Need For Speed Shift fait chauffer le moteur

11 mars 2009
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La série Need for Speed n’en fini plus de s’agrandir, usant jusqu’à la mœlle le concept de liberté automobile. Afin d’étonner - un peu - son public toujours présent, Electronic Arts se lance sur le pari "simulation". Aux antipodes de son style habituel, c’est Slighty Mad Studios qui se charge de développer Need for Speed Shift. Entre renouveau et déjà vu, mon cœur balance.

Le nombre de détails affichés reste impressionant

Je roule donc je suis

Volant offrir une perspective peu mise en valeur dans les jeux de course, c’est la place du pilote et ses ressentis qui priment. Sans pour autant avoir une barre de pression à l’écran, le feeling durant la course est à souligner. D’ailleurs, le travail fourni - et ce n’était qu’une preview - sur la vue cockpit est hallucinante. Les détails sont légions et le cuir vit littéralement sous un soleil de plomb. Chaque tableau de bord diffère selon les soixante dix engins proposés (réels et fictifs), preuve d’une recherche qui ne date pas d’hier. Sur le point de vue esthétique, Need for Speed Shift est un sublime éphèbe aux muscles bien dessinés et aux effets multiples : blur, anti-aliasing, particules et moteur graphique pluri-plateforme remarquable. De prime abord, tout est rutilant. Voyons donc les sensations sur virages serrés en deux circuits, les autres modes de jeu étant non praticables pour le moment.

La firme Audi est très bien représentée

Sur la route de Memphis

Tracés officiels et officieux se mélangent pour varier les plaisirs, alors commençons par le circuit. Chaleur sur le bitume mais pas dans les gradins, nos amis fans de course ont l’air un peu groggy. La flore en revanche assombrie nos passages et c’est à travers le feuillage verdoyant que les rayons du soleil reflètent l’environnement. Bluffant. Premier départ concentré, il ne faut pas oublier que les coureurs sont là pour en découdre. Pas mauvais les bougres, ils n’hésitent pas à forcer le passage quitte à prendre des risques. Avec appréhension les virages s’enchaînent, doublage réfléchis de surcroît et là, c’est le drame : une accélération trop vive rend la voiture incontrôlable, la sortie de piste est assurée. Quel choc ! Le moteur, criard jusque là, n’hurle plus car l’impact a pris le dessus. La vue se trouble et mettra plusieurs secondes avant de retrouver ses lunettes, tout comme l’ouïe. Maintenant que le pilote est averti, place à la revanche.

Les rues de Londres promettent de beaux moments

London Style

Sous un Londres magnifiquement modélisés, les détails d’avant course estomaque : une grue de construction se fiche pas mal de nos joutes sportives, la Tamise plus vraie que nature. Feu vert, la troisième est passée dans les rues britanniques. Pilotage moins nerveux, la technique prend le relais mais n’évite pas les accrochages en sortie de chicane. Pas de panique : le peu de ligne droite permet de reprendre son souffle avant de rétrograder sur un angle à quatre vingt dix degrés. Le retard pris sur le premier est quasi irrattrapable alors il faut se battre pour être sur le podium. Encore une queue de poisson ou une corde mal attrapée envenime la situation. Les rétroviseurs sautent et il faut changer de vue, ce qui n’est pas pour le meilleur. Même si la visibilité devient plus aérée, les dégâts encaissés sont localisés et adoucis, ne permettant pas l’abandon par K.O. mécanique. Ligne d’arrivée franchie, Need for Speed Shift sent bon l’essence, sans pour autant oublier un retour au stand nécessaire.