WWE Smackdown Vs Raw 2011 : l'heure de la retraite ?

26 nov. 2010
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WWE Smackdown Vs. Raw 2011 est l'épisode qui fait retentir la sonnette d'alarme. Certes, des petites retouches sont les bienvenues comme la légère refonte de la physique de jeu ou l'étoffement d'un roster déjà bien complet. A côté de ça, les nombreux défauts inhérents à la licence (moteur graphique qui se repose sur ses lauriers, gameplay qui ne bouge pas des masses, collisions à revoir, resets énervants...) commencent sérieusement à être handicapants. Pire, certains ajouts (la touche RPG du Road to Wrestlemania) plombent des modes pourtant sympathiques à la base. Du même développeur, UFC 2010 Undisputed paraît plus convaincant cette année. Sans compter sur EA Sports MMA qui a aussi de sérieux atouts en sa faveur (un moteur graphique aguicheur par exemple) pour faire hésiter les fans de SvsR...

A chaque fin d'année, le problème des licences à succès se repose. Faut-il cautionner une énième version d'une série s'étant déjà vendue à 50 millions d'exemplaires sous prétexte qu'il y a quelques maigres nouveautés ? Si WWE Smackdown vs. Raw 2009 innovait avec le mode Road to Wrestlemania et WWE Smackdown Vs. Raw 2010 avec la conception de son propre scénario, reste à voir ce que cette cuvée 2011 a dans le ventre. Alors, les fans doivent-ils repasser sur le ring ou peuvent-ils envoyer le jeu par dessus la troisième corde ?

Les catcheurs jouant à la courte échelle...

Pain complet

SvsR, c'est l'assurance de retrouver tous vos catcheurs/divas favoris dans de nombreux modes de jeux. WWE Smackdown Vs. Raw 2011 ne déroge pas à la règle avec un panel de modes plus que raisonnable. Royal Rumble jusqu'à 30 combattants, Inferno (avec le ring en feu), Ladder Match (ou Match de l'échelle), First Blood, Elimination Chamber, Handicap : les variantes de matchs sont tout bonnement d'une richesse folle. Le nombre de personnages disponibles est quant à lui respectable également. Randy Orton, Edge, Triple H pour les superstars, Beth Phoenix ou Michelle McCool pour les divas : plus de 70 idoles répondent à l'appel dans cette édition 2011, en comptant la bonne vingtaine à débloquer. C'est carrément le roster le plus important de l'histoire de la série.

Mais derrière cette richesse apparente, qu'en est-il vraiment des nouveautés ? Première retouche, la physique du jeu. Affinée, cette dernière permet notamment une meilleure localisation des dégâts sur les parties du corps. En revanche, les animations sont toujours à la ramasse. Pire, les resets de coups sont encore présents. Concrètement, votre catcheur est en train de se relever ; votre adversaire vous chope et hop, comme par magie, vous revoilà au sol. Inadmissible après tant d'épisodes que ce défaut qui nuit grandement au penchant réaliste du titre soit encore là. De surcroît, les collisions sont encore bancales. C'est un peu l'image qui ressort de ce WWE Smackdown Vs. Raw 2011. Pour quelques prises bien animées, combien de coups dans le vent ou de resets foireux qui nuisent au plaisir de jeu ? Rajoutez à cela une synchronisation labiale pas au point et vous obtenez un titre en demi-teinte. Dommage, car l'aspect multi-joueurs est plutôt travaillé. Le mode en ligne demeure bien fichu d'ailleurs, avec l'ajout du jouissif Royal Rumble .

Heureusement que des interactions avec le décor sont possibles dans les vestiaires. Ça cache un peu la grisaille qui y règne.

Un jour sans fin

Point fort des épisodes précédents, le mode histoire est bien entendu toujours de la partie. Le mode WWE Universe est la petite nouveauté de cette section. Vous enchaînez les matchs et de temps à autre un rebondissement aléatoire vient bouleverser la donne. De quoi assurer un minimum syndical aux fans de catch toujours friands de la venue surprise d'un tel sur le ring ou d'une trahison de derrière les fagots. A part ça, le désormais classique Road To Wrestlemania vous invite à nouveau à suivre les scenarii de cinq tas de muscles : Chris Jericho, Rey Mysterio, John Cena, Christian vers le Wrestlemania XXVI, et un challenger (Dolph Ziggler, R-Truth, Kofi Kingston, John Morrison ou un personnage créé) face à l'Undertaker. Très dirigiste, ce mode bénéficie d'une mise en scène soignée et de faux retournements de situations typiques du genre. De quoi assurer le bonheur des joueurs. Ou pas...

En effet, Yuke's Media Creation, afin de palier aux sempiternels échos de redite d'une année sur l'autre, s'est mis en tête de donner un penchant RPG à ce mode. Pas forcément une mauvaise idée en soi, l'aspect ultra scripté des combats pouvant ainsi être assoupli un minimum. Et pourtant, en pratique il s'agit sûrement du pire ajout apporté à la licence WWE SvsR depuis son existence. Comme dans n'importe quel jeu de rôles, vous avez une carte pour vous indiquer où vous vous situez. A vous de vous déplacer dans les vestiaires pour généralement aller du A au B. En chemin, vous pouvez discuter avec différents personnages ou bien leur chercher des noises si vous en éprouvez le besoin. Autant être clair : d'une part les dialogues d'avant matchs sont d'un ennui extrême, et d'autre part ces couloirs sont d'un vide à pleurer. Si encore les affrontements en ces lieux étaient plaisants, mais ce n'est même pas le cas. La faute en grande partie à la gestion catastrophique de la caméra. Trop proche de vous, celle-ci empêche les prises d'être lisibles comme sur le ring. Une honte !
Les Plus
  • Le grand nombre de modes de jeux et de types de combats
  • L'aspect créatif très poussé (personnages, prises, histoires...)
  • Le Royal Rumble enfin jouable en ligne
Les Moins
  • L'aspect RPG du mode Road To Wrestlemania : catastrophique
  • Le moteur graphique qui ne fait que stagner
  • Les commentaires qui tournent vite en rond
  • Les resets de coups trop fréquents
  • La synchronisation labiale pas terrible