Le Royaume de Ga'Hoole ne vole pas très haut

01 janv. 2011
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Avec Le Royaume de Ga'Hoole, vous avez moins l'impression de voler que de vous être fait voler. Une fois l'effet de découverte passée, l'ennui s'installe et devoir accomplir sans cesse les mêmes objectifs s'avère inintéressant. En bref, autant offrir les bouquins à vos bambins plutôt que le jeu qui s'en inspire.

Ga'Hoole. Une quinzaine de livres écrits par Kathryn Lasky, un film d'animation basé sur les trois premiers volumes et réalisé par Zack Snyder (300, Watchmen...) et désormais, comme toute licence qui marche, une déclinaison vidéo-ludique sur quatre supports différents. Reprenant des éléments des bouquins tout en se basant sur le film éponyme, Le Royaume de Ga'Hoole est clairement destiné au jeune public. Le jeu des fêtes de fin d'année pour les moins de huit ans ? Ou un titre qui sent tout simplement le sapin ?

Adaptation de blockbuster et jeune public obligent, le gameplay demeure trop assisté et n'offre aucun challenge.

Ça 'Serre' d'être un hibou

Le Royaume de Ga'Hoole vous invite à contrôler Shard, un jeune hibou, ce qui est plutôt chouette, vous en conviendrez. Sa mission en tant que "gardien" ou guerrier ailé protecteur du monde des chouettes : lever le voile sur les plans diaboliques des fameux Sangs-Purs. Sur le papier, le titre des Australiens de Krome Studios a de quoi séduire une grande partie des plus petits, voire des plus grands, avec ses aires de jeu assez vastes et surtout des sensations de vols prometteuses.

Hélas, vous êtes rapidement amenés à tourner en rond. Escortes d'un point A à un point B, sauvetage d'oisillons, combats contre l'ennemi : les missions sont extrêmement répétitives. Les affrontements en eux-mêmes demeurent honnêtes avec un système de ciblage automatique qui facilite grandement la tâche. De plus, les différentes attaques (faibles, fortes, assistées) permettent de briser un instant la monotonie, mais cela ne suffit pas pour maintenir votre intérêt durant toute l'aventure. En quatre heures, le générique de fin défile et l'envie de recommencer le scénario avec un autre type de chouette est proche du néant. La bande son de Winifred Philips (God of War) a beau être jolie – même si "Les Hiboux" d'Edith Piaf aurait été plus adéquate - et les sensations de vol agréables, difficile de faire abstraction de la légèreté du gameplay, de la pauvreté des décors et de la modélisation en général. Pas si chouette que ça au final donc...
Les Plus
  • Les sensations de vol agréables
Les Moins
  • La faible durée de vie
  • L'aspect répétitif des missions
  • La réalisation graphique très moyenne