Virtua Pro Football : le foot SEGA're

10 déc. 2006
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1
  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 1 septembre 2006
  • Genre Sport

Au final, malgré quelques nouveautés, un contenu conséquent, et un prix attractif, Virtua Pro Football ne devrait pas détourner les fans de football de Pro Evolution Soccer ou Fifa. Et pour cause, de trop nombreux défauts handicapent le titre de SEGA. Avec, en tête de liste, ces graphismes très moyens qui font faire un sacré bon en arrière et un gameplay beaucoup trop approximatif pour y prendre un réel plaisir. Si vous n’avez pas le budget pour vous payer les dernières moutures des deux titres phares du genre, préférez leurs versions précédentes, vous prendrez plus de plaisir.

Pas impressionné par les Pro Evolution Soccer 6 et autres FIFA 07, un nouveau gladiateur entre dans l’arène impitoyable des jeux de foot sur console par la petite porte. Virtua Pro Football édité par SEGA tente de chasser dans les terres des deux ténors de la catégorie. Ses arguments de vente sont principalement un prix attractif, 30 €, et un tout nouveau mode de jeu "un contre un".

Vous ne trouvez pas comme un petit air de "PES" dans l'interface du titre ?

La concurrence est d’or

Depuis Kick Off, en passant par Sensible Soccer, ou encore Adidas Power Soccer, de nombreux jeux ont tentés de se faire une place dans le cercle très fermé des simulations footballistiques (cf. le dossier Les ingrédients du bon (et du mauvais) jeu de foot). Mais depuis les consoles 32 bits, c’est sans conteste les deux frères ennemis Fifa et Pro Evolution Soccer qui se taillent la plus grande part du gâteau, toute plateforme confondue. La première franchise prône plutôt l’arcade et les buts à gogo tandis que l’autre, abat la carte de la simulation pure. Dans cet environnement plus que hostile, SEGA tente maintenant sa chance sur PS2 avec ce nouveau titre, Virtua Pro Football.

Pour 30€, vous avez le droit aux vrais noms des joueurs, appréciable.

Petit prix = grand contenu

Après une petite scène d’introduction à la manière manga présentant le caractère universel du sport au ballon rond, vous voici dans un menu sobre présentant les différents modes de jeux. Celui-ci est plutôt bien fourni. Outre un mode Exhibition qu’il n’est plus nécessaire de présenter, il propose un mode Compétitions et un mystérieux mode joueur sur lequel nous reviendrons plus tard. Choisissez Compétitions et vous avez la possibilité de vous lancer dans un des nombreux championnats nationaux, dans une coupe d’Europe ou encore dans une coupe Internationale. Vous pouvez aussi créer vos propres championnats et coupes si ceux présentés précédemment ne sont pas suffisants. Cerise sur le gâteau, SEGA s’est payé le luxe de nous proposer 250 équipes officielles réparties d’un côté avec les sélections nationales et de l’autre avec les formations de clubs au travers de 12 ligues (France, Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, etc.). De plus, là où Pro Evolution Soccer 6 pèche, Virtua Pro Football excelle puisque tous les joueurs portent leurs vrais noms. Bref pour 30 €, niveau contenu vous en avez pour vôtre argent, c’est certain !

La modélisation des joueurs n'est clairement pas au niveau des standards actuels.

