LittleBigPlanet : sac à malices

13 oct. 2008
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Après plusieurs semaines de buzz, le studio britannique Media Molecule, sous la houlette de Mark Healey (un ancien de Lionhead) et sa fine équipe, livre un avant goût de son œuvre vidéoludique venu d'une autre planète : LittleBigPlanet. Avec son leitmotiv "Jouer, Créer, Partager", jamais un jeu de plate-forme n'est apparu aussi ludique, à mi-chemin entre le joueur occasionnel et le fou furieux. Réel renouvellement ? Voici quelques éléments de réponse.

Du Sackboy sur la planche.

Petit sac deviendra grand

Lorsque votre imagination est en danger et que Peter Pan est en R.T.T, vous pouvez compter sur Sackboy. Haut comme trois épingles à nourrice, le petit bonhomme en jean, coton ou toile de jute parcours les niveaux à la recherche d'orbes de rêve, stickers et autres décorations. Dans cet univers mignonnet, aux antipodes des superproductions bodybuildées, notre avatar parait bien léger... D'où sa force. Avec un gameplay des plus simplistes, sauter (avec X) ou s'agripper (avec R1) rappelle la découverte des premiers Mario, sans oublier que ce "garçon sac" vagabonde dans un monde riche de surprises, fractionné par thème (savane, jardin, mariage etc.), où les cachettes pullulent et le score maximal ardu à réaliser. Pour cause : des mécanismes sont à actionner afin de faire avancer le schmilblick, comme des poids à mettre dans une boite via jet-pack par exemple. Se déplaçant sur trois plans différents, la progression horizontale des parcours semble logique. "L'absence" de 3D ne se faisant pas ressentir au détriment du jeu, c'est un plaisir immédiat qui vous attend, entre cinq et quinze minutes par aventure.

Imagination venue d'Orient.

Proche de la réalité

Grâce à son moteur physique époustouflant, les personnages et leurs interactions n'ont jamais été aussi vrais, et voir les objets réagir de manière normale laisse pantois. Une balle roule enfin comme un balle, c'est dire ! De bois, glaces, éponges ou composants originaux, les décors sont fignolés et ne laissent rien au hasard, vous immergeant dans l'ambiance des niveaux. Si cela ne suffisait pas, des autocollants peuvent être glanés et apposés sur les murs afin de débloquer la situation, ou par souci de style : de la théière en passant par la queue d'âne, du stickers à la mode au pop art coloré, rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme ! La personnalisation s'étend même à votre petit sac : pirate en tutu, roi cosmonaute, Kratos ou Snake. L'équipe de développement étant aux petits soins avec son bébé, vous pouvez même changer la moue de votre héros avec les touches directionnelles. Normalement heureux ou anormalement froussard, Sackboy devient la continuité de votre humeur.

Une communauté à toute épreuve.

Little Big Communauté

Solo, multi jusqu'à quatre (coopération ou esprit de compétition), en ligne, l'autre point fort de LittleBigPlanet c'est son aura de partage. Les auteurs s'ajoutent en favoris, les mondes crées par vos soins se voient attribuer des cœurs en guise de félicitations et vice-versa. Malgré sa prise en main complexe, l'éditeur de niveaux vous permettra de repousser les limites de votre imaginaire car aucune restriction n'est à prévoir. En validant la touche carré, le "popit" apparaît et vous guide dans vos choix, de manière assez claire. Au pire des cas, le long didacticiel est là pour vous apprendre le métier. A vous de choisir le lieu, l'agencement, la musique, les PNJ, le type de niveau et bien d'autres paramètres : des véhicules sont mêmes présents pour des courses enflammées. Plus qu'un vent de fraîcheur, c'est véritablement un ouragan qui vous emporte vers des contrées trop souvent oubliées. Désormais, vous ne verrez plus votre doudou comme avant.