La mort vous va si bien dans Darksiders II

10 sept. 2012
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4
  • Éditeur THQ
  • Développeur Vigile Games
  • Sortie initiale 21 août 2012
  • Genres Action, Aventure

Quand vous enchainez Darksiders et Darksiders II, le moins que vous puissiez dire, c'est que vous avez à faire à deux jeux différents. Si le premier tendait vers l'action, Darksiders II penche franchement vers le jeu de rôle. Du coup, les amateurs du premier n'aimeront pas forcément le second et vis et versa. Darksiders II est tout de même un bon jeu et finalement une agréable surprise. Vous retrouvez cette impression de violence à tout instant. Le côté Hack'n slash est relativement maitrisé. La réalisation, bien meilleure que sur Darksiders, reste cependant perfectible pour donner aux joueurs la meilleure expérience de jeu. Vivement les aventures de Discorde pour voir les améliorations.

C’était il y a deux ans et demi déjà, THQ et Vigil Games créaient l’événement avec le très bon et très violent Darksiders. Les aventures de War ne pouvant rester sans suite, du moins commercialement, les deux équipes nous signent une deuxième volet à cette aventure qui se promet d'être épique. Alors simple manne financière ou gros travail de développement, la réponse dans ce test aux allures d’apocalypse.

Je vous présente Death, dans son plus simple appareil.

Chapitre 1 : « Et de la lumière jaillir quatre cavaliers, de noir vêtus »

Si vous vous attendiez à reprendre l’histoire là ou vous l’avez laissée dans Darksiders, vous allez être déçu. Après un cours rappel des événements qui ont intronisé les quatre néphilims en tant que représentants de l’équilibre, vous prenez les commandes de Death, frère de War. Dès les premières secondes de jeu, vous vous rendez compte des changements. Les décors sont plus soignés et surtout Death a quelque chose de différent de son frère, ce côté grosse brute sans doute. Après avoir fait appel à votre cheval et une petite course au gallot, vous êtes en face d’une première triste vérité : le scénario. Death veut aider son frère et au passage ramener l’équilibre. Il n’y voit qu’une solution : redonner vie à la race humaine, décimée pendant l'épilogue du premier épisode. Après un combat et un revirement de situation, vous êtes projeté dans un passage entre les mondes et vous vous retrouvez dans le monde des fondateurs et de l’arbre de vie. Les péripéties de Death commence ici et déjà un drôle de phénomène vous guette : "C’est quoi l’histoire déjà ?" Tumultueuse, trop riche en sous-objectifs, Death se perd un peu dans sa mission, et vous aussi. A noter que la personnalité de Death n'est pas dépourvue d'intérêt, comme l'était celle de son frère.

La partie inventaire est vraiment plus développée.

Chapitre 2 : « Mort était son nom, car il régnait sur le royaume du trépas »

Darksiders II apporte son lot de changements. Le premier, c'est la copie d'un nouveau genre pour compléter l'expérience de jeu. Ce nouveau genre est omniprésent dans ce volet. Il s'agit du fameux hack'n slash et ça se traduit par plusieurs éléments. Tout d'abord, quand vous frappez vos adversaires, le nombre de points de vies enlevés s'affiche à l'écran. Ensuite, vos adverses et vous même, avez un niveau qui compliquera ou non les combats. Enfin, les plus gros changements se font dans l'inventaire. Ainsi, il est possible d'équiper Death de différents éléments d'armures tel que des gants, des bottes ou une épaulière. Ces équipements requièrent d'avoir un certain niveau et peuvent améliorer, en plus de l'armure, différentes caractéristiques de Death en ajoutant une résistance au poisson par exemple. De plus, les éléments d'armures modifient l'apparence de Death ce qui finalement représente un point positif pour un jeu du genre. Enfin, Death peut s'équiper d'une arme principale et d'une arme secondaire. Si l'arme principale est généralement une double lame, l'arme secondaire est assez variée allant des griffes aux marteaux, en passant par les lances et autres haches.

Vous allez retrouver des personnages déjà croisés dans le premier volet.

Chapitre 3 : « C’est alors que l’apocalypse s’abattit sur les pécheurs »

Les véritables cavaliers de l'apocalypse de Darksiders II s'appellent en réalité framerate, aliasing, tearing et cliping. Alors rassurez vous, ce n'est pas non plus affreux. Mais il faut avouer que le travail technique réalisé sur les détails des paysages et décors ou vous pouvez vous balader à cheval, est un peu gâché par ces différents défauts. Alors que vous aurez tendance à vous attarder sur le paysage et l'environnement du jeu, vous remarquerez par moment un trait sur votre écran qui sépare l'horizon, laissant apparaitre un monde avec ou sans détails. De même, lors de combat, en plus de pouvoir apprécier les mauvais placements de la caméra, vous pourrez entrapercevoir des bouts de murs qui disparaissent et c'est bien dommage. Sinon, Darksiders II est tout de même nettement plus soigné que son ainé, proposant plus de détails aux décors comme aux personnages. Les animations de Death sont plus agréables que celles de son frère et les mouvements moins saccadés. Dans ce sens, le jeu est d'ailleurs bien proche d'un Prince of Persia, par la ressemblance des mouvements et des déplacements disponibles. Enfin, il est a noté qu'un gros travail a été aussi réalisé sur l'ambiance sonore, avec notamment des musiques qui ne manquent pas de charme.

L'arbre de compétence est assez intéressant et permet deux façons de jouer : la force ou la nécromencie.

Chapitre 4 : "Et du dernier jour de l'apocalypse, on ne se souvint que du silence et du chaos"

Pour le reste, vous retrouvez beaucoup d'éléments communs avec Darksiders, même si certains ont été légèrement retouchés. Death est suivi par un corbeau qui, en plus de donner un effet visuel et sonore de cimetière, vous permet de vous orienter dans se dédale de monde, remplaçant ainsi le mécréant lié de force à War. Le rendu des combats laisse toujours cette forte impression de violence et de sauvagerie. Death possède lui aussi un canasson que vous pouvez chevaucher dès le début du jeu. Mais un dernier point attire l'attention dans Darksiders II, il s'agit de l'ajout d'un arbre de compétences. Si un peu comme dans le premier, vous pouvez acheter certaines techniques d'armes auprès d'entraineurs, les compétences s’acquièrent par un système de points gagnés à chaque niveau. L'arbre se divise en deux branches. Celle de droite, la nécromancie, sorte de magie qui permet notamment d'invoquer des goules qui vous aideront pendants les combats. Et celle de gauche, plutôt destinée aux guerriers, permet d'acquérir des techniques de sauvage pour attaquer tout ce qui bouge. Un jeu très complet qui a finalement de quoi concurrencer les autres jeux du genre.
Les Plus
  • La durée de vie plus que correcte
  • La taille des cartes plus grande que dans Darksiders
  • Le nombre d’armes disponibles
  • L’équipement qui change l’apparence de Death
  • Des mouvements plus fluides que dans le premier volet
  • La possibilité d'échanger des équipements avec vos amis
  • La forme de Death rappelant la faucheuse pour les finish ou pour ouvrir les portes !
  • La téléportation qui permet d'éviter les trajets retour inutiles
Les Moins
  • Trop de copie pour que le jeu soit original
  • Les différents défauts d'affichages qui viennent casser le jeu