Une réalisation Vintage

Après cette bonne surprise niveau contenu, démarrons un match. Petit clin d’oeil à Pro Evolution Soccer 6, le menu de sélection des manettes ressemble étrangement à celui du titre de Konami même si il est tout de même moins complet. Vous ne pouvez par exemple choisir qu’entre deux modes de sélection des joueurs, "Manuel" ou "Auto". Une fois l’écran de chargement (plutôt rapide) terminé, l'aspect d'un "petit jeu" saute au yeux. La modélisation des stades et des joueurs ramène très loin en arrière puisque hormis le fait que vous êtes épargnés par les bouillies de pixels typiques des premiers jeux en 3D, vous pourriez presque vous croire sur PSOne. Point ici de déchaînement de polygones, les développeurs ont apparemment fait dans l’économie. N’espérez pas non plus reconnaître les stars du ballon rond, puisqu’à part leur nom sur le maillot aucun effort n’a été fait pour les distinguer. Les textures ne sauvent pas non plus l’ensemble, elles sont en effet ternes et plutôt grossières. Mais n'êtes-vous pas prêt à passer l’éponge si le gameplay rattrape le tout ? Voyons ça.

Malgré le mode "un contre un", le gameplay peine à convaincre.

Un "Virtua" PES

Et bien là encore, le niveau des standards du genre est loin d'être atteint. Malgré des contrôles identiques en tout points à ceux de Pro Evolution Soccer 6 (il y a même les passes en profondeurs en l’air à l’aide de la combinaison L1 + Triangle), le gameplay est à des années lumières de ce qu'il est possible de trouver dans la simulation de Konami. La palme revient au système de passe. C’est bien simple, il est quasiment impossible de réaliser une passe au joueur espéré. Un appui malheureux sur Croix et vos joueurs se retrouvent à faire des passes de 30 mètres la plupart du temps interceptées. La gestion des tirs n’est pas non plus bien fameuse, la faute à un choix des directions plus que restreint (tout droit ou en diagonale). L’ensemble donne donc des matchs sans saveur qui se résument à une série de passes manquées au milieu de terrain et à des frappes le plus souvent trop croisées. Il y a bien le mode "un contre un" qui tente de sauver l’ensemble mais la mayonnaise prend difficilement. Ce dernier part pourtant d'une bonne idée. Ainsi, il vous permet lorsque vous n'êtes pas assez proche d’un adversaire, à l’aide du bouton R2, de placer la caméra derrière votre joueur et de déclencher une série de dribble pour l’effacer tandis que celui-ci tente de vous déposséder du ballon. Un système intéressant dans l’idée mais qui fini par casser le rythme du jeu.

Même si le mode "Carrière" vous propose de suivre le parcours d'un joueur, c'est bien l'équipe entière que vous dirigez.

Métier footballeur

L’une des nouveautés, mis à part le mode "un contre un" de ce Virtua Pro Football est la présence d’un mode carrière un peu différent de ce que nous sommes habitués à voir. Ici, il n’est pas question de diriger une équipe complète mais plutôt de suivre une star montante tout au long de sa carrière de joueur. Un détour par la case personnalisation et votre poulain est prêt à se lancer dans son tout premier championnat. Différentes caractéristiques décrivent votre futur Zidane, comme son égo, ses relations avec les autres joueurs, sa fatigue, sa motivation et ses attitudes (attaque, défense, physique, mental). Chaque semaine, il vous est possible de choisir entre différentes activités. Un peu de travail et votre joueur gagne des aptitudes tandis qu’il est plus fatigué. Le faire sortir en boite de nuit lui apporte de la motivation et l’aide dans ses relations avec les autres, etc. Il vous incombe donc de l’entraîner au mieux pour qu’il soit prêt lors des matchs importants, d’autant plus que c’est vous qui les joués. Le jeu vous lance alors dans des matchs à thème où vous devez par exemple gagner le match alors que votre équipe est menée. Perdre n’est pas pour autant rédhibitoire mais la position de votre joueur au sein de l’équipe est alors de plus en plus menacée. Ce mode de jeu est donc assez rafraîchissant et contraste avec le reste même si il devient vite répétitif. Le schéma entraînement, repos, sortie se reproduit souvent.
Les Plus
  • Le contenu très complet
  • Le prix peu élevé
  • Le mode "un contre un"
Les Moins
  • La difficulté du titre en partie dû au gameplay trop approximatif
  • La réalisation plus que moyenne
  • Les commentaires pathétiques