Sylpheed : l'échappée belle

12 juil. 2007
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Reste le gros défaut qui tache, celui qui fait beaucoup de peine sur une machine aussi performante que la Xbox 360 : les ralentissements. Lors des plus grosses batailles, quand une multitude de chasseurs entremêlent les traînées flamboyantes de leurs réacteurs, le tout rame affreusement. C'est bête mais le plaisir de jeu est tout de même bien présent. Si vous aimez les OAV remplies de robots furieux et d'adolescents androgynes, Project Sylpheed risque de vous emporter par une grosse vague nostalgique. Les cinématiques soignées installent un climat efficace, bien qu'un peu gamin, tandis que le rythme soutenu des affrontements fait sincèrement plaisir. Project Sylpheed n'est pas un grand jeu, évidemment ; mais vu qu'il est aussi un peu seul sur ce créneau, il mérite l'indulgence des acharnés du genre. Ceux-là apprécieront de faire une petite partie le soir, entre deux jeux de course. Les autres peuvent passer leur chemin sans craindre de rater grand chose.

La vie sur terre, c'est bien. Les usines, les autoroutes, la pollution... C'est un peu grâce à toutes ces belles inventions que les gens ont envie de partir, que ce soit à Bourg-en-Bresse pour les moins ambitieux ou dans l'espace infini pour les plus fous. En attendant de devenir astronaute, Project Sylpheed vous propose de découvrir un monde extraordinaire avec des nébuleuses, des explosions, des colonisations sauvages et de grands traits de laser lumineux. Project Sylpheed est plus qu'un jeu de combat spatial, c'est un véritable trip hallucinogène. L'ennui, c'est que ce bon petit jeu se résume presque uniquement à cette expérience visuelle.

A condition d'aimer le look animé, les cinématiques sont vraiment superbes.

En toute simplicité

Des satellites en orbite, une planète, des vaisseaux qui se font tous éventrer par des salves aussi meurtrières que colorées : en quelques secondes, l'introduction de Project Sylpheed met dans l'ambiance. C'est l'espace, et c'est la guerre : inutile de chercher plus loin, les missions s'enchaînent à toute vitesse. Les vagues de chasseurs déferlent sur vous, les communications radio vous stressent autant que les alertes incessantes des missiles qui accrochent votre vaisseau... Le rythme est bon et les premières missions laissent une excellente impression. La maniabilité est simple, les affrontements nerveux et très vite, l'impression de plonger au milieu d'un gigantesque champ de bataille intersidéral fait saliver. Il suffit hélas de quelques heures pour déchanter.

Inutile d'utiliser la mitrailleuse, les missiles sont beaucoup trop efficaces.

Un bel écrin

Si vous aimez les dogfights, vous allez être déçu. Vu le temps qu'il faut pour plomber un ennemi à la mitrailleuse, vous abandonner l'idée très vite. C'est dommage car la combinaison de deux boutons permet de suivre une cible et de se caler sur sa vitesse pour l'arroser copieusement ; une option qui ne sert finalement presque jamais, malheureusement. La tactique qui fonctionne décidément trop bien, c'est d'exploser les vaisseaux ennemis avec des missiles. Vu que le ciblage est d'une facilité déconcertante, ça ne pose aucun problème. Pire, vous embarquez avec vous une quantité tellement impressionnante de munitions que vous n'avez pour ainsi dire jamais besoin de refaire le plein. Et si jamais c'était le cas, il suffit de survoler un vaisseau de ravitaillement pour être instantanément réparé et réarmé. Oui, survoler : ce n'est même pas la peine de se poser. A ce niveau, c'est plus de la caricature que de l'arcade. Autant dire que Project Sylpheed ressemble plus à une séance de ball-trap qu'à un véritable jeu de combat.

Les effets spéciaux en mettent plein les yeux, au point que l'action devient parfois illisible.

Un challenge ? Quel challenge ?

Au fil des missions, la sensation de difficulté ou de danger reste curieusement bien absente. C'est difficile de se sentir impliqué quand le meilleur moyen d'enchaîner les missions, c'est de cibler et verrouiller autant d'ennemis que possible avant de les farcir de missiles. Même les coups spéciaux, qui se déclenchent en chargeant une jauge, ne font que rendre le jeu ultra répétitif. Avec deux manœuvres d'esquive seulement, dont une qui ne sert qu'à faire demi-tour, Project Sylpheed fait un peu pauvre : les niveaux se suivent et se répètent, l'ennui guette. Seule la réalisation relève le niveau, chaque réacteur laissant derrière lui une superbe traînée fluo. Mais très vite, l'écran est saturé, difficilement lisible. L'interface envahissante n'arrange rien.
Les Plus
  • Enfin un jeu de combat spatial sur Xbox 360
  • Des cinématiques soignées
Les Moins
  • Des ralentissements
  • Vraiment trop simpliste
  • Pas de multijoueur