tout prendre d’un coup car en cas de mort ou d’arrestation, votre stock se retrouve à zéro et des petits pépins seront à prévoir. Liam sera un de vos contacts dans le business, là encore avec un découpage de LC défini selon les clans ethniques : latinos, afro-américains, européens... Une véritable bourse noire prend vie avec ses coins, ses habitudes, ses graphiques représentant le marché et ses moyens de travailler plus pour gagner plus. Une fois la transaction terminée, les missions proposées s’enchaînaient sans accros. Plusieurs choses sont à faire, comme sniper un gangster déguisé en passant (très jolie phase d’assemblage du fusil), piquer un camion de pompier afin d’éteindre un feu et par la même occasion, sauver la vie d’un grand ponte de la Triade, forcer un coffre fort et éviter les forces de l’ordre dans des courses poursuites tout simplement haletantes car contrairement aux anciens épisodes, les étoiles ne disparaissent plus avec le temps, mais en forçant les uniformes bleus à se crasher. Pour le coup, le petite fille du docteur Nintendo hérite d’un beau jeu, complet et qui respecte l’univers grandiloquent de la série la plus controversée du jeu vidéo. Le 20 mars, c’est les parents qui vont être contents...