Killzone 2 : le jeu en vaut la chandelle

09 févr. 2009
Rédigé par
Prévu sur

Entre faux semblant, mensonges et vidéos, Killzone 2 est devenu l’un des titres les plus attendus sur PS3. Prêt à ne rien pardonner, c’est avec une certaine appréhension que la preview débute. Deux heures plus tard, le verdict tombe et la sentence est lourde : Guerilla est condamné coupable d’excellence.

Les Helgasts sont vos principaux adversaires.

L’E3 2005 est bien loin

Entré en piste somme toute classique, votre personnage se dévoile face au miroir, pendant que des tromblons secouent la terre quelques dizaines de mètres en contre-bas. A ce moment là, vos yeux pleurent de joie. Aucune trace d’aliasing, les textures sont magnifiques et le ciel est plus naturel que jamais. Admiration continue lorsque vous descendez de votre station à vive allure, atterrissant au cœur même du conflit. Vous essayer de vous frayer un chemin tant bien que mal, une fois à couvert, l’autre en accélérant vers vos alliés. Les débris qui jonchent le sol freinent la progression et des soldats aux yeux rouge sang attendent ardemment votre visite : les Helgasts. Un moment d’inattention et votre écran se tâche d’hémoglobine puis vire au gris clair. L’Intelligence Artificielle à l’air d’être au taquet. Une fois calmé, la lutte reprend de plus belle. Cette fois-ci un bazooka vous permet d’exploser une petite entité d’ennemis grâce au baril explosif. Jolie explosion pour une victoire de courte durée. La progression est fluide et l’accroche est immédiate, permettant de passer outre une certaine linéarité. Le calme est revenu sur le champ de bataille, la prochaine étape se déroule dans cet hangar aux allures de tombeau.

Les phases de tir en vaisseau amènent de la Valeur Ajoutée.

Il faut de tout pour faire un jeu

A chaque détour, les balles sifflent près de vos oreilles vous obligeant à rester prudent. Au pire, vos camarades partiront en première ligne à votre place. De l’autre côté de la passerelle, le pire se prépare et la gatling n’est plus à porter. La situation s’envenime sérieusement, les munitions viennent à manquer lorsqu’un miracle s’accompli : la cavalerie débarque, roquette et vaisseau de toute beauté. Une fois que le ménage a été effectué, changement d’atmosphère pour votre plus grand plaisir. Si les couleurs restent assez classiques pour un FPS, les efforts réalisés sur Killzone 2 sont assez louables. En partant dans des directions différentes, le jeu gagne en profondeur et en diversité, ce qui vous permettra de gambader à la montagne, tirailler avec bonheur dans un Mecha type Alien ou de faire feu via votre vaisseau-tanker. A chaque scène sa façon de jouer, sans pour autant partir dans des délires trop extrêmes. De toute façon, si vous dévorez le solo en quelques heures, il y aura toujours un peu de rabs grâce aux bots présents en multi (jusqu'à 16) hors-ligne. Sinon, le traditionnel mode en ligne sera là pour vous étouffer sous ses montagnes de paramètres, grades et autres trophées à gagner. Voilà un titre complet sous toutes les coutures.

En multi, les maps deviennent très généreuses.

Un inventeur de superlatifs SVP !

Vous l’aurez compris, Killzone 2 fait fort. Au-delà d’instaurer une qualité graphique sans reproche, et l’on espère un futur standard, le titre de meilleur jeu de tir première personne lui tend les bras. Pour tout vous dire, l’impression générale qui ressort de cette session se décrit en un seul mot : impressionnant. Un peu comme le film 300, c’est véritablement une sensation de force qui se dégage après avoir posé la manette. De belles images restent gravées, tout comme les violons qui narrent votre histoire. A se demander si le jeu qui va réveiller le monolithe noir ne serait pas le titre de Guerilla. Les puristes se diront choqués de voir qu’à nouveau l’histoire n’est pas forcément très recherchée, que les ennemis se suivent et se ressemblent au fil des niveaux et qu’un peu de coopération serait la bienvenue. Rien à redire, sauf que devant une telle merveille, ces "oublis" deviennent un objet mineur. Quoiqu’il en soit, le 25 février est une date qui va sans aucun doute marquer la PS3 et vous faire dépenser 70€. Essayez donc de prendre quelques jours de congés payés...