[GC] [PC] [PS2] [Xbox]
Chaos Theory : du grand art
Par jraeis · Publié le 22 avril 2005 · Page 1/3
Suite >>
Déjà le troisième épisode des aventures de Sam Fisher, l'as de l'infiltration hi-tech, et pas des moindres. Pour les habitués, pas de gros changements en perspective : comme dans Pandora Tomorrow, quelques nouveaux mouvements font leur apparition, d'autres sont simplifiés, mais dans l'ensemble le gameplay est toujours aussi excellent. Côté technique, le moteur graphique a bien évolué, proposant de magnifiques textures à nos yeux ébahis. Rajoutons à cela l'apparition d'un mode coopératif et d'un dépoussiérage du mode versus de l'épisode précédent et on obtient un savoureux mélange. Pour faire court : Chaos Theory a tout d'un grand jeu.
Un grand cru !
Allez, parle vile coquin !
Cassons le suspense immédiatement : Chaos Theory est non seulement un excellent jeu, sur tous les points et sous tous les angles, mais aussi une excellente suite. Pandora Tomorrow avait laissé les inconditionnels du premier épisode sur leur faim, proposant un mode multijoueurs imparfait, des raffinements incomplets, et des idées que l'on sentait inachevées. Avec Splinter Cell 3 – appelons-le ainsi, puisque c'est le réel troisième épisode de la série – on sent un souci de la finition et du détail, et surtout, on en voit les résultats. Côté scénario, on commence à connaître l'ambiance : nous sommes en 2007, et Sam Fisher est envoyé aux quatre coins du globe à la poursuite de méchants terroristes, sur fond de tensions entre la Chine, la Corée et le Japon. Cette atmosphère est toujours aussi bien rendue, avec l'efficace apparition de flashes télévisuels lors des cinématiques introduisant chacune des nouvelles missions de notre agent de l'obscurité. Comme quoi, on ne change pas une équipe qui gagne.


Wahou
Mais où est donc passé Sam ?
On l'avait déjà vu lors du BeU2 l'été dernier, Splinter Cell : Chaos Theory est beau. Pour être franc, il est même magnifique (du moins sur PC) : les textures sont d'une précision et d'un réalisme assez fantastiques, les modèles de personnages et les rendus des niveaux dépassent de loin ce qui a pu être fait dans les épisodes précédents. Bref, on ne peut qu'admirer les reflets de l'eau sur les coursives métalliques, lors de ses pérégrinations dans un bateau cargo, ou la qualité du rendu de l'ameublement des appartements du grand méchant. On aurait presque envie de s'y prélasser. Mais rassurez-vous, contrairement à ce que l'on pourrait penser, SC:CT ne nécessite pas une configuration dernier-cri-haut-de-gamme-qui-se-la-pète pour être jouable ; sur la machine de test, le jeu était parfaitement fluide, les détails souvent poussés à fond, dans une résolution de 1280*1024. De quoi égayer nombre de chaumières. Seul point noir au tableau, et c'est le cas de le dire, on passe le plus clair de son temps en vision nocturne... Pour profiter du paysage, on a vu mieux.