Premières impressions sur Codename: Panzers

14 juil. 2004

Écrit par UnexpectedGuest

Codename: Panzers, le RTS en 3D tout mignon, on y a joué. Enfin, on a passé quelques heures sur les deux démos, et le jeu semble assez mature pour qu'elles soient représentatives de sa version finale.
Alors ?

Codename: Panzers est très proche d'Afrika Korps vs Deserts Rats. Même type de jeu, même background, moteurs graphiques très semblables, même degré de réalisme...
Autant être honnête tout de suite, Codename: Panzers n'est donc pas une simulation tactique d'escarmouches pendant la seconde guerre mondiale, comme peut l'être l'excellente série des Close Combat.
Alors plutôt que d'éplucher Codename: Panzers jusqu'à l'os, voyons ce qui différencie ces deux cousins, à part qu'on a quitté les sables lybiens pour le théatre européen.
À l'instar donc d'Afrika Korps vs Deserts Rats, Codename: Panzers prend bon nombre de libertés avec les simulations hard-core : on ne peut choisir la localisation de ses tirs, on ne peut gérer la tourelle des tanks de manière indépendante de leur chassis, pas plus qu'on ne peut faire reculer ses tanks.
Par contre, le moteur graphique est aussi sympa que celui d'AKvsDR, même si l'environnement le met moins en valeur (rien n'est en effet plus beau qu'un palmier qui se berce lentement au gré du simoun pendant que vos blindés avancent dans les dunes, générant dans leur sillage de jolies volutes de poussière...).
De plus, on a cette fois-ci droit à une mini-gestion de munitions (terminé le canon qui bombarde les positions ennemies pendant une heure sans jamais être obligé de s'arrêter à un moment, faute d'obus).
S'il est un peu tôt pour juger de la qualité des missions, on retiendra de ces deux démos sympathiques quelques chouettes idées, comme celle du lance-flammes qui chauffe tellement les tanks que leurs équipages sont obligés de les abandonner !
Et si les combats demeurent très irréalistes (on assiste souvent à d'interminables combats entre deux groupes de tanks, à dix mètres les uns des autres, car il faut souvent plusieurs dizaines de coups au but avant qu'un blindé n'explose), l'IA s'avère très sympa, car elle a la bougeotte, et ne campe pas sur ses positions, elle bouge, investigue, harcèle ...

En synthèse ?
S'il est clair que Codename: Panzers ne révolutionnera pas le genre, pas plus qu'il ne captivera le hard-core gamer, il devrait procurer au wargamer occasionnel d'agréables longues heures à se remettre dans l'ambiance des combats qui ont peuplé le front de l'Ouest pendant près de six longues années.