Mardi, c'est le coup de gueule !

19 sept. 2017

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Comme chaque mardi, un membre de la rédaction pousse un coup de gueule sur l'actualité du jeu vidéo : l’énième report d'un jeu attendu, la fermeture d'un studio, une annonce d'un jeu qui "sent pas bon". Mais ça peut également être l'occasion pour lui de revenir sur une expérience malheureuse sur un jeu en cours de test, ou même un échange tendu sur la tribune autour d'un sujet particulier. Bref, aujourd'hui, voici le coup de gueule...

La semaine dernière sortait la nouvelle itération de ce beaucoup considèrent comme la meilleure simulation de sport : NBA 2K18. Si la sortie du jeu est déjà un réel évènement en soi (surtout en outre-Atlantique), la présence d’une version Switch ajoute également un peu de piquant.



Revenons quelques mois en arrière. A travers la vidéo d’annonce de la future console de salon de Nintendo, encore connue sous le nom de NX, on pouvait apercevoir deux joueurs jouer à une version de NBA 2K directement sur l’écran de la Switch. Ce passage, plutôt anodin, avait pourtant marqué les esprits car de nombreux fanboys voyaient, en ce petit passage de quelques secondes, le retour des éditeurs tiers sur une console Nintendo.

Bref, en ce 15 septembre, officieusement renommé le 2K Day, la console mi-salon mi-portable a bien accueilli la référence des jeux de basket. Uniquement en version dématérialisée pour le moment. De mon côté, je me réjouissais de trouver une version jouable n’importe où et surtout à n’importe quel moment. Quel rêve ! Malheureusement, d’après les premiers retours, ce rêve risque de rester ce qu’il est : un rêve.



En effet, passons sur les gros problèmes de framerates lors des cinématiques qui pourront être corrigés lors d’un futur patch et intéressons-nous réellement à un problème essentiel à mes yeux : la connexion obligatoire.

Cette année, le hub central du mode MyCareer (le mode de jeu le plus populaire) est une ville dans laquelle nous pouvons croiser d’autres joueurs en visitant les différentes boutiques, en se rendant à la salle de sport ou sur les différents playgrounds. Si l’idée est alléchante, elle se révèle totalement inadaptée à la Nintendo Switch. Pour une console offrant un mode portable, une connexion obligatoire est juste impensable. De plus, à chaque mise en veille de la console, vous serez déconnecté des serveurs et obligé de redémarrer votre partie à chaque fois.



Pour ceux qui, comme moi, étaient émerveillé par la vitesse de démarrage de la console, c’est une catastrophe. Par exemple, dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild, je pouvais relancer ma partie en quelques secondes à peine. C’est réel plaisir pour des sessions de jeu courtes de ne pas perdre plusieurs minutes simplement pour démarrer le jeu.

Si sur le plan technique, cette version Switch de NBA 2K18 semble tenir la route (excepté le problème des framerates pendant les cinématiques), le fait de ne pas pouvoir réellement profiter des spécificités de la console me désole au plus haut point. J’étais prêt à offrir une chance à cette version en ayant l’idée de pouvoir trimballer mon avatar virtuel un peu partout. Mais cette année encore, c’est sur Xbox One que je continue mes aventures en NBA.