Frontlines : Fuel of War passe à l'attaque

20 avr. 2008
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur THQ
  • Développeur Kaos Studio
  • Sortie initiale Janvier 2008
  • Genre First Person Shooter

Frontlines : Fuel of War possède de très bons arguments : une campagne solo imparfaite mais plaisante, un mode multijoueurs décapant et une réalisation de très bonne qualité. Même si le titre n’est pas exempt de défauts, il n’en est pas moins un très bon jeu. Sans pour autant pouvoir se frotter à un Call Of Duty 4, il peut tout de même se targuer de jouer dans la cour des grands, puisqu’il propose une expérience de jeu agréable et une durée de vie très correcte, surtout grâce à son mode multijoueurs. Un titre que tous les fans du genre doivent se procurer d’urgence.

Le pari de sortir un clone de Battlefield, en y ajoutant juste une campagne solo et quelques nouveautés, est relativement risqué pour THQ. Il l’est d’autant plus au regard de la déferlante de titres de qualité sortis récemment sur la console de Microsoft, à l’image de Call Of Duty 4. L’éditeur n’est cependant pas désarmé face à la concurrence, puisque le développement du jeu à été assuré par l’équipe de Khaos Studios, dont les fondateurs avaient apporté leur contribution à la franchise Battlefield. Néanmoins, Frontlines : Fuel of War est-il suffisamment original pour s’imposer comme un standard ?

L'assaut de la forteresse, un des meilleurs moments de la campagne.

Une lutte pour l’or noir

Première originalité, Frontlines : Fuel of War se voit attribuer une campagne solo, contrairement à la série Battlefield, qui est pour le moment exclusivement axée sur le multijoueurs. Cette campagne vous propulse en 2024, en plein milieu d’un conflit aux allures de Troisième Guerre mondiale. Ce dernier oppose la coalition de l’Ouest au bloc de l’Est (portant le nom d'Etoile Rouge). Ils se battent férocement sur tous les fronts pour s’approprier les derniers gisements de pétrole inexploités, se trouvant souvent dans les endroits les plus reculés du globe. Certaines batailles se règlent même à l’arme atomique, puisque tous les moyens sont bons afin d’accroître les réserves et d’éviter les révoltes au niveau des populations civiles. Au centre de toute cette pagaille, l’escouade des "Chiens errants", sous le commandement des forces de la coalition, est chargée de frapper sur des objectifs stratégiques. Elle s’infiltre parfois derrière les lignes ennemies, dans le but d’affaiblir les défenses adverses et de repousser la ligne de front. Au sein de ce groupe, vous devrez mener à bien les différentes missions qui vous sont proposées, en utilisant tous les moyens mis à votre disposition, des fusils de précision les plus modernes aux chars de combat les plus dévastateurs.

Les drones permettent de faire le ménage en restant caché.

Tout seul, c’est bien...

La campagne solo est une très bonne entrée en matière : elle permet de se familiariser aux rudiments, comme la maîtrise des commandes, ou encore le pilotage des véhicules. Sans pour autant être transcendante, elle se laisse parcourir avec plaisir. Les phases de jeu sont relativement variées, proposant une alternance de phases au sol et de phases en véhicules, même si ces dernières sont moins nombreuses et plus courtes. Pour les phases se déroulant au sol, vous avez la possibilité de lancer des drones radiocommandés de reconnaissance ou d’attaque, qui se révèlent parfois d’une aide précieuse, notamment pour débusquer un sniper posté en haut d’une tour, ou pour mettre hors d’état de nuire un blindé ennemi. Vous êtes également assisté dans votre tâche par d’autres membres des "chiens errants", gérés par l’intelligence artificielle, même si leur présence fait plus office de décoration. En effet, vos coéquipiers sont pour le moins basiques, et ne sont généralement d’aucune aide. Même si les ennemis sont eux un peu plus malins, inutile de vous attendre à de fins stratèges, et il faut monter le niveau de difficulté pour avoir l’impression de ne pas traverser les niveaux en touriste.

La ligne de front avance uniquement si les points affichés sur la minicarte sont capturés.

...mais à plusieurs, c’est mieux !

Vient alors le tour du multijoueurs, qui après l’entrée en matière de la campagne, se montre vraiment à la hauteur des espérances. Les affrontements ont la plupart du temps lieu sur des cartes plutôt vastes qui pouvent accueillir facilement 32 joueurs. Chaque équipe doit faire avancer la ligne de front et gagner du terrain sur l’ennemi en capturant des points stratégiques, comme des générateurs ou des bâtiments tactiques. A la manière d’un Battlefield, avant la réapparition, vous avez la possibilité de choisir une classe, des aptitudes particulières (pouvoir emporter et utiliser des drones par exemple) et un point de réapparition. Tout comme dans la campagne, les drones peuvent être très utiles, en permettant simplement d’observer, ou d’intercepter des fantassins pour les tuer en faisant exploser l’engin. Les véhicules sont bien entendu de la partie, même si l’essentiel de l’action se déroule entre fantassins. Le mode multijoueurs est diablement efficace et jouissif, mélangeant action et tactique, et proposant des environnements bien étudiés et propices à tous les types de combats. Le point le plus décevant se trouve sans doute au niveau des communications, puisque aucun système d’ordres n’est implémenté dans le jeu. Il est donc obligatoire de posséder un micro-casque pour échanger avec ses équipiers.

L'ambiance vous plonge au coeur de la bataille.

La guerre pour le plaisir des yeux

Techniquement, Frontlines : Fuel of War est vraiment réussi, les environnements fourmillent de détails et d’effets très bien rendus. En multijoueurs comme en solo, la qualité graphique ne souffre d’aucun gros défaut et le plaisir des yeux vient s’ajouter à celui du jeu. Certains bâtiments sont partiellement destructibles, et il n’est pas rare de voir une moitié de mur tomber en miettes après l’explosion d’une grenade. L’immersion sonore n’a pas été laissée de côté, et l’ambiance des cartes, surtout en multijoueurs, est renforcée par des bruits d’obus et d’armes automatiques du plus bel effet. Au niveau des musiques, même si le ton donné sur le menu principal laisse présager une bande son dynamique et palpitante, la suite se montre assez inégale, avec des morceaux ne collant pas toujours à l’action qui se déroule.
Les Plus
  • La campagne solo plaisante
  • Une réalisation de très bonne qualité
  • L’ambiance
  • Le mode multijoueurs très réussi
Les Moins
  • Le manque de communication en multijoueurs
  • Une bande son pas toujours bien choisie
  • L’intelligence artificielle