Sword of the New World : une affaire de famille

17 juil. 2007
Rédigé par
Prévu sur
  • Éditeur K2 Network
  • Développeur imcGAMES
  • Sortie initiale 10 juillet 2007
  • Genres Massively Multiplayer Online, Rôle

Attention, Objet Vidéoludique Non Identifié en approche, en provenance des studios d'imcGAMES. Et qui confirmera si besoin est que les Coréens sont fous. Avouez qu’incarner une courtisane en costume Renaissance qui pulvérise des crocodiles sauteurs sur fond de musique techno, cela représente quand même une expérience pour le moins singulière ! C’est pourtant ce que propose Sword of the New World, version occidentale du MMO Granado Espada qui cartonne en Asie depuis un bon moment. Premières impressions d’un titre atypique qui se paie le luxe d’innover tout en reprenant les codes du genre.

La création de personnage est très sommaire mais laisse le choix entre plusieurs costumes.

La sagrada familia

Pur MMO dans la lignée de Guild Wars (gros succès en Corée), Sword of the New World ne fait pourtant pas les choses comme tout le monde. Vous comprenez cela dès l’écran d’accueil, où ce n’est pas un unique personnage qu’il vous faut créer, mais une famille complète, avec patronyme commun à l’appui. Le jeu se déroule en effet dans un XVIIème siècle hypothétique où des familles originaires du royaume d’Orpesia se précipitent pour coloniser un nouveau territoire : le monde de Granado Espada. Dans la ville fraîchement créée, tout n’est que luxe et fastes, mais lorsque sur ordre du Gouverneur vous pointerez le nez hors des murs, vous aurez à nettoyer des lieux inexplorés qui pullulent de créatures hostiles en tout genre : plantes carnivores, insectes géants, crocodiles, dinosaures, pirates, morts-vivants, démons et autres monstres plus exotiques encore. Et dieu sait que ça grouille, vous ne serez donc pas trop de votre petite famille pour dégommer ces affreux. A vous de choisir la spécialité de chacun de ses membres : armez-vous de votre rapière, et disons qu’avec votre petite sœur élémentaliste et votre cousin mousquetaire, vous pourrez faire l’affaire.

Votre petit groupe de 3 ne sera pas de trop pour faire face aux nombreuses vagues d'ennemis.

Combattez plus pour gagner plus

Sword of the New World est incroyablement rapide et fun, car orienté à 99% sur des combats quasi-ininterrompus. Les monstres sont particulièrement nombreux, et le rythme frénétique de l’action rapproche davantage le titre d’un shoot’em up que d’un hack’n slash ! D’autant que la présence de nombreuses autres familles (les zones de jeu ne sont pas "instanciées") donne aux environnements des allures de champs de bataille. Le gameplay s’articule autour de l’utilisation de compétences, légèrement superflues au début du jeu tant les attaques de base de vos personnages sont efficaces. En réalité, tout a été fait pour vous faciliter la tâche : le jeu vous indique (et vous oriente vers) les zones qui correspondent au niveau de vos personnages, un mode auto-defend (qui cache en fait une attaque automatique) laisse vos héros se précipiter tout seuls sur les monstres environnants, et enfin des raccourcis permettent de ramasser rapidement les objets tombés. Le gain de niveau est donc rapide, mais parvenir jusqu’au 100ème sera toutefois un travail de longue haleine. Sword of the New World propose également quelques quêtes, dont l’accomplissement vous octroie soit des "cartes d’expérience", soit des "cartes de pose". Ces dernières procurent à vos personnages des sortes d’emotes au cours desquels ils prennent une posture particulière, crâneuse de préférence.

Pas de doute... ma famille a la classe.

Plein les yeux et les oreilles

Sorti il y a pourtant 3 ans en Corée, Sword of the New World bénéficie d’une réalisation bluffante. Le moteur du jeu est d’une vélocité surprenante, tout en gérant des personnages détaillés dans des environnements superbes. Villes, ports, forêts, donjons, les environnements sont réellement magnifiques, composés avec un souci du détail qui ne peut être qu’asiatique. Les personnages, dans le plus pur style manga, brillent surtout par leurs costumes superbes, même si en contrepartie vous risquez de croiser pas mal de clones. Enfin, cerise sur le gâteau : la bande sonore est tout simplement grandiose, et participe pour beaucoup au plaisir procuré par le jeu. Les thèmes musicaux sont très variés, et brassent des genres aussi différents que le classique, le new âge, la techno, le jazz... Ce mélange de genres, qui colle parfaitement à l’ambiance baroque du jeu, est mis au service de compositions recherchées et entraînantes (à noter qu’elles sont à disposition librement sur le site officiel du jeu). La réalisation est donc à la hauteur, même si la version bêta laissait encore subsister quelques problèmes techniques (plantages, lag, déconnections...), qui devraient logiquement être résolus d’ici la sortie imminente du jeu. Reste à savoir si le gameplay un tantinet répétitif ne lassera pas les joueurs sur le long terme, et si le jeu saura se doter d’un contenu étoffé (accompagné pourquoi pas d’une traduction française ?) et d’un mode PvP intéressant. Mais en l’état actuel des choses, Sword of the New World apporte une telle fraîcheur au genre que même les plus blasés d’entre vous se laisseront certainement tenter.